CHAPITRE ONZE

 

 

UN PROPHETE VISITE L'AFRIQUE DU SUD

 

                "Un demi-million de personnes auraient assisté aux cent vingt réunions tenues par William Branham dans onze des plus importants centres de l'Afrique du Sud". C'est du moins ce que nous rapporte Julius Stadsklev dans son livre. (1)

                La campagne de William Branham tenue durant les mois d'octobre, novembre et décembre 1951 en Afrique du Sud est probablement l'une des plus documentées que nous ayons. Julius Stadklev raconte dans la préface de son livre que frère Branham lui aurait parlé personnellement en présence de frère Bosworth au cours d'un voyage que l'équipe effectuait entre Johannesburg et Kleksdorp.

 

ligne de prière en Afrique du Sud, William Branham prie pour un homme aveugleL'Ange du Seigneur aurait dit à William Branham qu'il fallait écrire un rapport concernant les réunions en Afrique du Sud et que Julius Stadklev accepterait d'en prendre la responsabilité. L'Afrique du Sud n'est pas un continent purement peuplé de Noirs. Notons qu'à cette époque, la population était d'environ trois millions originaires d'Europe et dix millions d'origine indigène. C'est pourquoi tout au long de la campagne, il a fallu organiser des réunions séparées à la fois pour les Blancs et pour les Noirs.

                Les premières réunions se tinrent à Johannesburg une grande ville considérée comme étant la première ville de l'or parce qu'on y exploitait la plus grande mine d'or au monde. Cette ville qui comptait plus de six cent trois mille habitants avait connu un essor formidable depuis seulement ces cinquante dernières années. Le Maranatha Park Tabernacle, localisé sur la place des conférences de "La Mission Apostolique de la Foi" s'avéra bien vite insuffisant, quoique cette église était considérée comme l'une des plus grandes de la ville. Frère Branham et son fils Billy-Paul arrivèrent deux jours plus tard que prévu. On les avait retenus à New York parce qu'il y avait eu une erreur sur leurs visas. Ce sont donc les frères Baxter et Bosworth qui conduisirent les réunions du 4 jusqu'au 6 octobre 5.00 p.m. Mais l'avion fut retardé et n'arriva qu'à 9:00 p.m. Frère Branham arriva sur le lieu de la réunion juste à temps pour adresser quelques paroles à la foule et terminer par une prière pour tous ceux qui avaient besoin de guérison.

 

 

                Voici un premier témoignage paru dans le "Durban Sunday Tribune", édition du 11 novembre 1951, racontant qu'un jeune garçon de seize ans, Ernest Blom, a été guéri par cette simple prière. Nous reproduisons ici l'article original et le résumons comme ceci:

 

 

                Ernest Blom d'Eastview Road, Red Hill, Durban, peut marcher normalement pour la première fois de sa vie. Dimanche soir dernier, Ernest Blom a étonné une congrégation de plus de cinq cents personnes rassemblées au "Full Gospel Church" sur la rue Béatrice à Durban, en se levant de son siège et en marchant vers l'estrade sans la moindre difficulté, pour témoigner: "Un miracle s'est produit, je suis complètement guéri".

                Toute une foule s'était rassemblée à l'extérieur de l'église pour voir Ernest marcher et le féliciter de son rétablissement. Sa mère, Mme Mary S. Blom, a affirmé: "Ernest est le dixième de la famille. Quand il a commencé à marcher, j'ai remarqué que sa jambe gauche était plus courte que sa droite. Il ne pouvait marcher qu'en s'appuyant sur le bout de ses orteils et devait laisser traîner son pied gauche. Depuis l'âge de quatre ans jusqu'à il y a  environ un mois, il était sous les soins d'un spécialiste. Pendant deux ans, il a porté une prothèse de fer sans amélioration visible. Le spécialiste avait finalement suggéré une opération, mais il dit qu'il ne pouvait pas garantir que cela réussirait. Ainsi j'avais abandonné l'idée".

                "J'entendis parler des succès remarquables qu'obtenait aux Etats-Unis le pasteur William Branham par la foi dans la guérison. Quand ma fille et un ami apprirent qu'il devait visiter Johannesburg, ils roulèrent de Durban jusque là et amenèrent Ernest avec eux. Ils assistèrent à sa réunion d'ouverture dans le "Maranatha Park Hall" où quinze mille personnes étaient présentes".

                C'est maintenant Ernest qui nous raconte son histoire: "J'étais tout au fond de la salle. Pasteur Branham a demandé aux gens qui désiraient être guéris de s'imposer les mains mutuellement. J'ai posé mes mains sur un homme assis à côté de moi. Pasteur Branham a dit: "Je vais prier pour vous".

                "J'éprouvai une sensation étrange, semblable à de l'eau froide qui me passait à travers le corps. Je commençai à pleurer. Ma soeur me demanda: "Es-tu guéri, Ernest?". Je répondis: "Oui, je suis certain que je suis guéri".

                A cause de l'énorme foule qui m'entourait, je ne pouvais pas bouger. Frère Branham dit: "Que tous ceux qui sont guéris s'approchent en avant". Alors qu'on m'aidait à m'avancer depuis l'arrière de la salle, je répétais continuellement: "Je suis certain d'être guéri". Il me dit de marcher d'un bout à l'autre de la plate-forme. Je devins couvert de sueur mais quelque chose me poussait à continuer et je parvins à marcher normalement le long de l'estrade et revenir.

