CHAPITRE QUATORZE

 

 

TEMOIGNAGES

 

 

 Les divers témoignages contenus dans les pages qui vont suivre nous proviennent de différents témoins et sont tirés de différentes sources. Voici l’extrait d’un article par Dick Leggat, tiré de la revue charismatique “Restore”, novembre 1978.

 

 

Une entrevue personnelle avec Ern Baxter

 

 

Note de l’éditeur:

            Durant les années qui suivirent immédiatement la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis et le monde en général furent témoins d’un grand mouvement de Dieu qui s’est finalement fait connaître sous le nom de “réveil de la guérison”, dans lequel les ministères d’hommes tels que William Branham, Oral Roberts, Gordon Lindsay et T.L. Osborn devinrent éminents.

            Quand le réveil de la guérison éclata, le frère Ern Baxter était pasteur d’une grande église évangélique dans l’Ouest canadien. A l’invitation de William Branham, il voyagea avec l’équipe Branham, tout en maintenant sa position dans son église locale. Au temps où des divisions dénominationnelles étaient clairement définies par des critères purement théologiques, le Docteur Baxter n’était pas un ministre Pentecôtiste. Cependant, il n’était pas non plus un ministre évangélique traditionnel, parce qu’il avait été baptisé du Saint-Esprit. Dans ses propres mots, il nous dit: “J’étais en quelle que sorte un pré-charismatique”.

            Des événements historiques très significatifs ont précédé le mouvement charismatique actuel. La plupart des gens ne sont pas conscients de ces événements. Dans cette entrevue conduite par Dick Leggat, éditeur en chef de la revue “New Wine”, frère Ern Baxter décrit l’atmosphère spirituelle de ces jours-là.

            D’un point de vue intérieur, il décrit le réveil de la guérison. Étant un homme qui a vécu l’histoire, il révèle les leçons dont nous, dans les renouveaux charismatiques d’aujourd’hui, pouvons profiter des expériences de ce mouvement.

Question: Dans son livre All Things are Possible, qui est un exposé historique du réveil de la guérison et du mouvement charismatique en Amérique du Nord, David Harrell déclare que peu d’observateurs ecclésiastiques ont reconnu l’importance de ces immenses campagnes de guérison des années 50, très peu de ceux qui sont charmés par le mouvement charismatique d’aujourd’hui connaissent ses origines. Pourriez-vous nous dire quel genre d’atmosphère religieuse il y avait dans les années qui suivirent la deuxième guerre mondiale et les circonstances qui ont rendu les réveils de la guérison possible?

            Baxter: L’atmosphère religieuse en ce temps-là était plutôt basse spirituellement. Tout événement surnaturel du monde entier était diffusé et examiné avec intérêt. A mon avis, l’élément surnaturel au sein du Pentecôtisme était généralement très bas. Il y avait çà et là des mini-bénédictions, mais il n’y avait pas de réveil de grande envergure. L’impact que fit la guérison dans le mouvement est dû au fait qu’il n’y avait pas eu de vague de guérison depuis très longtemps. En 1933, dans une grande conférence pentecôtiste, la plupart du temps des délégués fut dépensé en discussions, à savoir pourquoi les gens n’obtenaient plus le baptême du Saint-Esprit et pourquoi ce manque de guérisons et de conversions. Par conséquent, je dois dire que le climat spirituel était très bas. Ceci a alors fourni un arrière-plan pour l’arrivée du réveil de la guérison.

            Quand William Branham apparut sur la scène, il était le seul qui avait un authentique ministère de guérison en ce temps-là. Même les frères Jeffreys de la Grande Bretagne avaient traversé le sommet de leur ministère à la fin des années 30.

            Ainsi, le climat religieux était au point où le surnaturel semblait avoir cessé. Alors quand William Branham entra en scène avec la qualité du surnaturel qu’il démontrait, ce fut digne  d’être publié parce que ceci était relativement nouveau.

 

 EARN  BAXTER & WILLIAM BRANHAM

            Question: Qu’est-ce qui vous a conduit à rejoindre son équipe? Est-ce qu’il vous a demandé ou avez-vous simplement eu un contact avec lui et qu’ensuite un rapport se serait développé?

            Baxter: Je m’en allais en vacances et j’ai lu à propos de lui dans le magazine Time dans un avion. J’étais en route avec ma femme pour Winnipeg, où nous avions des amis. Durant le dîner, mon hôte, un homme d’affaires très en vue à Winnipeg, me dit: “Il y a un ministre très inhabituel là-bas à l’église Zion. Son nom est William Branham”. Je répondis: “Je viens juste de lire à son sujet  dans l’avion”. Nous décidâmes d’y assister. Ce que j’entendis était unique, peu commun. Je n’avais jamais entendu quelque chose comme cela auparavant. Il parlait des démons et de la puissance de Dieu pour guérir. Malgré le fait que c’était fondamental, il y avait quelque chose d’attirant dans cela.

            Alors que je me tenais dans l’ombre, je dis à mon hôte: “Je sens que je vais avoir quelque chose à faire avec cet homme”. Puis après je retournai à Vancouver et William Branham vint à Calgary. Je décidai d’amener quelques-uns des miens à Calgary.

            Dans ce temps-là, Branham avait un ou deux hommes qui voyageaient avec lui, dont la responsabilité était surtout de préparer les réunions. Il priait pour plusieurs milliers de personnes chaque soir. Parce que son fardeau était si pesant, d’autres ministres qui pouvaient faire face à de grandes foules s’occupaient des réunions d’après-midi, et je fus invité à m’occuper d’une réunion d’après-midi. Je me souviens sur quoi je parlai: “Voici le jour que Dieu a choisi, réjouissons-nous et soyons heureux”. Je présume que l’homme qui m’a entendu lui a rapporté mes paroles.

            Après être demeuré deux ou trois jours, je suis retourné à la maison, n’ayant fait aucune tentative pour rencontrer personnellement frère Branham. Quand je fus de retour à Vancouver, un bon nombre de ministres se réunirent et dirent: “Nous devons faire venir William Branham ici”. On me demanda de diriger les réunions, ce que je fis.

            Branham demanda à me voir. Il dit qu’il avait été en prière et que l’Ange du Seigneur lui avait dit que je serais son compagnon dans le ministère. Et il m’invita à me joindre à lui. En ce temps-là j’étais pasteur d’une grande église. Après avoir obtenu la permission de les quitter, je me suis joint à Branham à Ashland, Oregon. J’ai commencé à voyager avec lui aussi souvent que je pouvais m’éloigner de mon église. Une année, je fus parti huit mois. Quand il parlait, et spécialement dans ses débuts, il lui arrivait de dire des choses terriblement provocantes. Pour moi ce n’était pas nécessaire. Ainsi, quand nous parlions ensemble, nous nous entendions. Lui, donnait ses témoignages et parlait de l’histoire de sa vie; moi, je faisais les explications, secourais les malades.

            J’ai été avec Branham de 1947 jusqu’à ce que je doive le quitter aux environs de 1953-54. F.F. Bosworth s’associa plus tard et se chargea de quelques réunions.

 

 

            Question: Pourriez-vous brièvement décrire le ministère de Branham ou quelques-uns des points culminants et ce qui l’amena sur la scène nationale?

            Baxter: William Branham avait une parole de connaissance extraordinaire. Avant de prier pour une personne, il donnait des détails précis concernant la maladie de la personne, ainsi que les détails sur sa vie, son domicile, ses activités, et même des choses faites très loin dans son enfance. Branham n’a jamais commis une seule erreur avec cette parole de connaissance durant toutes les années où j’ai été avec lui. Ceci couvre en ce qui me concerne des milliers de cas. L’utilisation de cette parole de connaissance a commencé par un phénomène dans sa main. Il prenait la main d’une personne dans la sienne. Immédiatement, dans la partie la plus épaisse de sa main, à la base du pouce, il y avait une manifestation précise selon la maladie ou le besoin. J’ai vu ce phénomène tant de fois que j’ai commencé à les apprendre au point que je suis devenu capable de les reconnaître. La tuberculose était d’un rouge légèrement rosé. Le cancer était un rouge vif dans lequel une partie du pouce nous donnait l’impression de surgir comme une vague.

 

 

            Question: Est-ce que c’était visible à ce point?

            Baxter: Oui, vous pouviez le voir. Cela l’amenait à donner des paroles précises qui contenaient des détails exacts concernant la personne. Il n’a jamais failli et cela faisait un énorme impact.

            Aussi Branham introduisait sa forme de délivrance à ce moment-là. Il chassait les esprits. Ceci rendait les grandes congrégations très sensibles à la présence des forces démoniaques. Il y avait beaucoup de prudence. Par exemple, il insistait pour que l’auditoire incline sa tête durant l’exorcisme de peur que les esprits entrent dans d’autres personnes. Tout son ministère était si nouveau et si puissant au temps où je l’ai rencontré en 1947, que son courrier était immense. Plusieurs des guérisseurs qui suivirent reçurent alors leur initiative de lui.

            Il fut réellement la source de départ du réveil de la guérison des années 1950 à 1960. Plusieurs des hommes qui commencèrent à faire des réunions de guérison à la suite de Branham eurent des ministères courts. Plusieurs d’entre eux ne pouvaient pas tenir devant les exigences et les conséquences du ministère sur leur personne.

            Ce que ceci engendra fut incroyable. Beaucoup de personnes ne connaissaient pas la guérison ou même s’il existait quelque chose de surnaturel. Le ministère atteignit et toucha les gens des dénominations. Ce fut, de cette façon, très efficace. Les gens se souciaient de leur corps. Ainsi ils parcouraient, certains des centaines et d’autres, des milliers de miles. Il était difficile de contrôler les flatteries et les louanges. C’était quasiment comme l’expérience de Paul et Barnabas quand ils furent considérés comme des “dieux descendus du ciel”.