                "Lorsque je retournai à Durban, mes compagnons d'école furent abasourdis en me voyant marcher dans la classe".

                "Ma jambe gauche se renforçait chaque jour. Je peux maintenant jouer au cricket et à d'autres jeux".

 

 

"Levez-vous et marchez"

 

 

                Un soir à Johannesburg, alors que frère Branham parlait à quelqu'un dans la ligne de prières, il se retourna rapidement vers l'auditoire et désigna une jeune femme couchée sur une civière. Il dit: "Madame, votre colonne a été brisée à trois endroits à cause d'une chute. Jésus-Christ vous a guérie. Levez-vous et acceptez votre guérison". La femme fut stupéfiée, mais se leva par la foi et loua Dieu pour la guérison qu'elle venait de recevoir à l'instant. Le soir suivant, cette dame, Mme Ann Weiblen, fut appelée pour donner son témoignage et on prit une photo d'elle.

                Le même soir, une jeune fille d'environ quatorze ans fut transportée sur une civière par des aides de la Croix Rouge. Elle avait aussi la colonne brisée et pleurait à cause de la douleur intense qu'elle endurait. Durant la réunion, frère Branham la désigna et lui dit: "Votre dos a été brisé. Jésus-Christ vient de vous guérir. Levez-vous et recevez votre guérison".

                La jeune fille ne put en croire ses oreilles. Elle dit: "Qui, moi?". Frère Branham répondit: "Oui, vous". Et à ce moment-là elle se leva. Sa mère qui était assise juste à côté de la civière se leva en même temps qu'elle, mais elle était tellement émue qu'elle s'évanouit et s'affaissa sur la civière.

                Après la réunion, on demanda à cette jeune fille qui marchait et se réjouissait de sa guérison, comment son dos avait été brisé. Elle répondit que c'était arrivé dans un accident d'automobile un an auparavant. On lui demanda si elle avait marché depuis l'accident, elle répondit qu'elle ne s'était jamais tenue debout depuis le moment de l'accident jusqu'à ce soir-là, où frère Branham lui dit de se lever.

                Ces deux guérisons firent une profonde impression parce que tous savent qu'aucune personne ayant la colonne vertébrale cassée, ne peut se lever et marcher à moins d'avoir été guérie. D'abord elle ne serait pas capable de bouger, et si elle le pouvait, cela pourrait sectionner certains nerfs, ce qui pourrait entraîner une mort instantanée.

 

 

Une empreinte brûlée

 

 

                Un autre incident très inhabituel est arrivé à deux anciens de l'Église Hollandaise Réformée. Ce fait a déjà été mentionné antérieurement par frère Branham dans le cinquième chapitre, mais en voici les détails fournis dans le livre de Julius Stadsklev.

 

 

                Un d'entre eux, alors qu'il était venu entendre frère Branham discerner les maladies, disant aux gens ce qui n'allait pas, et ensuite voyant les guérisons s'opérer, fut convaincu que cela était de Dieu. L'autre ancien, également assis là, vit aussi frère Branham diagnostiquer les cas, révélant les secrets des coeurs et déclarer ces personnes guéries dans le Nom de Jésus-Christ. Il devint convaincu que cela provenait d'une puissance diabolique. Les deux hommes étaient tous les deux sincères mais en étaient venus à des conclusions différentes. Le premier ancien retourna chez lui; le deuxième alla sous un arbre pour prier. Pendant qu'il priait et demandait à Dieu de lui montrer si les choses qu'il avait vues étaient de Dieu ou de Satan, il sentit une main toucher son épaule. Il se retourna pour voir qui c'était mais il n'y avait personne. Au lieu de voir quelqu'un, il eut une vision.

                Il vit deux nuages et entre eux était assis l'autre ancien, son ami, exactement dans la positon qu'il était, alors qu'ils discutaient ensemble du ministère de frère Branham. La vision terminée, il courut vers la maison de l'autre ancien pour lui raconter ce qui venait d'arriver. Comme il lui expliquait cette vision, d'autres membres de la famille qui étaient là remarquèrent l'empreinte d'une main sur sa chemise. Alors qu'ils examinaient la chemise, ils conclurent qu'elle avait été brûlée laissant très distinctement l'empreinte d'une main gauche. La nouvelle parvint jusqu'à frère Branham qui déclara: "Je suis au courant. Je l'ai vue dans une vision cet après-midi. Amenez-moi la chemise et ma main gauche s'adaptera parfaitement à l'empreinte laissée sur la chemise". C'est ce qu'on fit et cela arriva comme frère Branham l'avait dit. Ce soir-là la chemise fut emmenée à la réunion et des centaines purent voir l'empreinte brûlée d'une main sur la chemise.

                Un troisième ancien de l'Église Hollandaise Réformée vint dans la ligne de prières. Après avoir prié pour lui, frère Branham lui dit qu'il pouvait rentrer chez lui louant Dieu parce qu'il avait reçu sa guérison. Il ajouta: "Votre femme est à la maison et elle souffre d'un cancer. Vous pouvez vous réjouir parce qu'elle aussi est guérie". Plus tard alors que l'homme s'approchait de chez lui, il vit que toutes les lumières de la maison étaient allumées et que deux voitures étaient stationnées devant la maison. Il fut plutôt troublé, se demandant ce qui se passait. Comme il entrait, il vit sa femme hors de son lit, se sentant bien, et remerciant Dieu pour la guérison de son corps. Elle avait appelé des amis lorsqu'elle avait senti qu'elle était guérie, et ils étaient venus. Tous ensemble il se réjouirent ce soir-là de la guérison qu'ils avaient reçue tous les deux.

 

 

Un démon en appelle d'autres

 

 

                Durant une autre réunion tenue à Johannesburg, un jeune garçon d'environ sept ou huit ans fut appelé dans la ligne de prières. Frère Branham parla au garçon quelques minutes lui expliquant que sa faiblesse cardiaque était due au fait qu'il était opprimé par un démon. Il ajouta qu'il serait délivré et qu'un jour il prêcherait le même Evangile qui était maintenant apporté au peuple de l'Afrique du Sud. Soudain, frère Branham se tourna vers l'auditoire et pendant les quelques moments de silence qui suivirent, il devint apparent qu'il observait une vision.

                Alors il pointa du doigt directement par-dessus la chaire et déclara qu'il y avait aussi une petite fille et un autre garçon qui souffraient de la même affliction. Chacun pu ressentir une tension alors qu'il désignait la direction dans laquelle ils étaient, mais il ne pouvait pas les trouver. Quelques moments passèrent encore. Il insista qu'ils étaient encore là, expliquant que l'esprit qui liait ce garçon était en train de demander le secours d'autres démons semblables dans l'auditoire. Il continua à regarder, mais il ne pouvait pas les trouver. Frère Baxter s'avança, par derrière et mit sa main dans le dos de frère Branham, ce qui l'amena à faire quelques pas vers l'avant. En faisant cela, frère Branham put voir par-dessus la chaire ceux qu'il cherchait, un garçon de douze ans et une petite fille d'environ deux ans plus jeune. Tous deux étaient couchés sur des civières et avaient été hors de sa vue à cause de la chaire. Il pria pour eux et vit dans une vision que les trois enfants étaient guéris. La mère du petit garçon sur la civière fut interviewée par la suite et elle déclara que son garçon était dans un tel état qu'il ne pouvait pas s'asseoir plus dix minutes par jour.

 

 

En dehors de la volonté de Dieu

 

 

                Le comité national avait fait des arrangements pour plusieurs autres réunions. Mais le dernier soir lorsque frère Branham fut seul, quelque chose de particulier se produisit. Laissons frère Branham raconter lui-même les détails de cette histoire. (2)

 

 

                Ce soir-là quand j'allai prier, l'Ange du Seigneur s'approcha de moi et me dit: Ne va pas là-bas. Reste ici à Johannesburg pour encore deux semaines. Ensuite va à la ferme Jackson pour te reposer et aller à la chasse. Ensuite va à Durban et restes-y un mois.

Je répondis: "Oui, Seigneur".

                Demain ils vont t'amener chez un médecin, mais ne le prononce pas guéri parce qu'il ne sera pas guéri. Ne fais pas cela. Demain ton gérant va te montrer un oiseau très particulier qui vole, ensuite tu vas trouver aussi un indigène ayant une cicatrice sur le côté de la tête, vendant des grains en bordure de la route.

                C'est exactement la façon que cela arriva le jour suivant, mot pour mot. Je dis: "Frère Baxter, je ne vais pas aller là-bas".

                "Eh bien! le comité national a dit que vous étiez pour y aller, vous devez y aller!".

                Je répondis: "Oh non! je ne suis pas obligé! Je fais seulement ce que Dieu me dit de faire. Je vais seulement où Il me dit d'aller".

                Un des membres du comité me dit: "Croyez-vous que le Seigneur parle à d'autres que vous?". Ils dirent: "Le Seigneur nous parle autant qu'à vous".

                Je répondis: "Koré eut la même pensée un jour".

                Il dit: "Mais le Seigneur nous a dit de dresser cet itinéraire".

                Je dis: "Peut-être bien, mais Il m'a dit de ne pas l'accepter. Maintenant, vous pouvez décider pour vous-mêmes. Moi, je n'y vais pas".

                Frère Baxter dit: "J'irais au moins à celle-ci. Ils sont tous là qui attendent".

                Je répliquai : "Frère Baxter, souvenez-vous! Je parle dans le Nom du Seigneur, ce n'est pas la volonté de Dieu!".

                Il dit: "Mais frère Branham, c'est grandiose".

                Je répondis: "Peu importe ce qu'ils disent là-bas, Dieu m'a dit de ne pas y aller!".

                Je m'adressai au président du comité national: "M. Shoeman, Dieu me dit de ne pas faire cela. Vous vous emparez délibérément de choses que vous ne devriez pas faire. Souvenez-vous!"

                Il me répondit: "Frère Branham, je ne suis qu'un membre du comité, le comité dit que nous devons le faire. Nous avons promis au frère Untel de vous amener là-bas".

                "Peu importe ce que vous avez promis au frère Untel, Dieu m'a dit de ne pas le faire. Je n'y vais pas".

                Nous étions en voiture et nous avons roulé pendant soixante miles environ en direction de Klerksdorp. Alors que nous nous approchions de la ville, je dis: "Arrêtez, frère Shoeman. Laissons les autres nous rattraper".