 

 

            Question: Pourriez-vous nous raconter quelques-uns des temps les plus mémorables passés avec lui, et les événements que vous vous rappelez encore clairement?

            Baxter: Eh bien! d’essayer de me rappeler ou de choisir quelques événements extraordinaires avec William Branham est quelque chose de difficile, parce que ce n’était qu’un défilé continu du surnaturel. A une occasion, nous étions dans les Etats du Sud. C’était une réunion dans un grand auditorium. Le premier ou le deuxième soir que frère Branham était là, un homme vint dans la ligne de prières. Il le regarda et dit: “Monsieur, je vois que vous êtes venu dans cette ligne ce soir pour me prendre en défaut. De fait, je vous vois hier soir dans une chambre, assis avec quatre autres ministres. Vous êtes un ministre de telle et telle dénomination”. Puis il leva son doigt en direction du balcon et dit: “Ces quatre hommes qui sont assis là-haut sont vos amis et vous avez comploté contre moi hier soir de quelle façon me tromper. J’étais pour vous dire ce qui n’allait pas avec vous et vous étiez pour le nier”. Ils se détournèrent et s’enfuirent du bâtiment.

            Une fois, avec lui, en Afrique du Sud, un grand nombre de gens religieux rejetèrent le ministère de la guérison et créèrent une vraie opposition. Il y avait un homme dans la réunion qui était intéressé. Il était de cette dénomination qui s’était soulevée contre nous très fortement. Comme il retournait chez lui, cet homme sentit une main à l’arrière de sa chemise, se retourna et ne vit personne. Mais quand il arriva chez lui, il enleva sa chemise et trouva l’empreinte d’une main à cet endroit, comme si un fer chaud avait laissé son empreinte sur la chemise. La chemise fut montrée le jour suivant dans le journal.

            Une fois, à Des Moines, Iowa, un missionnaire de South Seas se tint devant Frère Branham. Il venait juste d’arriver chez lui par avion parce qu’il souffrait d’une maladie très grave. Frère Branham commença par ces paroles: “Oh! vous êtes un missionnaire et vous venez juste de prendre l’avion aujourd’hui”. Et il donna le nom de l’avion dans lequel l’homme était venu. A ce point-là, la foule entière jubila.

 

 

            Question: Est-ce que Branham avait eu des contacts avec des hommes qui l’avaient précédé, comme Smith Wiggleworth ou les Jeffreys? Ceci aurait-il pu inspirer son ministère?

            Baxter: J’ai vérifié très soigneusement ce fait à cette époque. Branham n’avait aucun lien direct avec le Pentecôtisme en rapport avec son don. Chez lui, il n’y avait pas eu de vie spirituelle profonde mais il m’a raconté des histoires qui montraient que ce don a été avec lui depuis son enfance.

            Une fois, il m’a dit: “Si jamais quelqu’un écrivait ma biographie, tu es le seul à qui j’ai vraiment tout dit”. Lui et moi avons eu ensemble, des rencontres de plusieurs heures. A une occasion, il m’avoua qu’il ne croyait pas que les langues étaient l’évidence du baptême  du Saint-Esprit. Ainsi je lui demandai au sujet du parler en langues. Il me répondit qu’il avait été dans une mission Pentecôtiste et avait demandé à Dieu: “Seigneur, ces gens semblent être les seuls qui accepteront mon don. Laisse-moi parler en langues afin que je sois acceptable à leurs yeux”. Et il me dit que Dieu l’avait laissé parler en langues mais qu’il ne reparla jamais par la suite. Cela a semblé être son initiation au Pentecôtisme, et apparemment ils l’auraient accepté à cause de cela. Très peu de gens connaissent cette version. Mais je la mentionne parce que, au fur et à mesure que son don devenait apparent, et alors qu’il vieillissait, il s’apercevait que les gens pentecôtistes étaient probablement les seuls qui le recevraient. Il était relativement un homme illettré et n’avait pas beaucoup lu. C’était un grand chasseur et ses habiletés relevaient d’une grande adresse naturelle et intuitive.

            Je l’ai questionné au sujet de bien des gens. Il ne connaissait pas le Dr Charles Price qui avait eu tout un ministère de guérison dans les années 1920-1930, pas plus que bien d’autres que je lui ai mentionnés. Je ne vois donc pas qu’aucune inspiration pour son ministère ne soit venue de ces hommes du début, et certainement pas en ce qui a trait à son don “parole de connaissance”. ll n’y avait apparemment aucunmodèle auquel il aurait pu se modeler. Il semblait simplement sortir d’une toute nouvelle source. Il était un missionnaire baptiste, alors sa tradition ne l’aurait jamais amené dans l’histoire du Pentecôtisme.

 

 

            Question: Comment fut-il reçu par les gens des années 50?

            Baxter: Il fut reçu avec joie par les gens ordinaires à cause de la manifestation divine dans son ministère. Mais pour la plupart des ministres, il était une énigme au point de départ. D’abord il était absolument ignorant, autant au point de vue théologique qu’académique. Quand il parlait, sa grammaire anglaise était dure et sa théologie encore pire.

 

 

            Question: Quelles sont les expériences personnelles que vous avez eues avec lui en tant qu'ami et compagnon de son ministère?

            Baxter: Nous avions une grande amitié intime. Nous avons chassé ensemble et avons énormément marché. Branham était un homme très simple. Il avait fait de la maintenance sur les lignes électriques pour une compagnie dans sa région, le plein air était donc toute sa vie. Ainsi nous marchions et parlions ensemble. Nous étions de vrais amis.

 

 

            Question: Qu’est-ce qui a mis fin à ce monde du réveil de la guérison divine? Et qu’est-ce qui a amené le déclin du ministère de William Branham et des autres semblables à lui?

            Baxter: Eh bien! le mouvement de la guérison débuta avec une démonstration si spectaculaire que les hommes impliqués dans cela durent faire face à des problèmes majeurs sans précédents. Les hommes se voyaient soudainement introduits dans des ministères très éminents et surnaturellement très frappants pour les yeux. Plusieurs d’entre eux ne purent pas contrôler cela. Un des aspects tristes du mouvement de la guérison fut de voir les naufrages et les dépressions nerveuses infligés à certains. Les hommes ne pouvaient pas supporter la pression et les tentations personnelles. En plus de cela, un nombre d’éléments fanatiques furent associés à cela, tels que: exagération, faux reportage, fausse déclaration. Dès le début du mouvement de la guérison, j’ai vu cela apparaître. Les guérisseurs ne pouvaient pas se rassembler de façon significative. Ils ont eu des rencontres ensemble mais elles n’ont pas été significatives. Ils ont commencé à publier les statistiques exagérées et compétitives sur la grandeur de leurs tentes, des assistances, des résultats et encore. En ce temps-là, Gordon Lindsay, qui était toujours en rapport avec Branham, commença le magazine Voice of Healing. Parce que j’étais immanquablement impliqué avec Branham, on me demanda de contribuer, et j’écrivis un article selon mes convictions, intitulé “Maudites soient les comparaisons charnelles”, dans lequel je soulignais qu’il y avait une bonne proportion de corinthianisme. Et je disais que si quelque chose n’était pas fait pour remédier à cela, que ce mouvement se détruirait lui-même.

 

 

 

            Question: N’y a-t-il pas encore aujourd’hui quelques “guérisseurs?”.

            Baxter: C’est vrai. Alors que j’observe les choses progresser, je vois que les gens essaient encore de promouvoir ce même genre d’activité, qui fut si éminent dans le passé. Mais de ma position, comme étant l’un de ceux qui ont témoigné de la qualité de la profondeur et de l’efficacité de cette grande vague du début des années 50, ceci est loin d’être comparable à ce temps-là.

 

 

Un ministère incomparable

 

 

            Dans son livre “All things are possible”, David Harell Jr, professeur d’histoire à l’Université d’Alabama, parle longuement de ce réveil de la guérison. Voici son appréciation. (1)

 

 

            Le réveil de la guérison qui fit irruption en 1947, amena un groupe d’hommes dont on n’aurait jamais soupçonné l’existence dans des positions de renommée mondiale. Deux hommes apparurent au premier rang. Ces deux géants du réveil de la guérison furent William Branham et Oral Roberts. Ils avaient des personnalités passablement différentes, mais ils se reconnurent mutuellement comme étant les premiers conducteurs du réveil.

            La plupart des participants du réveil considérèrent William Branham comme étant son initiateur. De ses réunions massives en 1947, se propagèrent les témoignages de centaines de miracles et de merveilles. Branham semble être considéré comme un conducteur sans pareil. Ses prédications étaient hésitantes et d’une simplicité à peine croyable. Mais William Branham devint le prophète d’une génération. Ce petit homme d’âge moyen, humble, les yeux perçants, tenait ses auditoires figés avec ses récits de ses constantes communications avec Dieu et les anges. Soir après soir, devant des milliers de croyants émerveillés, il discernait les maladies des malades et les prononçait guéris.

            Le deuxième géant de la guérison divine fut Oral Roberts. Le succès de Roberts était aussi prévisible que celui de Branham était imprévisible. Ce jeune homme avait à peine vingt-neuf ans lorsqu’il débuta son ministère. C’était un jeune homme d’Oklahoma, grand, beau, bien versé dans les nuances de la théologie pentecôtiste et de l’adoration. Roberts devint rapidement l’aristocrate du réveil. Fils d’un ministre pentecôtiste, il avait donc des connaissances collégiales et était un homme d’un immense bon sens. Pour des millions de spectateurs américains au début de l’usage de la télévision, ses réunions tenues dans une grande tente ont semblé sans ordre et frustrantes, et pourtant elles étaient des modèles convenables et décents dans le contexte pentecôtiste. L’habileté d’organisateur combiné à son talent ont fait d’Oral Roberts un homme de premier rang dans le réveil.