                Frère Baxter vint vers moi et dit: "Frère Branham, je crois que si ce comité est déjà formé, vous devriez y aller. Vous dites que vous allez à la ferme de frère Jackson pour chasser. Si j'étais à votre place, je ne parlerais pas de chasse. Pensez à ces millions de personnes couchées et souffrantes. Et vous voulez aller à la chasse".

                Ils continuèrent à discuter. Je m'éloignai et j'arrachai quelques branches d'un caroubier. Je retournai vers les prédicateurs et je les tirai à leurs pieds en disant: "AINSI DIT LE SEIGNEUR, si nous continuons, même à Klerksdorp, vous allez en souffrir les conséquences. Vous m'avez amené ici, et je n'ai même pas assez d'argent pour payer mon retour. Je ne peux pas m'en retourner. Il m'a dit d'aller à Johannesburg, et vous m'avez lié dans cet endroit. Vous verrez comme Paul l'a dit un jour. "Il fallait m'écouter. Là-bas, Dieu bénira".

                Même l'association médicale m'appela le lendemain pour m'amener déjeuner. Ils dirent: "Frère Branham, vous avez fait plus pour les gens ici de l'Afrique du Sud que la moitié des missionnaires qui sont venus ici depuis les cinquante dernières années".

                Alors j'y allai et nous arrivâmes à Klerksdorp. Ce soir-là, il y avait des gens en file sur les collines et partout; il n'y avait même pas assez de place dans la ville pour eux, pas d'endroits pour rester ou manger. Je demeurai dans la maison d'un ministre. Et au moment où on devait me conduire à la réunion, une tempête tropicale frappa la région. Et je vous le dis, de 7h30 à 10h30, ce fut un grondement continuel avec des éclairs. Il n'y a pas de tempête semblable par ici.

                Nous sommes alors retournés à l'endroit où je demeurais et je suis resté dans la maison. Frère Bosworth alla dans un genre d'édifice avec d'autres personnes et ils se mirent à prier afin que ces indigènes  reviennent. J'entrai là et je dis: "Me croyez-vous?".

                "Eh bien! cela était seulement une tempête, cela peut arriver".

                Le soir suivant, un blizzard vint et ils sont presque morts de froid. Je retournai là et je dis: "Maintenant me croyez-vous? Demain soir nous aurons un tremblement de terre. Nous sommes en dehors de la volonté de Dieu".

                La discussion s'engagea. Frère Bosworth s'approcha de moi et dit: "Frère Branham, je crois que vous avez tort. Je crois que si vous descendez vers Capetown, vous verrez davantage, et même au-delà de tout ce que vous avez jamais vu dans toute votre vie".

                Je dis: "Frère Bosworth, depuis tout ce temps que je suis avec vous et que vous voyez ces visions s'accomplir, je vous dis maintenant dans le Nom du Seigneur Jésus, que ce n'est pas la volonté de Dieu pour nous de faire cela. Nous devrions aller à Durban et non à Capetown.

                Il répliqua quelque chose comme ceci: "Je me demande si ce ne serait pas une fausse vision".

                "Eh bien! Frère Bosworth! Vous êtes comme un deuxième père pour moi, un homme que j'aime de tout mon coeur". Je dis: O Dieu, aie miséricorde! Quinze mille miles de chez moi, et voici que mon gérant et frère Baxter, frère Bosworth et tous les autres doutent. O Dieu, que puis-je faire?".

                Je retournai vers eux et dis: "Je suis pris au piège et je vous dis dans le Nom du Seigneur que je n'irai pas là-bas".

                Quelqu'un fit cette réflexion: "Est-ce que cela pourrait être la volonté permissive de Dieu?".

                Je répondis: "Dieu peut le permettre, mais ce n'est pas sa volonté. Allez vous-même Lui demander".

                Je rentrai et mon fils, le petit Billy mit ses bras autour de moi et dit: "Papa, n'écoute pas ces prédicateurs, écoute seulement ce que Dieu te dit".

                Vers 3 heures du matin, je me levai et je sentis comme s'il y avait quelqu'un présent. Il vint de ce côté et je dis: "Mon Seigneur, qu'est-ce que ces hommes là-bas essaient de me dire?".

                L'Ange dit: Va avec eux, mais tu paieras pour cela. Tu es pris au piège. Va avec eux, je te donne la permission d'y aller. Mais rappelle-toi, tu vas payer pour cela. Il ajouta: Va réveiller ton garçon et dis-lui qu'au matin ce sera une belle journée, la tempête sera terminée. Ils te demanderont d'aller prier pour les malades à l'école du dimanche. Je bénirai cela et Billy viendra te chercher. Un jeune homme dans une voiture noire prendra un autre garçon en route. Sur le chemin du retour, il y aura un indigène se tenant à côté d'un arbre eucalyptus près d'un pont, sur le point de frapper un autre avec un bâton. Il portera un habit safari blanc. Dis ceci à ton garçon, et dis-leur aux autres hommes pour qu'ils sachent que c'est AINSI DIT LE SEIGNEUR!

                Je réveillai Billy et je dis: "Billy, Dieu t'a honoré, mon fils. Et voici ce qui va arriver". Et je le lui racontai.

                Nous ne savions pas qu'il y avait de la ségrégation dans toute la région, nous l'avons appris seulement lorsque nous sommes arrivés plus tard à Durban. C'était le seul endroit dans toute l'Afrique du Sud où les indigènes pouvaient venir librement.