            Ailleurs, dans le même livre, l’historien David Harell Jr. écrit: “La puissance de guérison de frère Branham devint légendaire dans le monde entier; des témoignages continuels circulaient qu’il ressuscitait les morts. Déjà en 1949, frère Branham avait oint et prié sur des milliers de pièces de tissus qui avaient été envoyées de par le monde entier. L’équipe Branham n’avait aucun problème financier; Gordon Lindsay fait remarquer que plusieurs évangélistes devaient battre les gens pour obtenir des fonds, mais que dans les réunions de Branham, la seule chose qu’on faisait était de prélever une offrande”. (2)

 

 

            Dans les années 50, le champ missionnaire fut rempli d’une foule de guérisseurs charismatiques. Mais le nom de Branham inspirait le respect, même des nouveaux venus les plus audacieux. La réputation de Branham était clairement reflétée par les honneurs qu’il obtenait d’Oral Roberts, cet évangéliste énergique et talentueux, qui graduellement dominait le réveil. Roberts respectait profondément Branham. Il estimait comme une photographie rare celle qui avait été prise durant sa visite dans une campagne de Branham à Kansas City en 1948 (3).

            Quoique Roberts eut un ministère qui monta en flèche, c’était son propre ministère, ne s’étant modelé sur aucun autre. Mais il fut très flatté quand Branham vint assister à sa croisade de Tempa, en Floride, en 1949. Le magazine propre d’Oral Roberts, “Healing Waters” raconte ce moment émouvant. (4)

            “C’était merveilleusement inexprimable de voir ces deux hommes confiants, tous deux appelés de Dieu, tous deux ayant entendu la voix du même merveilleux Sauveur, tous deux commissionnés de délivrer l’humanité, alors qu’ils s’entretenaient des choses merveilleuses de Dieu... “

            “Les deux avaient entendu la voix de Dieu et sentaient la puissance de la guérison dans leur main. Frère Branham l’apercevait par des vibrations dans sa main gauche, Oral Roberts pouvait par sa main droite détecter la présence, le nombre et le nom des démons”.

            Roberts continua à publier les réunions de Branham pendant plusieurs années, même après que son oeuvre à lui devint plus considérable. Les autres évangélistes plus jeunes dans le ministère de la délivrance, regardaient Branham comme l’homme “mis à part comme Moïse fut mis à part”.

            ‘Il était le numéro un” avouera l’évangéliste H. Richard Hall. De tous les évangélistes qui oeuvrent actuellement mettez vingt d’entre eux dans un bout et William Branham à l’autre bout, et il les emporterait tous”.(3)

            Comme le disait son vieil ami Jack Moore: “De tous, il avait les plus grands dons”.

 

 

          Voici quelques témoignages de guérisons: (5)

 

 

            La guérison de Mme Marthe Cossy est un miracle.

Nous dirons-même qu’il y a deux miracles. Pendant vingt-quatre ans  Mme Cossy gravit un long calvaire. Plusieurs opérations n’améliorèrent pas son état. Elle erra d’un hôpital à une maternité, subit des traitements dans les cantons de Neuchâtel, de Berne et de Vaud. Plusieurs fois aux portes de la mort, elle est emmenée par l’ambulance dans des établissements. Son mal initial est une tumeur cancéreuse qui se complique de dysenterie et d’anémie cérébrale. A sa sortie de l’hôpital de Berthoud, elle est considérée comme incurable. Toutefois, les bons soins du Dr Bouvin améliorent son état.

            En 1939, vu l’aggravation de l’anémie cérébrale, on juge nécessaire de lui nommer une tutrice. De 1939 à 1947, la malade subit huit opérations, elle fait vingt-huit séjours dans les hôpitaux. Il n’y a pas de résultats, Mme Cossy est épuisée et son état empire. En 1949, c’est l’ablation totale de certains organes. Le Dr Golisse affirme que la malade n’est ressortie que par miracle d’une telle opération. Malgré cette grave intervention chirurgicale, des adhérences rongent ce corps du haut en bas. Puis c’est l’anémie! La pression artérielle baisse jusqu’à huit. La malade ne peut presque plus s’alimenter. Un peu de carottes râpées, voilà son régime. Malgré son énergie, elle ne peut plus rien faire. Plus rien ne passe, le tube digestif est pris comme le reste. Ce sont maintenant de pénibles migraines. Un eczéma forme des écailles sous ses pieds. C’est le Dr Zwahlen de la Source qui a soigné Mme Cossy pour ce mal. Viennent maintenant des séries de piqûres de cocaïne, de pénicilline, la fièvre monte à 40 degrés. Le 17 août 1955, le Dr Chioléra, de Lausanne, déclare que les adhérences gagnent tout le corps. C’est le cancer généralisé.

            Mme Cossy sait qu’elle est perdue, mais elle est chrétienne et vient à la mission Branham pour recevoir quelque bien en son âme. Elle prie surtout pour son mari et pour sa mère malade. Elle n’a pas foi en la guérison en ce qui la concerne. Cependant, ayant reçue une carte, elle monte sur l’estrade en tête de file, mais c’est toujours pour les siens qu’elle prie et non pour elle-même.

            Devant M. Branham, elle sent une présence divine et bienfaisante, elle voit l’Ange qui est près du serviteur, et sa foi grandit. Le prophète de Dieu lui parle: “Vous n’avez pas beaucoup de foi” lui dit-il, “une foi qui n’atteint pas la mesure pour la délivrance. Je ne sais si vous venez pour des ennuis d’argent, la maladie ou d’autres difficultés, mais sachez que si vous venez par curiosité, vous pouvez tomber morte. Maintenant, si Dieu me révèle ce qui en est, croirez-vous? Vous avez été opérée du cancer et tout vient de ce mal. Vous ne pouvez pas digérer. Le docteur vous a trouvé des adhérences jusqu’au foie. Vous êtes une candidate à la mort. Vous avez reçu plusieurs fois l’imposition des mains, mais vous n’avez pas cru à fond. Mais maintenant vous avez la foi. J’ai vu en vous une vocation brisée - oui comme la femme samaritaine, il faut aller le dire aux autres. Vous lirez Marc à partir du verset 6; Si j’ai dit vrai, levez la main! Le Seigneur déclare maintenant que vous êtes guérie”.

            Mme Cossy entendit aussitôt une voix dire à son oreille: Comme les os de la vision d’Ezéchiel ont été rassemblés et comme les chairs ont cru tout autour, ainsi en sera-t-il pour ton corps. Dès ce moment elle ne ressentit plus aucune douleur. Ceci se passait le 27 août 1955, un samedi

            “Le mardi 30 août” dit Mme Cossy ”je m’étais levée tôt pour aller voir un appartement à Renens. Il faisait une pluie d’orage. Soudain, une voix me dit: Va te coucher! Me demandant si cette voix était celle de l’ennemi, je répondis: “Non, je dois aller voir cet appartement”. Mais la voix insista et moi je résistai et j’allai sur le balcon brosser les vêtements de mon mari. Tout à coup, un sommeil de plomb tomba sur moi et je n’eus que le temps de m’étendre sur le canapé en disant: “Seigneur, si c’est Toi, que veux-Tu de moi?”. J’entendis: Dors! C’est ce que je fis de 7h50 à 9h, sentant toutefois qu’un travail s’opérait dans mon ventre. A 9 heures, je me sentis comme sanglée sur une table d’opération. Malgré cela, je luttai contre cet engourdissement tenant à mon idée: “Je dois aller à Renens”, je le redis mentalement La même voix qui m’avait parlée sous la tente répéta les mêmes paroles concernant les os desséchés de la vision d’Ezéchiel en ajoutant: Si tu étais éveillée, tu souffrirais trop. Je dormis profondément jusqu’à 10 heures. En m’éveillant je me sentis très bien, sauf une lourdeur et des crampes à la jambe droite. Comment expliquer que je pris à deux mains cette jambe tant de fois percée de piqûres et m’écriai: “Au Nom du Seigneur, sors de là!. Puis je me suis levée tout à fait guérie”

            Depuis ce grand miracle qui fait l’étonnement de beaucoup, bien des choses nouvelles se sont passées pour Mme Cossy. Non seulement elle a repris treize kilos et a un grand appétit, mais le Seigneur a fait pour elle un second miracle. Par l’ablation des organes internes, il était impossible qu’elle eût un enfant. Deux médecins ont constaté que la matrice avait repoussé et Mme Cossy est enceinte de six mois. Devant de telles merveilles, nous ne pouvons que nous incliner et dire: A Dieu soit toute la gloire!

 

 

 

 

            Voici le témoignage de Mme Mariette Vannoz, avenue du Mont-Blanc 12, Lausanne.

 

 

            C’est à l’âge de cinq ans que je fis une chute du pont d’une grange. Je restai faible ayant les reins douloureux. Une seconde chute ne fit qu’aggraver mon état. C’est à partir de ma quinzième année que les douleurs devinrent intenables. De nombreux médecins de Lausanne m’ont examinée et soignée. J’ai été entre les mains d’excellents chiropraticiens. Les traitements étaient douloureux et je ne voyais pas de progrès. Les piqûres, l’extension, la suspension par la tête, la gymnastique, rien ne me soulageait. Il y a trois ans, un médecin me certifia que si j’abandonnais les traitements, ce serait la paralysie à brève échéance. Malgré tout cela je gardais la foi en la guérison et si ce n’était le soutien du Dieu que j’invoquais, jamais je n’aurais pu supporter tant de maux.

            C’est le jeudi 25 août que se passa le miracle. Je pensais que devant tant d’autres misères je n’avais pas le droit de demander une carte de prières. Le soir, cependant j’en reçus une, je n’y inscrivis que mon nom sur l’estrade. M. Branham eut la vision de ce qui m’était arrivé dans mon enfance. Il dit: “Cette dame qui a belle apparence est cependant malade de la colonne vertébrale. Je vois une petite fille qui tombe. Puis elle fait une seconde chute dans une grange. C’est de là que vient le mal”. Après que M. Branham eut prié en m’imposant les mains, je fus radicalement guérie. Gloire au Seigneur! Alléluia!

 

 

         Voilà ce qu’écrit une personne des Diablerets:

 

 

            “Il y a vingt ans, je fis une mauvaise chute, les conséquences furent longues et douloureuses. J’étais au lit, paralysée, l’arthrite ayant fait son oeuvre. Les médecins ne pouvaient rien pour moi. Une chiropraticienne m’a bien soignée et je pus à nouveau marcher et travailler. Je vins écouter M. Branham. Non seulement je suis complètement guérie, mais Jésus m’a sauvée et je Le loue de tout mon coeur. Je remercie frère Branham de m’avoir aidée à trouver une foi ferme et vivante. Avec mon mari, nous allons maintenant vivre heureux jusqu’au jour où Dieu notre Père nous recueillera”

 

 

            M. Favre de Renens, travaillait dans une entreprise de terrassement, Il fut mouillé, prit froid, de là, une pleurésie s’ensuivit. C’était le 26 août 1953. La maladie évolua en polyarthrite au dernier degré.

            Les traitements au bénervin et à la pénicilline eurent un résultat; “Pendant six mois je ne souffris pas” dit-il. “Mais en 1954, les choses s’aggravèrent. Je suivis  un traitement de deux mois à l’hôpital Nestlé, à Lausanne. L’enflure et la douleur nécessitaient l’emploi de nombreuses pilules, jusqu’à trente-quatre par jour. Rentré à la maison, la descente fut rapide. Le Dr Bruttin, de Renens, fit l’impossible pour me tirer de là à grand renfort de vitamines. Le mal empira, la paralysie atteignit même les mâchoires, aussi était-ce une torture de manger presque rien. On n’osait presque plus me toucher, j’étais recroquevillé dans mon lit, je souffrais atrocement et perdais le sommeil. Un médecin de Lausanne m’avait condamné et je n’avais plus qu’à attendre la fin”.

            “Une petite espérance me restait, Dieu; aussi quand vint la tente évangélique, je m’y traînai péniblement avec mes béquilles; il me fallut une heure pour franchir quelques centaines de mètres”.

            “Le mercredi 24 août, alors que M. Branham parlait à une tuberculeuse sur l’estrade, il se tourna pour s’adresser à une autre malade qui n’était pas loin de moi et lui dit: “Vous avez la même maladie que cette dame, votre foi vous a guérie, tournez-vous!”. Cette personne se tourna sur son lit et se leva. Je sentis à ce moment une telle chaleur m’envahir que je me mis à transpirer. M. D. Scott, l’évangéliste, se trouvait devant moi et je lui demandai de m’imposer immédiatement les mains. Aussitôt après, je me levai et marchai, traînant mes béquilles, puis les mettant sur mes épaules je sortis de la tente et rentrai chez moi. De jour en jour les forces me reviennent, je ne souffre plus, je mange, je marche et je bénis le Nom du Seigneur qui m’a guéri”.

 

 

            Ce cas magnifique mérite d’être décrit avec certains détails, car il présente un concours de circonstances tel qu’on est poussé à reconnaître que cette guérison était dans le plan de Dieu.

 

 

            Après quelques mois de maladie, Mlle Messerli fut hospitalisée au début de 1948 et transférée successivement, pendant trois ans et demi, dans les hôpitaux d’Aarau et de Berne, puis des sanatoriums à Leysin et à Montana pour traitement d’appendicectomie, de tuberculose dans le ventre et de péritonite.

            Ayant pu reprendre partiellement le travail, elle fit, en mai 1951 une grave rechute et dut, pour la deuxième fois, séjourner à Leysin, mais cette fois pour tuberculose osseuse à la colonne vertébrale (spondylite). Après vingt-deux mois de lit, elle réapprend péniblement à marcher, sans toutefois pouvoir s’asseoir; malheureusement elle fait une seconde rechute. Alitée pendant un an à Leysin, et après  une année et demie à l’hôpital Tiefenau à Berne pour la spondylite dont elle souffre, elle subit en outre plusieurs interventions chirurgicales ainsi que d’innombrables traitements destinés à calmer ses souffrances. En août 1955, son état se résume comme suit: impossibilité de s’asseoir et de se lever, fortes douleurs physiques intermittentes. La malade est soutenue moralement par divers travaux manuels artistiques qu’elle peut exécuter tout en étant couchée.

            Au début de 1955, Mlle Messerli reçut de deux sources différentes le livre “William Branham, un homme envoyé de Dieu”. Elle se mit, avec plusieurs de ses amis, à prier quotidiennement pour sa guérison, ignorant pourtant que Dieu enverrait Son serviteur en Suisse. C’est ainsi que l’annonce de l’arrivée de William Branham trouva des âmes prêtes. D’autre part, lors des visites qu’il lui faisait régulièrement, elle se confia à ce sujet au conducteur spirituel de son église, l’évangéliste Landeskirche.

            Mis à part un enchaînement de faits tels qu’on ne peut que s’émerveiller de la précision avec laquelle Dieu prépare Ses plans jusque dans les moindres détails, il est remarquable de constater l’autorisation spontanément accordée par l’hôpital d’amener Mlle Messerli pour deux jours, à condition qu’elle fut transportée couchée. C’est ainsi qu’elle fut amenée à Renens pour la première fois le mardi 23 août. Cette soirée étant réservée par M. Branham à l’étude de la guérison divine, Mlle Messerli, qui est de langue maternelle allemande, put se former l’oreille et s’habituer à la traduction anglais-français. L’acheminement de sa foi devait trouver la plénitude le lendemain soir, bien qu’elle ne put obtenir une carte de prière et n’avoir, de ce fait, aucune chance d’être mise en présence de M. Branham

            Le 24 août, à 22 heures environ, tandis que M. Branham parlait à une malade sur l’estrade, il se retourna subitement et regarda Mlle Messerli. Il l’interpella une première fois et lui dit: "Vous qui venez de prier, mettez-vous sur le côté droit et continuez à prier pour que Dieu vous aide”. Au bout de quelques instants, se détournant à nouveau de la personne sur l’estrade, il s’adressa une deuxième fois à Mlle Messerli en ces termes: “Vous n’êtes pas d’ici et cette langue n’est pas la vôtre. Vous venez de Berne, de l’hôpital, et vous souffrez de tuberculose dorsale. Les médecins ont tout fait pour vous. Votre foi vous a sauvée. Soyez fidèle au Seigneur Jésus. Levez-vous et prenez votre lit”. Ceux qui avaient amené Mlle Messerli sur un brancard se hâtèrent alors de la dégager de son sac de couchage et ce fut un moment émouvant pour toute l’assemblée de voir la jeune fille se lever et se tenir debout sans aucun secours, nu-pieds, vêtue d’une longue chemise de nuit. Comme le bruit d’une grande vague, le murmure de la foule parcourut la tente en voyant ce miracle s’accomplir. Ayant été autorisée à revenir le lendemain soir, Mlle Messerli put rendre témoignage de ce que Dieu avait fait pour elle la veille.

            Dès ce soir-là, elle ne ressentit plus aucune douleur dans le dos et put marcher aussi bien que ses jambes affaiblies par des années d’alitement le lui permirent au début. Il convient d’ajouter ici qu’elle était une malade sans moyens financiers, dépendant entièrement de l’assistance sociale et de l’autorité médicale. C’est pour cette raison qu’elle retourna à l’hôpital à Berne, où elle resta en observation durant deux mois, et qu’elle séjourna ensuite à Leysin pour convalescence jusqu’en mars 1956. Au cours de ces six mois, les radiographies se révélèrent toujours meilleures, si bien que les médecins reconnurent cette guérison comme extraordinairement rapide. Qu’y a-t-il de plus réconfortant pour les malades que d’entendre le témoignage vivant de la puissance de Dieu, apporté par Mlle Messerli! Actuellement, c’est-à-dire après huit ans de maladie, elle se prépare pour une nouvelle profession lui permettant de gagner sa vie.

            Nous trouvons dans ce cas magnifique l’accomplissement de la guérison divine telle qu’elle fut expliquée les deux premiers soirs à Renens. C’est le germe de la maladie qui est tué lors de l’intervention de Dieu et il faut ensuite que l’organisme reconstitue la partie atteinte. Le résultat n’est donc pas nécessairement apparent, immédiat ou complet. Toute demande de guérison adressée sincèrement et avec persévérance dans la prière sera entendue, voire accordée. Parfois, tant que la souffrance est salutaire, notre Père céleste retarde Son intervention. Mais durant l’épreuve, il ne refuse pas sa bénédiction.

 

 

            Voici d’autre témoignages tirés de la brochure “Avez-vous peur du cancer?”.

 

 

            Il y a quatre ans que le frère Branham, poussé par le Saint-Esprit, est entré dans l’hôpital municipal de Phoenix et a prié pour Wilma Baghy, qui mourait de tuberculose. Wilma Baghy vit et a été guérie par la puissance de Dieu qui a rendu la vie à des cellules mortes. Mais ce n’était que le début des bénédictions que Dieu allait répandre sur Wilma Baghy.

            Peu de temps après, son mari fut atteint d’un cancer à l’estomac et était dans un état désespéré. Un peu plus tard, des douleurs dans la poitrine de Wilma Baghy révélèrent un cancer qui s’étendit dans tout son corps. Son avenir était sans aucun doute très sombre. Et pourtant, la maladie frappa encore plus fort. Sa petite fille de six ans tomba malade et dut être examinée très sérieusement. Les médecins dirent: “Votre fille est atteinte de leucémie et elle ne pourra pas vivre très longtemps”..

            Une mère, un père et une fille, tous frappés de maladies graves!