                Nous avons donc commencé dès le lendemain, c'était une belle journée. Ils vinrent me chercher pour aller à l'école du dimanche. J'avais fini de me préparer, je n'avais pas mangé, je m'attendais au Saint-Esprit.

                Quand Billy entra, il dit: "Papa!".

                Je regardai et dis: "Où as-tu trouvé ce garçon?".

                Il répondit: "Exactement comme tu l'as dit, il se tenait au coin".

                Nous sommes montés en auto et Billy était assis à l'avant. D'habitude, personne ne me parle lorsque je m'en vais comme cela sous l'onction. Soudain Billy dit : "Papa, regarde là!".

                Il y avait là un indigène en habit safari blanc, à côté d'un arbre eucalyptus près d'un pont, et il était sur le point d'en frapper un autre avec un bâton. Je dis: "Te rappelles-tu ce que je t'ai dit ce matin? C'est bien cela Billy. Nous sommes sur le bon chemin, mais nous allons payer pour cela".

 

 

                Ce qui arriva par la suite est encore aussi étonnant. (3)

 

 

                Sydney Jackson, l'homme chez qui frère Branham devait aller se reposer, vint aux réunions. Il ne l'avait jamais rencontré mais chose étrange, alors que lui et sa femme se préparaient pour recevoir cet homme de Dieu, voici qu'il eut un songe. Il vit frère Branham assis sur une grande estrade fumant une cigarette. Frère Jackson ne pouvait pas comprendre comment un prédicateur pouvait fumer une cigarette, étant lui-même puritain. Ainsi, lorsque frère et soeur Jackson vinrent le rencontrer, frère Branham se détacha de la foule qui l'entourait, vint vers eux et dit: "Vous êtes le Rév. Sydney Jackson, et je vais vous dire quelque chose d'autre. Vous m'avez vu l'autre jour en train de fumer une cigarette, n'est-ce pas? Voici ce que cela veut dire: j'ai désobéi à Dieu et j'ai dû faire ce que ces hommes m'ont dit au lieu d'aller chez vous".

 

 

                Nous verrons à la fin de ce chapitre le prix qu'a dû payer l'équipe Branham pour avoir marché hors de la volonté de Dieu.

 

 

                Il y avait tout un remue-ménage dans la grande ville de Klerksdorp ce dimanche matin du 14 octobre. Certaines personnes de la place dirent que c'était le plus grand rassemblement jamais vu dans la ville. Comme d'habitude, les frères Baxter et Bosworth se chargèrent d'apporter le message du salut. On nous rapporte qu'en seulement une soirée, trois mille personnes (4) se sont levées pour répondre à l'appel de recevoir Christ comme leur Sauveur et Seigneur.

                Alors même que les gens de la ville témoignaient également de la merveilleuse puissance du Seigneur opérée à travers frère Branham, ils admettaient aussi que cet homme venu de l'étranger était un prophète qui les visitait. Ils réalisaient aussi que peut-être ils ne reverraient plus jamais de leur vie quelque chose de semblable.

                L'équipe Branham se dirigea ensuite vers Kimberley, la ville considérée comme la capitale mondiale du diamant. Les réunions qui avaient été planifiées du 17 au 21 octobre devaient se dérouler à l'Hôtel de Ville. Mais dès le premier soir, il y eut tant de monde qu'on estima qu'il y avait plus de gens dehors qu'au-dedans. Le comité local réalisa bien vite qu'ils avaient sous-estimé l'ampleur du mouvement, mais purent louer, grâce à la coopération de l'industrie minière, le stade De Beers qui pouvait contenir six mille personnes et qui était considéré comme l'un des meilleurs centres sportifs de l'Afrique du Sud.

                De tous les miracles qui se produisirent, nous n'en prendrons qu'un seul.

                Un homme du nom de Sydney Smith, de Durban, s'était joint à l'équipe Branham. Un jour, alors qu'il passait prendre frère Branham pour l'amener à la réunion, un homme très maigre vint à leur rencontre. Il avait reconnu frère Branham et voulait qu'il prie pour lui. L'homme releva ses manches pour montrer l'état de ses bras. Ils n'étaient pas plus gros que ses poignets. Frère Branham le regarda et dit: "Vous souffrez de la tuberculose. Croyez-vous en Dieu?". L'homme répondit: "Je crois en Dieu".

                Frère Branham pria pour lui et après lui avoir parlé quelques minutes, il lui dit: "Laissez-moi voir encore votre bras".

                Cette fois-ci lorsque l'homme retroussa sa manche, il fut étonné de constater que son bras avait grossi et semblait être plus fort qu'il l'était quelques minutes auparavant. C'était un cas très exceptionnel où Dieu a non seulement guéri cet homme instantanément, mais lui donna miraculeusement de la force physique, chose qui d'ordinaire revient graduellement.

                On raconte que parmi toutes les villes que l'équipe Branham a traversées, Kimberley semble avoir été celle où le plus de témoignages de guérisons ont circulé partout dans les rues.