            Puis, il y a deux ans, frère Branham vint à Phoenix, et Wilma Baghy, très malade, vint à la réunion et vint devant lui à l’appel de sa carte de prières. Ce soir-là, frère Branham lui parla de sa maladie, et de celle de sa petite fille, et aussi de celle de son mari. Dieu répandit sur eux Ses bénédictions du ciel et ils furent guéris tous les trois

            Il y a très peu de temps, j’ai eu la très grande joie de parler à Wilma Baghy et à sa petite fille. Elles resplendissaient toutes deux de santé, et elle me dit que son mari était également guéri. Écrivez-lui, elle sera heureuse de vous dire comment elle a reçu la prière du prophète de Dieu et comment elle a été guérie. Son adresse est: Mme Wilma Baghy, 1407 South 21 Pl., Phoenix, Arizona.

 

 

            Voici maintenant l’histoire de Hatie Waldrop, 1701 East Glandale Avenue, Phoenix, Arizona,

telle qu’elle m’a été racontée. Elle m’a rempli le coeur de foi et de courage et je veux que vous la connaissiez. En la lisant, votre coeur aura la paix et une sensation de victoire.

 

 

            “Je veux vous saluer au Nom de notre Seigneur et vous parler de ma guérison survenue il y a dix ans alors que j’assitais couchée, mourante, sur une civière, à une réunion de frère Branham. Je fais cet effort pour aider tous ceux qui souffrent du cancer”.

            "Pendant vingt-six ans, j’avais souffert par intermittence d’une douleur au côté droit, juste au-dessus de la hanche. En 1957, je commençai à avoir des périodes pendant lesquelles je ne pouvais garder aucune nourriture, pas même de l’eau. Plus tard, j’ai eu des périodes pendant lesquelles je n’arrivais pas à me rassasier et mangeais tout le temps”..

            “Un jour, je vis une annonce dans le journal local faite par un certain docteur de la ville, offrant de vous examiner aux rayons X pour la modique somme de 5 dollars. Mon mari me dit d’aller le voir, que peut-être il pourrait découvrir la maladie dont je souffrais. Donc le lundi suivant, j’étais chez le docteur pour me faire examiner”.

            “Le docteur ne fut pas du tout satisfait de ce qu’il vit et demanda à mon mari de venir de bonne heure le lendemain matin. Le matin suivant nous vînmes à 10 heures et le docteur nous dit que j’avais une grave entérite et qu’il pensait pouvoir me guérir en six séances. Nous fûmes d’accord. Le traitement consistait à faire circuler pendant une heure de l’eau à une température légèrement supérieure à celle du corps dans le colon, et quelquefois pendant plus longtemps”.

            "Vers la fin de la deuxième semaine, je m’évanouis sur la table et quand le docteur et l’infirmière me ranimèrent, je demandai: “Ai-je un cancer?”. Le docteur répondit: “Oui, ma pauvre dame, pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour vous faire soigner?”.

            “Quand le docteur découvrit ceci, il me fit un autre examen aux rayons X  et l’examen montra que le côté droit du côlon transversal tenait comme par des fils. Il demanda qu’un autre docteur vienne m’examiner mais je refusai, car j’avais peur qu’ils m’emmènent à l’hôpital, et je ne voulais pas y aller. Il me dit alors qu’il y avait des médecins en ville qui pourraient m’opérer et m’enlever la partie inférieure de mon estomac, mais que je mourrais d’ici vingt jours. Je n’avais rien à faire que de rentrer chez moi et attendre...”.

            “J’allais de mal en pis et devais prendre des pilules pour soulager la douleur qui augmentait de jour en jour. Mais oh! merci Seigneur, et aussi aux saints qui ont prié avec moi et pour moi pendant ces sombres jours si douloureux! Comme ils sont restés à mes côtés pendant des nuits tandis que j’étais si basse”..

            “Le docteur augmenta la dose de calmants jusqu’à ce que mon coeur commence à réagir aux effets du violent narcotique. Puis je dus prendre des médicaments pour le coeur et pour réagir contre l’empoisonnement”.

            “Un dimanche matin, une soeur dans le Seigneur vint dans notre petite maison. Elle m’appela “Ma”, comme tout le monde m’appelait à l’église. Elle m’apprit la nouvelle que frère Branham venait en ville et me parla du don de guérison que  Dieu lui avait donné, et comment il priait pour les malades. Elle dit: Il vient à Phoenix, Ma, et je sais que tu vas être guérie. Je t’en prie, tiens bon encore onze jours jusqu’à ce qu’il soit là! Ce sont les propres paroles de mon amie. Le docteur avait dit à mon mari que la prochaine attaque grave serait fatale et qu’il s’y prépare. Je le savais”.

            “Après onze jours, frère Branham commença ses réunions dans l’église de frère Outlaw. La première réunion eut lieu le 2 mars 1947, et la petite église était tellement pleine qu’ils durent transférer la réunion dans un endroit plus vaste. Je suis allée à la réunion dimanche soir, mais il y avait tellement de gens devant moi qui avaient besoin de prières que je n’ai pas été appelée. Le lendemain soir, ce fut la même chose, mais frère Branham dit qu’il prierait pour les malades mardi matin à 10 heures”.

            “De bonne heure le mardi matin, je rangeais des affaires dans la cuisine, et une voix me dit: Cours pour ta vie. J’appelai une soeur qui avait passé la nuit avec nous et je lui dis: Nous devons nous dépêcher; et nous partîmes en courant pour l’église. Dans mon état, je ne pouvais courir longtemps et Jésus le savait, car alors que nous quittions la cour, un autre frère et une soeur dans le Seigneur nous conduisirent en hâte à l’église”

            “Vers 8h30, nous entrions dans l’église et le frère Outlaw me salua et me dit: Allez directement au premier rang, soeur Waldrop, je veux que l’on prie d’abord pour vous ce matin. Je me hâtai vers le premier rang sans rien dire. Alors que j’étais assise là, un huissier vint vers moi et me demanda si j’étais aveugle. Je lui répondis que je ne l’étais pas. Alors il s’excusa et me dit que je devais reculer de quatre rangs, car les quatre premiers rangs étaient réservés aux avengles. Pendant qu’il parlait je sentais le cancer me torturer l’estomac”.

            “Après le départ de l’huissier, j’essayai de changer de place, mais en vain. Il revint et me trouva haletante. Je lui dis: Emmenez-moi dans la pièce du fond. Il dit: Je regrette, mais je ne peux pas. Je murmurai: Allez chercher frère Outlaw, et je le repoussai. Frère Outlaw et d’autres soeurs vinrent vers moi et me dirent: Vous êtes simplement nerveuse, soeur Waldrop. Nous prierons pour vous. Alors la soeur qui était venue avec moi intervint et dit: non, ceci n’est pas de la nervosité, mais la mort! A ce moment, frère Hooper et soeur MacDaniel s’avancèrent et dirent à frère Outlaw que c’était très sérieux et que si frère Branham était là, ils feraient bien d’aller le chercher très vite. Frère Outlaw demanda à quelqu’un d’aller chercher une civière et quelqu’un d’autre courut dans la pièce du fond pour avertir frère Branham. J’entendais tout ce que l’on disait mais je ne pouvais pas parler, et tout devenait de plus en plus sombre. Frère Branham arriva très vite, alla vers le micro et dit à tout le monde d’être très recueilli, car une soeur était en train de mourir du cancer. Puis frère Branham se tourna vers moi en disant: Regardez-moi, soeur. Ses paroles n’étaient qu'un bas murmure pour moi, mais il les répéta jusqu’à ce que les épaisses ténèbres disparurent. Puis il me demanda si je croyais que l’Ange était venu à lui. Je ne pouvais pas parler, mais il sentit que je le croyais. Alors il dit: Remerciez- Dieu, soeur, votre foi vous a sauvée!”

            “La première fois qu’il a prié, je n’ai rien ressenti, puis, quand il recommença, une sensation de chaleur m’envahit et elle partait de ma tête et s’étendait à l’extérieur et à l’intérieur, et toute douleur quitta mon corps. Je me levai de la civière. Frère Branham me dit que durant soixante-douze heures je souffrirais beaucoup et serais très malade quand le cancer abandonnerait mon corps. Il dit que le cancer était mort, jusque dans ses moindres racines! Il me dit aussi d’observer une diète liquide comme le docteur me l’avait conseillé, et que Jésus me ferait savoir quand je pourrais manger de la nourriture solide. Il me dit qu’une bouchée de nourriture solide me tuerait”.

            “Pendant soixante-douze heures, j’ai souffert terriblement jusqu’à ce que je ne puisse plus pleurer. J’essayais d’appeler mon mari qui dormait, mais la douleur était si forte que je ne pouvais pas parler. Aussi je me traînais vers lui pour lui demander de prier pour que j’aie la force de supporter la douleur. Puis la douleur me laissait pendant quelques heures et je pouvais me reposer. Cela continua pendant une période de quatre à six semaines, mais la douleur diminuait tout le temps”.

            "Finalement, j’appelai le docteur et lui demandai s’il voulait examiner mon estomac aux rayons X et il me dit oui. Les rayons X révélèrent que tout était en parfait état. Mon coeur, qui avait grossi à cause des poisons que j'avais absorbés, était normal, et les calculs aussi gros que l’ongle du pouce, et qui étaient dans mon foie, étaient partis”.

            “Ce soir-là pour souper, je mangeai des haricots, de l’oignon, des cornichons, du rôti de boeuf, et de la tourte aux pommes. Je devais  passer aux rayons X le lendemain, mais Jésus m’avait dit que je pouvais manger et je le fis. Cela se passait il y a dix ans, et aujourd’hui tout est encore parfaitement guéri”.

            “Si vous avez un cancer et que l’on prie pour vous et que la douleur persiste, continuez simplement à louer le Seigneur pour votre guérison. Le diable essaiera d’empêcher votre guérison, mais continuez à louer Jésus-Christ, regardant à Lui”.

            “A l’époque de ma guérison, mon petit-fils de six ans, pour la guérison de qui on avait aussi prié, fut guéri d’un goitre. Martin a aujourd’hui seize ans, il est parfaitement guéri”.