 

 

L'Ange du Seigneur se laisse voir

 

 

                Un fait très intéressant est aussi arrivé à Kimberley. Après une réunion, un homme vint témoigner à un membre de l'équipe qu'il avait vu l'Ange du Seigneur se tenir près de frère Branham sur l'estrade. On lui demanda de décrire très soigneusement l'Ange pour vérifier si cela concordait avec d'autres témoignages. Il le décrivit ainsi: "Un homme grand, presqu'aussi grand que le frère Baxter, le visage rasé, vêtu d'une robe blanche bordée d'une frange dorée dans le bas".

                Trois semaines plus tard, à Port Elizabeth, un autre homme rapporta qu'il avait vu l'Ange du Seigneur se tenir derrière frère Branham. Son récit était identique aux autres. Cet homme ajouta aussi qu'il avait vu quelque chose de phosphorescent tomber de ses bras alors qu'il étendait les mains pour prier pour les gens. Cela semblait être comme une eau pétillante qui dégouttait continuellement de ses mains et de ses bras.

                Justus Du Plessis, le principal interprète de frère Branham durant sa visite en Afrique du Sud, raconta avoir vu plusieurs fois une ombre supplémentaire sur l'estrade. Alors qu'il vérifiait avec les lumières, il savait qu'il n'y avait définitivement rien entre la lumière et le plancher qui pouvait causer cette ombre. Il était pleinement convaincu que cela ne pouvait être rien d'autre que l'Ange du Seigneur.

                Ce phénomène est aussi arrivé alors que des réunions étaient tenues à Durban. Ce qui suit est une lettre que le frère Julius Stadsklev a reçue.

                "Je priais depuis longtemps pour que Dieu me permette de voir l'Ange du Seigneur lorsque frère Branham visiterait Durban. Un jeudi soir, le 22 novembre 1951, j'ai assisté à cette grande réunion préparée spécifiquement pour les non-européens au stade de course Greyville. Peu de temps après que frère Branham fut monté sur l'estrade, je pus distinguer la silhouette d'un autre homme se tenant directement derrière frère Branham. Son profil prit la forme d'une lumière étincelante. Cet homme avait une stature beaucoup plus grande que frère Branham. Voulant être certain que cela n'était pas le fruit de mon imagination, j'ai intentionnellement gardé mes yeux fixés que sur frère Branham. Cette forme m'a été révélée trois fois et en plus de cela, j'ai eu le privilège de voir, au moment où frère Branham levait ses bras pendant la prédication, une substance liquide qui semblait être phosphorescente,  tombait de ses mains et de ses bras.

 

 

Record de guérisons toujours croissant

 

 

                La campagne suivante fut tenue du 24 au 28 octobre à Bloemfontein, mot qui signifie "fontaine fleurie". Des milliers de gens vinrent de très loin. On interrogea un homme venu de l'Afrique du Nord ayant fait approximativement quatre mille miles en avion. Un policier estima qu'il avait compté plus d'un millier de voitures provenant de l'extérieur.

                Durant la réunion du vendredi soir, frère Branham eut une vision différente de toutes celles qu'il avait eues auparavant. Alors qu'il encourageait les gens à croire, il vit un grand mur s'élever à l'arrière du stade et s'étendre dans toute la longueur de la place. Et tandis que ce mur continuait à s'élever, il surplomba la foule et de grosses gouttes d'eau semblaient se déverser par-dessus et tomber directement sur la tête de quelqu'un.

                Frère Branham estima qu'il y avait au moins mille cinq cent de ces gouttes, et il était convaincu que ces gens avaient été guéris, mais qu'ils devaient persévérer dans la foi pour conserver leur guérison. Ce soir-là fut considéré comme un record de guérisons sans précédent.

 

Le pouce de cette jeune fille était complètement soudé sur la paume de sa main.On ne pouvait pas opérer,disait-on, pour remédier à cette infimité car les nerfs et les vaisseaux sanguins, traversaient directement du pouce à la paume de sa main, et que le pouce faisait pour ainsi dire partie intégrante de la paume. Un soir, alors que frère Branham tenait des réunions à East London,elle reçut sa guérison par la foi sans même se lever de son siège. Après la réunion, la voici qui montre sa main qui est parfaitement normale.

                Très souvent frère Branham rappelait aux gens qu'il ne pouvait rien dire, sinon ce que lui révélait le Seigneur. Un soir, une femme vint dans la ligne de prières, et après que frère Branham eut la vision qui la concernait, il lui dit d'être certaine qu'elle était prête à rencontrer Dieu. Il lui donna des paroles d'encouragement, lui recommanda de servir Dieu de tout son coeur. Mais rien ne fut dit au sujet de sa maladie ou de sa guérison.

                Après la réunion, on demanda à frère Branham pourquoi il avait parlé de la sorte à cette femme. Il répondit qu'il avait vu en vision un cortège funèbre et que cette femme mourrait très prochainement. Le matin suivant, on apprit que cette femme était morte cette nuit-là.

                Beaucoup d'indigènes sont venus aux réunions. C'est parmi eux que Dieu opéra le plus de guérisons. On raconte le cas d'un bébé ayant une tête d'eau et qui est redevenue normale en moins de quatre jours.

 

 

                Voici le rapport du missionnaire Auguste Kast, envoyé par la suite, comme témoignage de ce que Dieu a fait pour le peuple indigène du Basutoland. (5)

 

 

                "La Voix de la Guérison", journal chrétien américain, nous a fait connaître frère Branham et son merveilleux ministère de guérison, ainsi que son collègue frère Bosworth bien avant leur arrivée ici.

                Deux réunions Branham furent annoncées pour Bloemfontein et nous nous efforçâmes d'y inviter un grand nombre d'indigènes du Basutoland et de l'Etat libre d'Orange.

                Nous avons réservé des autobus et des wagons spéciaux sur toutes les lignes, afin que beaucoup d'âmes assoiffées de vérité et beaucoup de malades pussent atteindre Bloemfontein. Dans la ville indigène, nous pûmes louer une église de huit cents places, mais nous réalisâmes qu'elle serait beaucoup trop petite. Nous louâmes six grands locaux qui devaient servir de dortoirs pour ceux qui venaient de loin.

                Durant des mois, les chrétiens prièrent pour ces deux réunions, demandant à Dieu qu'Il accorde de puissantes bénédictions, tant pour les corps que pour les âmes.

                La première réunion eut lieu le samedi après-midi, mais bien des personnes du dehors, étaient arrivées les jours précédents déjà. Très tôt samedi matin, l'église était pleine. Seuls les malades furent admis à l'intérieur, tandis que des milliers durent rester dehors, mais ils purent participer à la réunion, grâce à un système de haut-parleurs.

                En arrivant, frère Bosworth fut très réjoui d'entendre ces indigènes chanter de tout leur coeur les louanges du Seigneur. Par son message, la foi des auditeurs fut fortement stimulée. Frère Bosworth pria pour une trentaine de personnes sourdes d'une oreille par suite d'opération ou de maladie. Dans chaque cas les sourds recouvrirent l'ouïe et l'auditoire fut émerveillé de voir Dieu agir puissamment par l'intermédiaire de Son humble serviteur.

                Celui-ci déclara avec assurance que tous les malades pouvaient être guéris à condition de croire en la Parole de Dieu; tous furent exhortés à mettre leur foi à l'épreuve.

                Frère Bosworth leur dit de répéter une prière, puis Dieu accomplit des merveilles. Ceux qui furent guéris donnèrent leur témoignage devant le microphone. Tout l'auditoire bénit le Seigneur lorsqu'une vieille femme dit: "Je suis venue ici sourde et aveugle et maintenant je peux voir et entendre". Soixante-sept malades qui étaient à l'intérieur de l'église témoignèrent avoir été guéris à cette première réunion. A l'extérieur, il y eut un trop grand nombre de gens guéris pour qu'ils puissent être comptés.

                Le jour suivant, un dimanche, sera à jamais mémorable pour un grand nombre d'indigènes. Nous réalisâmes qu'aucun local ne pourrait contenir la foule, si ce n'était le grand terrain de football. Très tôt le matin  une estrade fut érigée, ainsi qu'un système de haut-parleurs. Les gens arrivaient déjà par milliers, les missionnaires et leurs aides indigènes eurent fort à faire en faisant asseoir l'auditoire en bon ordre, amenant les infirmes devant l'estrade.

                A 9h30, l'auditoire recueilli se mit à chanter. Ceux qui entendirent ces mélodies célestes  ne les oublieront jamais. Tous se mirent à genoux pour la prière, hommes, femmes et enfants. L'auditoire s'était accru et comptait environ dix mille personnes. Tous ensemble ils prièrent Dieu de Se révéler; quelle intercession!...Ils étaient si désireux de bénédictions et de guérisons qu'ils criaient à Dieu du fond de leur coeur.

                Qui aurait osé arrêter une telle intercession? Les coeurs des missionnaires étaient fondus et des larmes coulaient sur leurs joues, en face de cette multitude criant à Dieu...

                Un d'entre nous exhorta cet auditoire à croire la Parole de Dieu et à s'attendre à de grandes choses. Il était tout à fait impossible de prier pour chacun individuellement, mais tous pouvaient recevoir la guérison là où ils étaient assis lorsque frère Branham prierait pour eux collectivement.

                Des témoignages donnés fortifièrent la foi de plusieurs. A 10h30, frère Ern Baxter apporta le message du salut et exhorta les âmes à accepter Christ comme leur Sauveur. Dans l'appel qui suivit, des milliers de mains se levèrent, elles étaient trop nombreuses pour les compter, mais le Seigneur les vit.

                Lorsque frère Branham monta sur l'estrade, un grand silence s'établit. Il fut ému de compassion à la vue de tant de grands paralytiques, mais avec l'assurance de la foi, il déclara que beaucoup allaient se lever et marcher bientôt.

                Une dizaine de personnes montèrent sur l'estrade et l'auditoire fut étonné de ce que frère Branham, par l'Esprit de Dieu, put dire dans chaque cas de quoi elles souffraient. Puis il pria pour elles et Dieu, dans Sa grâce, guérit ces corps souffrants. L'auditoire était alors d'environ douze mille personnes et frère Branham pria avec foi et ferveur pour la guérison de tous, ordonnant à Satan de quitter les corps de ses victimes au Nom du Seigneur Jésus-Christ. Dieu exauça cette prière, la Bible ne nous dit-elle pas: La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera

                Il n'y avait pas assez de temps pour entendre des témoignages, mais de toutes parts de l'auditoire, l'on entendit de joyeuses exclamations: "Je suis guéri! Je vois! Je peux marcher! Je n'ai plus mal. Alléluia!". Cette réunion remarquable se termina par un chant de louanges.