 

 

            Le témoignage suivant est celui de Mme Laura Walker, pasteur à Hessel, au Michigan.

 

 

            “Il y a six ans, je mourais d’un cancer aux intestins. Mes intestins étaient insensibles et paraissaient morts. Même à certains moments, la partie inférieure de l’abdomen était comme de la pierre, et était froide à l’intérieur comme à l’extérieur. Je ne pouvais pas me passer de lavements. Le gonflement et la souffrance étaient si violents que certains jours, plusieurs lavements étaient nécessaires pour me soulager”.

            “En août 1951, frère Branham faisait une réunion à Erie, Pennsylvanie. Le Seigneur m’a parlé et m’a dit: Va à cette réunion et Je te guérirai. A l’époque, nous habitions à Port Huron, Michigan, qui était à plusieurs centaines de miles. Il me paraissait impossible d’y aller, mais le Seigneur m’a fourni le moyen et la force d’y aller”.

            “A cette époque, frère Branham utilisait le signe dans sa main. Il me dit que j’avais un cancer, puis pria pour moi. Alors il se tourna vers moi et me dit: Ma fille, ta foi t’a guérie. Sur le moment je n’ai ressenti aucun changement spécial, mais environ une heure plus tard, j’ai senti quelque chose au-dedans de moi qui se décrochait et tombait. Depuis ce jour jusqu’à maintenant, j’ai été parfaitement normale. Loué soit Mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ”.

 

 

            Laissez-moi vous raconter l’histoire véritable d’une personne - un ange de miséricorde. Ce pourrait être vous... dans le rôle le plus important de votre vie... être un de Ses témoins et annoncer la Bonne Nouvelle.

 

 

            Notre histoire commence avec Mme Eckenburg: elle avait dit au revoir à son mari et était montée à bord d’un autobus. Son mari ne pouvait pas l’accompagner dans ce déplacement, car cela l’aurait tenu trop longtemps éloigné de son travail et entraîné à des dépenses au-dessus de leurs moyens. M. et Mme Eckenburg sont un couple âgé de cinquante ans - ils ont une maison modeste et mènent la vie simple que leurs revenus leur permettent - mais ils ont vécu ensemble une vie merveilleuse, partageant leurs joies à travers les années. Ce sont des gens comme beaucoup d’autres qui ont dû travailler pour gagner leur vie, très souvent ce fut difficile, quelquefois plus facile.

            L’autobus la menait vers une destination qu’elle ne connaissait pas. C’était peu de temps après sa première maladie pour laquelle elle avait été soignée au Stanford University à San Francisco. C’est là qu’en juin 1955 elle devint une malade expérimentale. M. et Mme Eckenburg avaient choisi cette université parce qu’ils n’avaient pas les moyens de payer les dépenses pour d’autre traitements ou d’autres docteurs. Là, tous les traitement étaient gratuits pour les indigents, et elle serait soignée par les meilleurs docteurs. Elle était inscrite comme malade expérimentale. Cela signifiait que vous guérissiez pendant qu’eux ils apprenaient, sinon... eh bien!... Avec peu d’argent, c’était la meilleure solution, et leur seul espoir.

            C’était sa troisième tentative pour se faire soigner. Dans son cas, il n’y avait pas d’opération possible, car les docteurs lui avaient dit que le cancer était trop profondément enraciné et avait attaqué le foie et d’autres organes de son corps. Quand ils avaient voulu l’opérer précédemment, elle avait fini par dire non. Elle ne le voulait pas. Ainsi son premier rendez-vous suivant était en janvier, peu de temps après les premiers jours de l’année. Mme Eckenburg annula ce rendez-vous apparemment sans raison, et quand son troisième rendez-vous fut fixé, elle partit aussitôt, car elle comprit que la douleur dans son corps et le développement du cancer ne lui donnaient pas le choix.

            Elle emmena avec elle une petite valise qu’elle enregistra dans le dépôt des autobus à San Francisco. Elle avait son billet et un peu de monnaie dans son portefeuille. Elle avait dit à son mari qu’elle n’aurait pas besoin de beaucoup d’argent, car elle allait directement au dépôt des autobus, et de là à l’université. Son mari devait la chercher avec la voiture à sa sortie de l’hôpital. On était le 18 octobre et les docteurs devaient commencer l’expérience le lendemain. Elle pensait sans cesse à ce que feraient les médecins et à ce que ferait sa famille si elle mourait. Elle pensait aussi à Dieu, mais comme elle n’était pas croyante, ces pensées ne faisaient que l’effleurer. Mais pour avoir quand même un guide chrétien, elle décida de prendre son petit livre de prières avec elle. Elle le lirait de temps en temps lorsqu’elle penserait trop intensément à son avenir.

            De bonne heure le matin du 19 octobre, l’autobus entra à Oakland, Californie, où elle s’arrêta dix minutes avant de continuer jusqu’à San Francisco, juste de l’autre côté de la baie. A l’arrêt de l’autobus, tous les passagers descendirent et Mme Eckenburg, fatiguée du voyage, resta à sa place. Elle serait bientôt à San Francisco où elle descendrait. Soudain, Mme Eckenburg entendit une voix lui dire: Va dans la rue et marche, avec une telle insistance qu’elle obéit aussitôt. Pendant qu’elle marchait sans but, elle entendit la voix lui dire: Arrête-toi à la 14ème Rue. A la 14ème Rue, elle se sentit très fatiguée; elle s’arrêta assez longtemps pour remarquer un café de l’autre côté de la rue. Elle entra dans le Café Foster et prit une tasse de café, et après quelques minutes, elle ressortit dans la rue. Après avoir un peu marché, elle se sentit de nouveau fatiguée et s’appuya contre le mur d’un édifice pour se reposer. C’est alors qu’elle vit une dame assise sur un banc d’arrêt d’autobus attendant le passage de l’autobus local. Elle s’arrêta un court instant puis décida d’aller s’asseoir sur le banc. En s’asseyant, elle remarqua que la dame à côté d’elle lisait un livre. Elle pensa qu’elle aussi pourrait lire son petit livre de prières pour se réconforter. La scène était extrêmement simple - seulement deux dames assises sur un banc et lisant chacune un livre. Elles étaient complètement étrangères l’une à l’autre - mais elles ne le restèrent pas longtemps.

            Dieu avait conduit Mme Eckenburg vers un ange de miséricorde et de grâce, porteur de bonnes nouvelles. Il l’avait conduite depuis le dépôt de l’autobus, et maintenant Il l’avait fait asseoir à côté d’une autre dame qu’Il avait choisie pour lui apporter la bonne nouvelle de l’Evangile, et pour prendre soin d’elle. Elles avaient engagé la conversation en très peu de temps. Elles échangèrent quelques remarques et bientôt Mme Eckenburg racontait à cette dame qu’elle ne connaissait pas sa maladie et où elle allait. La dame lui dit: “Regardez le livre que je suis en train de lire - Un homme envoyé de Dieu - cet homme est ici à Oakland et commence ses réunions ce soir. Il priera pour vous. Beaucoup de personnes sont guéries du cancer”.

            Mme Eckenburg regarda étrangement la femme pendant un moment, ne sachant quoi penser. Jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait pas pensé à la guérison divine ni que de telles choses puissent arriver. Sa nouvelle amie interrompit ses pensées par des récits passionnants sur Dieu répandant Sa miséricorde et la guérison sur l’humanité souffrante. Mme Eckenburg n’avait jamais entendu de paroles aussi édifiantes et elles versèrent la paix dans son coeur, elle fut réconfortée et aussi encouragée. Elle n’avait jusqu’alors jamais entendu quelqu’un parler de la sorte, ni dire des choses aussi extraordinaires et merveilleuses!

            Ses pensées furent de nouveau interrompues par une invitation directe de la dame disant: “Venez à ma chambre pour vous reposer, ce soir je vous emmènerai à la réunion. J’ai une chambre juste en face”. Mme Eckenburg et la dame traversèrent la rue et entrèrent à l’hôtel et la dame prit une chambre juste en face de la sienne pour Mme Eckenburg. Quand la chambre fut retenue et qu’elle fut installée, Mme Eckenburg décida de se reposer un moment et alla s’étendre dans sa chambre. Elle commença à penser à ce que la femme lui avait dit, et pour la première fois de sa vie, Mme Eckenburg entra dans l’esprit de la prière et elle pria longtemps, très longtemps, jusqu’à ce qu’une paix qu’elle n’avait encore jamais ressentie lui remplisse le coeur. Elle passa l’après-midi à prier et à pleurer, et en communion avec sa nouvelle amie.

            Quand l’heure de la réunion arriva, son amie l’amena au lieu de la réunion, l’auditorium Civic à Oakland. En arrivant, son amie l’aida à trouver une place et s’occupa d’elle très gentiment. Peu de temps après, Billy Paul Branham lui demanda si elle voulait une carte de prières. Elle répondit “Oui”, et le remercia. Bientôt le service commença et Mme Eckenburg n’avait jamais entendu un tel sermon de sa vie; il la fit pleurer et la remplit de crainte. Elle n’avait jamais été traitée aussi gentiment qu’elle l’était aujourd’hui, elle n’avait jamais entendu des choses aussi merveilleuses. Et maintenant sa carte de prières fut appelée et elle allait se tenir devant cet homme de Dieu. Pendant que l’on priait pour les quatorze personnes avant elle, et que d’autres étaient appelées dans l’assistance, elle savait que cet homme allait lui révéler ce qu’elle et les docteurs ignoraient.

            Quelques instants plus tard, Rose Eckenburg se tint devant le Rév. Branham. Il lui dit qu’elle était couverte de l’ombre de la mort, et qu’elle avait un cancer du foie, et lui demanda si elle croyait que Dieu la guérirait s’il priait pour elle. Sa réponse fut “Oui” et elle éclata en sanglots.

            Le lendemain, le 20 octobre 1956 à 7 heures du matin, Rose Eckenburg rejetait de son corps de gros morceaux de chair corrompue et de sang très infecté. La semaine suivante, le 24 octobre à 11 heures du matin, elle rejeta une grosse tumeur indurée et d’autres déchets, ensuite une hémorragie normale débarassa son sang de toute corruption et de toute odeur.

            Mes amis, Mme Rose Eckenburg vit et est une vraie convertie au Seigneur Jésus-Christ. C’est véritablement une bénédiction de Dieu, mais souvenez-vous où cela a commencé pour Rose Eckenburg: sur un banc d’autobus où elle a rencontré un messager et un témoin de la bonne nouvelle de l’Evangile.

            Dans une ville de cinq millions d’habitants, Dieu la conduisit vers une inconnue. Ce pourrait être vous, cher(e) ami(e), la prochaine fois que vous serez seul(e) sur un banc d’autobus, ou dans votre voiture, ou dans la rue, ou dans un café. Où que ce soit, vous pouvez avoir dans votre coeur et sur les lèvres des mots qui peuvent apporter la vie à l’humanité chancelante, désespérée et mourante. Donc, souvenez-vous de témoigner, et rappelez-vous que l’ange de miséricorde... peut être vous-même.

 

 

            Voici le témoignage de Mlle Rossella Griffith de Joliet, Illinois.

 

 

            Je suis une fille unique, et aussi loin que je puisse me rappeler, je cherchais quelque chose qui me rendrait heureuse. Je cherchais la paix et la joie. Étant enfant, j’allais à l’Eglise Méthodiste dans notre petit village du sud de I’Illinois. A l’âge de six ans, j’accompagnai ma grand-mère à un réveil et je m’avançai pour donner mon coeur à Jésus, mais personne vint pour m’aider ou me conseiller. J’ai bien peur de ne pas avoir vécu pour Lui. J’allais à l’école du dimanche, à l’église et au camp des jeunes de notre église, mais malgré tout cela, je ne connaissais pas Jésus comme mon Sauveur.

            Puis, nous avons déménagés dans une autre ville, et après avoir fait l’école secondaire, j’ai commencé à travailler dans un bureau six et sept jours par semaine de 3h à 11h p.m. Lorsque mes compagnes et moi avions une soirée de congé, nous en profitions pour sortir ensemble. Nous dansions et prenions quelques verres. Elles pouvaient s’arrêter de boire lorsqu’elles le voulaient, mais moi, je ne le pouvais pas. Je n’étais pas immorale, mais Dieu dit qu’un péché est aussi grave qu’un autre à Ses yeux. Dans l’année 1949, j’étais une alcoolique incorrigible (je ne voulais pas l’admettre même à moi-même). Mes parents voulaient m’aider mais ils ne savaient pas comment venir à bout de moi, car ils ne buvaient pas. Dans mon coeur je voulais être libre et j’ai tout essayé pour me faire oublier la boisson, mais cela n’enleva pas l’habitude.

            Finalement, je décidai de joindre les Alcooliques Anonymes, pensant qu’ils pourraient peut-être m’aider. Je n’étais pas heureuse dans cette organisation, bien que je restai sobre pendant neuf mois en allant à leurs réunions. J’ai prié chaque soir pour que Dieu me garde sobre. Il m’a gardée sobre, mais je n’étais pas heureuse ni libre. Avant de me joindre aux Alcooliques Anonymes, j’avais séjourné dans plusieurs hôpitaux. A cette époque de ma vie, j’étais très faible, je perdais du poids, et j’étais tout à fait misérable. Cinq docteurs m’avaient abandonnée, l’un d’eux m’avait dit que dans six mois je serais dans un asile d’aliénés. Les voisins m’avaient abandonnée, les ministres ne savaient plus que faire.

            Mon père dit à ma mère de renoncer à prier pour moi, car je ne changerais jamais, mais elle ne l’écouta pas, car elle dit que peut-être je ne changerais pas, mais que Dieu était capable de me changer. Je suis si heureuse que ma mère se soit tenue à mes côtés et qu’elle se soit accrochée à la Parole de Dieu.

            Je devins Catholique, cherchant la paix du coeur, bien que n’y croyant pas. Ils me dirent que j’avais besoin d’aide, mais ne m’ont pas conduite à Christ. Tous m’avaient abandonnée, sauf ma mère. Alors que j’étais pire  que je ne l’avais jamais été, ma mère me vit dans une vision comme étant sauvée, derrière une chaire, ouvrant une Bible. Elle crut Dieu. Parce que Dieu le lui avait montré dans une vision, au lieu de croire cinq médecins; plus tard cette vision s’accomplit.

            Tâtonnant pour un rayon de lumière alors que la vie n’était que ténèbres, des gens me parlèrent d’une série de réunions à Hammond, Indiana, où un prophète de Dieu, Rév. Branham priait pour les malades, les boiteux marchaient, où les aveugles étaient guéris, des cancers étaient guéris, et des miracles s’opéraient au Nom de Jésus-Christ. Je m’accrochai à ces paroles, car je pensai que si ces gens étaient guéris, alors moi aussi je pourrais être guérie. Ma mère, son amie et moi sommes allées au Civic Center ce jour du 11 juillet 1952, où se tenait la réunion. Nous sommes revenues après la réunion de l’après-midi et j’ai reçu une carte de prières.

            Frère Branham revint et prêcha. Après sa prédication, il appela les cartes J25 à J50, la mienne était J27, alors je m’avançai sachant que si je me tenais devant cet homme de Dieu, je serais guérie. Lorsque j’arrivai dans la ligne de prières, frère Branham dit qu’il me voyait dans les ténèbres. Il dit: “Croyez-vous au prophète de Dieu?”. Je dis: “Oui”. Frère Branham dit: “Si Dieu me révèle ce qui ne va pas avec vous et si Jésus vous guérit, Le servirez-vous le reste de votre vie?”. Je répondis: “Oui”. Frère Branham demanda à l’auditoire de courber la tête, il posa ses mains sur ma tête et chassa le démon de l’alcool de ma vie, dans le Nom du Seigneur Jésus-Christ, et je quittai la plate-forme libre. J’étais si heureuse de savoir que pour la première fois de ma vie j’étais LIBRE. Gloire à Son saint Nom.

            Ce soir-là, je vins à Dieu Lui demandant de me montrer que j’étais sauvée, car je savais que j’étais guérie. Je demandai à Dieu de pardonner tous mes péchés, car j’en étais désolée. J’attendis environ dix minutes, et alors que j’étais allongée sur mon lit avec mes bras étendus, mon âme quitta mon corps et monta au plafond, et j’eus très peur. J’appelai ma mère et elle me dit que je venais d’être sauvée. J’étais très heureuse

            Une semaine après avoir été sauvée et guérie, j’allai à la réunion. (J’allai chaque jour après cela jusqu’à la fin des réunions). Un homme qui était un alcoolique vint avec mon père et ma mère. Après que frère Branham eut terminé sa prédication, il appela les cartes de prières. Mon père avait la carte R60. Le numéro était trop gros pour être appelé, alors j’inclinai la tête et priai. Je demandai à Dieu de guérir cet homme alcoolique, comme Il l’avait fait pour moi; aussi de guérir mon père et de le sauver. Frère Branham se retourna et dit: “La fille là-haut dans le balcon a été guérie il y a une semaine de la même chose que vous avez, monsieur. Elle prie pour vous, et elle prie aussi pour quelqu’un d’autre. C’est son père. Qu’il se lève debout. Mettez votre main sur sa tête. Qu’il accepte le recouvrement de l’ouïe et son salut".

            Mon père commença à fréquenter l’église et l’école du dimanche avec maman et moi. Nous avons maintenant un foyer heureux et j’ai vraiment une nouvelle vie en Christ. 2 Corinthiens 5:17: Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

            Je remercie Dieu pour Sa miséricorde et Son amour envers moi. Dieu a entendu les prières de ma mère, a vu mon coeur sincère, voulant être délivré, et a envoyé son prophète, Rév. Branham à Hammond, Indiana pour amener Christ dans ma vie. J’ai le plus grand respect pour frère Branham et il est véritablement un prophète de Dieu. Gloire à Son Nom..

 

 

Témoignage de Billy Paul Branham (6)

 

 

            C’était au cours d’une réunion sous la tente à Vandalia, Illinois. Papa et moi étions dans une chambre et son frère Donny était avec nous. Nous étions dans un petit hôtel bon marché, il n’y avait pas de salle de bains, il y avait juste un petit lavabo dans le coin. Un matin, vers 2 ou 3 heures, papa me réveilla, il avait mis un oreiller sur mon visage. Il me dit: “Paul, te souviens-tu lorsque papa te parlait de l’Ange du Seigneur qui venait le visiter?”.

            Je répondis: “Oui”.

            Il dit: “Eh bien! Il est ici. Je Lui ai demandé si je pouvais te réveiller, toi et Donny, afin que vous puissiez Le voir. Il m’a dit que je pouvais te réveiller. Aimerais-tu Le voir?”

            Je dis: “Oui”. Vous savez, étant un petit garçon, je ne savais pas ce que ça pouvait être. Je pensais que ça pouvait être quelque chose qui voltigeait ici et là. Je suis honnête avec vous. Je n’avais pas d’idée.

            Papa dit: "Tu sais où se trouve le lavabo?".

            Je répondis: "Oui".

            Il ajouta: “Lorsque j’enlèverai l’oreiller de ton visage, alors regarde dans le coin et Il se trouvera là”.

            Et lorsqu’il enleva l’oreiller de mon visage, je regardai. Là se tenait un Homme portant un vêtement blanc. Il avait le teint foncé, ses mains étaient croisées. Oh! cela me donna une peur bleue. Je me cramponnai à papa, je ne savais pas ce que c’était. Il ne m’a jamais parlé, Il m’a seulement regardé. Et Il est passé de cette forme, vous savez comment frère Branham l’a décrit, et ensuite Il est devenu une Lumière et Il est sorti de la pièce. Et depuis ce moment-là, chaque fois que je voyageais avec papa dans les réunions, je pouvais toujours vous dire lorsque l’Ange du Seigneur venait sur l’estrade.

            J’avais seize ou dix-sept ans et je ne servais plus le Seigneur, j’avais rétrogradé. J’avais développé un ulcère duodénal, et cet ulcère m’avait rongé à un tel point que la paroi s’était perforée et que l’intérieur s’était répandu. Papa était parti et je vivais avec ma grand-mère à Jeffersonville. Ils essayèrent pendant plusieurs jours de le contacter; pendant ce temps, je me trouvais à l’hôpital. Alors que ma condition s’aggravait, le docteur entra et me dit: “Billy, tu es seulement un jeune homme et cela me répugne vraiment de faire cette opération, mais nous devrons faire une colostomie, afin de sortir tes intestins sur le côté. C’est soit ça ou bien la gangrène va s’y installer et tu en mourras. J’aurais souhaité contacter ton papa, mais je n’y arrive pas. Nous avons essayé pendant plusieurs jours, mais nous ne pouvons attendre plus longtemps parce que la péritonite commence maintenant”.

            On allait m’opérer vers 9 heures un certain matin. Vers 7h ou 7h30 ce matin-là, quelqu’un me réveilla. Je levai les yeux et j’aperçus papa qui se tenait là près de moi. Il me regarda, et je n’oublierai jamais ce qu’il me dit: “La voie des perfides est rude”.

            Je dis: “Oui”.

            Il dit: “Je me trouvais au sommet de la montagne dans le Colorado quand l’Ange du Seigneur m’a parlé et m’a dit: Va vers Billy immédiatement. Il ajouta: “Tu t’es éloigné du Seigneur n’est-ce pas?”.

            Je répondis: “Oui. Mais papa, si tu pries pour moi, je serai guéri”.

            Il me regarda et répondit: “Ce n’est pas moi qui ai péché, c’est toi qui a péché, ainsi c’est à toi de prier. Si tu es prêt à revenir à Lui ce matin, le Seigneur te guérira”.

            Ainsi, j’ai prié et j’ai redonné mon coeur au Seigneur, et je Lui ai demandé de me pardonner. Je Lui ai promis que je Le servirais le reste de ma vie. Ensuite, papa fit une petite prière toute simple et le docteur Burner est entré.

            Il dit: “Oh! je suis content de vous voir, frère Branham. Vous savez, Billy est vraiment en très mauvais état”.

            Papa répondit: “Oui, je le sais docteur, mais peut-être est-il suffisamment fort pour s’en sortir. Toutefois, je dois vous dire, docteur, que Billy s’était éloigné du Seigneur, mais ce matin il est revenu à Lui. Ainsi, pourriez-vous le ramener dans votre cabinet et l’examiner encore une fois?”.

            Il dit: “Frère Branham, nous avons gardé un oeil sur lui pratiquement à chaque heure, et c’est perforé”.

            Frère Branham dit: “Je le sais, mais seulement juste une fois encore”.

            Ils m’ont donc ramené dans la salle d’examen, ils ont pris des radiographies, et je revenu. Le docteur dit: “Frère Branham, je ne comprends pas ceci, mais cet ulcère a cessé de saigner et par conséquent, Billy sera épargné”.

            Environ deux jours plus tard, je rentrais à la maison tout à fait rétabli.

 

 

            Une fois, nous nous trouvions à Bakersfield, en Californie. J’espère que vous comprendrez ceci: il était papa, mais aussi plus que papa. Ainsi, ce soir-là, nous nous préparions pour aller manger, je crois que c’est le même soir où frère Branham prêcha le message “Le Signe”. Je suis donc monté à la chambre de papa et j’ai frappé à sa porte. Et quand il vint à la porte, il portait son postiche. Je lui demandai: “Vas-tu porter ce postiche pour aller à l’église ce soir?”.

            Il répondit: “Oui”

            Je dis: “Eh bien! je ne vais même pas y aller”.

            “Mais où ne vas-tu pas aller?” me demanda-t-il

            Je répondis: “Je ne vais pas aller avec toi à l’église”. Voyez-vous, une remarque stupide comme cela.

            Et tout à coup il a changé. Il dit: “Frères, allez donc manger tout seuls, je n’ai pas faim. Je ne vais pas manger maintenant, ainsi frères, allez manger ensemble”.

            Je sus à ce moment-là que j’avais fait quelque chose de mal. Nous sommes donc allés manger, et je dis à frère Borders: “Oh! vous savez, je crois que j’ai blessé papa”.

            Il dit: “Oh! tu n’as pas blessé ton papa”.

            “Oui, je l’ai fait” répliquai-je.

            Je suis donc revenu et j’ai frappé à sa porte, et il a répondu: “Entre Paul”. Il était amical et il me demanda: “Avez-vous eu un bon souper?”.

            Je dis: “Papa, je viens pour m’excuser auprès de toi”.

            “Mais pourquoi, Paul?”.

            “C’est au sujet de ce que j’ai dit tout à l’heure, à propos du fait que tu allais porter ton postiche pour aller à l’église ce soir”.

            Il dit:  “Assieds-toi”.

            Je sus alors que j’allais entendre quelque chose. Il continua: “Crois-tu que tu pourrais blesser papa?”.

            Je dis: “Mais je l’ai fait, papa”.

            Il dit: “Non, non, tu ne pourras pas blesser papa; peu importe ce qui arrive, tu seras toujours mon garçon. Tu ne pourrais pas blesser papa. Mais cette Chose à l’intérieur de moi que je ne peux pas contrôler, n’a pas apprécié ce que tu as dit. Te rappelles-tu la fois où je prêchais au tabernacle, je ne pouvais pas lire ma Bible, ainsi j’ai donc mis mes lunettes et j’ai commencé à lire les Écritures. Tu te souviens, c’était un des diacres de l’église; ce frère est venu vers nous à l’extérieur, puis a commencé à me ridiculiser. Je te disais continuellement: “Il faut que nous partions d’ici”.

            Ce frère disait: “Frère Branham, j’ai honte de vous, vous prêchez la guérison divine et vous portez des lunettes”.

            Frère Branham lui a répondu: “Mais je ne peux rien y faire, ma vue baisse et je ne peux simplement pas lire ma Bible”.

            Et ce frère répétait continuellement: “Mais j’ai honte de vous”.

            Frère Branham dit: “Mais je n’y peux rien, cela n’a rien à faire avec la guérison divine, je ne peux simplement pas voir”.

            Et cet homme revenait toujours à la charge et papa disait: “Billy, éloignons-nous, éloignons-nous”’. Et j’ai essayé par tous les moyens, mais cet homme continuait toujours à harceler.

            Papa me demanda: “Te rappelles-tu ce qui est arrivé? Trois jours plus tard, nous l’avons enseveli”.

            Je dis: “Oui”.

            Il ajouta: “Tu te souviens lorsqu’Elisée descendait la route et que les enfants sont sortis et ont crié: eh! vieux chauve, eh! vieux chauve. C’était un prophète en colère, mais ils se moquaient de ce Dieu qui était en lui. Tu ne pourrais pas blesser papa, mais cette Chose qui est à l’intérieur n’a pas aimé ce que tu as dit. Je sais que tu n’as pas fait exprès de le dire, mais j’ai dû m’éloigner de toi avant que tu n’en dises trop”.

            A une autre occasion, nous étions dans une tournée de chasse et mes nerfs étaient à fleur de peau, et je ne pouvais pas manger le souper que les frères avaient préparé. C’est alors que je vis papa retirer son vieux chapeau noir, courber la tête et puis le remettre. Et tout à coup, ma tension nerveuse commença à diminuer et mes nerfs se sont calmés, j’ai pu manger un gros souper.

            Ce soir-là, alors que nous étions tous assis autour du feu de camp, papa fit quelque chose que je n’oublierai jamais. Il s’adressa à tous et dit: “Je vais vous dire quelque chose, frères. Vous vous rappelez, il y a quelques instants, Billy ne pouvait pas manger lorsque vous avez préparé le souper. J’ai simplement retiré mon chapeau et j’ai demandé au Seigneur de l’aider et d’aider ses nerfs, afin qu’il puisse prendre son souper et jouir de ce voyage. Voyez-vous combien instantanément le Seigneur l’a guéri?”.

            Et nous avons répondu: “Oui”.

            Alors il commença à retirer ses bottes, puis nous vîmes que sa cheville était toute enflée et toute bleue. Puis il ajouta: “Il y a six mois, je me suis blessé cette cheville, et j’ai prié chaque soir, demandant au Seigneur de me guérir; mais cela n’a fait qu’empirer. Voyez-vous, ce don n’est pas pour moi, mais il est pour vous”.

 

            Un jour, un frère m’a demandé: “Quel est le plus grand miracle que vous ayez vu?”.

            Je répondis: “J’ai vu des morts ressusciter, des aveugles et des sourds guéris; j’ai vu le même défi être lancé dans tous les pays. Mais la plus grande chose que j’aie jamais vue, c’est la façon dont frère Branham savait maîtriser chaque situation”.

            Quelqu’un me dit: “Je ne comprends pas que cela soit un miracle”.

            Je répondis: “Dans chaque situation, Dieu lui a donné la connaissance pour savoir comment la maîtriser”.

 

 

(1) - All things are possible, David Harrell.

(2) - All things are possible, David Harrel.

(3) - Entrevue In Memory of a Prophet, “Shield of Faith, nov. déc. 1969.

(4) - Reg. G. Hanson, “William Branham attends Robert’s campain in Tampa, Florida”, Healing Waters, p. 6, mars 1949.

(5) - William Branham, Editions Évangéliques, Peseux N/E.

(6) - Tiré du témoignage de Billy Paul Branham Vivre le message.

 

 

 

 

 

 

 Suite...

 

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