                Au cours des semaines qui précédèrent la visite du frère Branham, nous reçumes quatre mille demandes de prières pour les malades. Ces lettres étaient contenues dans deux immenses paniers, sur lesquels frère Branham étendit les mains après la réunion et Dieu répondit en guérissant ces malades inconnus.

                Durant les trois ou quatre semaines suivantes, une quantité de témoignages nous parvinrent de toutes les contrées du Basutoland.

                Cinquante personnes de Mont-Tabor, notre station missionnaire à cent vingt-cinq kilomètres de là, assistèrent aux réunions Branham; à part quelques-unes, toutes furent guéries.

                D'un de nos villages voisins, vingt-trois personnes allèrent aux réunions de Bloemfontein et quinze d'entre elles témoignèrent de leur guérison. Le propriétaire de l'autocar de M. dit :"J'ai porté un homme paralysé allant aux réunions, en rentrant il marchait seul et n'avait plus besoin d'aide".

                Lorsque je visitai notre église de Zastron dans l'Etat libre d'Orange, des centaines d'auditeurs étaient présents et cela grâce aux merveilles que Dieu avait accomplies à Bloemfontein.

                Un aveugle-né témoigna de ce que Dieu avait fait à son égard, en nous lisant une portion de la Bible. Une femme qui avait beaucoup souffert pendant vingt ans fut complètement guérie; elle a commencé à travailler dès ce jour. Deux autres femmes qui ne pouvaient plus marcher vont à merveille maintenant.

                Environ la moitié de ceux qui assistèrent aux réunions Branham furent guéris. Partout où je suis allé faire des visites, les gens m'ont parlé des merveilleuses guérisons que le Seigneur a opérées en leur faveur. Un grand nombre de lettres reçues racontent aussi les oeuvres puissantes de Dieu dans les âmes.

                De Kroomstad, un pasteur qui était paralysé m'écrit qu'il marche maintenant sans béquilles et que six membres de son église furent aussi guéris. Deux réunions seulement, mais quels résultats!... Au moins mille personnes ont été guéries au cours de ces deux rencontres! Loué soit le Seigneur!

                Trois mois ont passé, mais nous recevons encore chaque semaine plusieurs requêtes de prières de personnes affirmant qu'elles ont la foi pour être guéries. Toutes les lettres parlent de ces deux merveilleuses réunions. Dans cette contrée, des milliers de personnes prient pour une deuxième visite de frère Branham et de ses collaborateurs.

                De Bloemfontein, l'équipe Branham voyagea environ neuf cents miles au sud-ouest vers la ville de Capetown, une ville moderne d'environ un demi-million d'habitants. Bien souvent, cette ville fut prise en référence comme étant la porte d'entrée en Afrique à cause de son port de renommée mondiale et parce qu'elle est la capitale de l'Union Sud-Africaine.

                C'était une première dans l'histoire aéronautique du Wingfield Airport que la compagnie South African Airlines offre gratuitement un de leurs hangars. De cinq à dix mille personnes assistaient à chaque réunion. Les places étaient comblées à 6h p.m. En conséquence les réunions commençaient souvent à cette heure, donnant l'opportunité aux gens d'entendre un message du frère Bosworth, ensuite du frère Baxter, et pour terminer, ils pouvaient voir la démonstration surnaturelle de l'Evangile par William Branham.

                Les réunions pour les non-Européens furent tenues au Drill Hall à Capetown. En une seule réunion, il est rapporté que cinquante-trois personnes témoignèrent que leur vue s'était grandement améliorée ou était devenue parfaitement normale. Plusieurs d'entre elles avaient été complètement aveugles auparavant.

                La réunion du dimanche matin était prévue pour 10 heures, mais les gens commencèrent à se rassembler à 1h30 du matin. Lorsqu'on ouvrit les portes, seulement une petite partie de ceux qui attendaient dehors purent entrer dans la salle qui ne pouvait contenir que trois mille personnes.

                Ensuite ce fut le tour de Port Elizabeth où des réunions furent tenues du 7 au 11 novembre, d'abord au Feather Marker Hall, puis au stade Davis.

                Voici un incident un peu comique. Un soir, frère Branham désigna un homme âgé couché sur une civière. Il lui dit: "Le Seigneur vous guérira. Vous pouvez maintenant vous lever, plier votre couverture et votre civière et marcher". L'homme âgé se leva et commença à plier sa couverture, lorsque plusieurs hommes de la Croix Rouge, toujours disponibles pour aider les malades, s'approchèrent pour l'assister. Alors il leur déclara énergiquement: "Frère Branham m'a dit de plier ma couverture et ma civière, et cela ne veut pas dire que vous êtes censés m'aider. Allez-vous-en et ne me dérangez pas".

                Ensuite ce fut le tour de Grahamstown. Et voici encore un incident qui prouve que ce n'était pas en vain que l'on enseignait à tous d'obéir exactement à tout ce que frère Branham disait sous l'onction. Frère Branham désigna une femme en lui disant: "Vous avez la tuberculose. Levez-vous et acceptez votre guérison". La femme ne bougea pas. Il dit: "Levez-vous. Jésus-Christ peut vous guérir. Levez-vous et acceptez votre guérison". Il n'y eut toujours pas de réaction. Alors frère Branham se tourna vers une autre femme couchée sur une civière, dont il venait d'avoir une vision. Il lui dit: "Madame, vous avez un trouble cardiaque très grave. Il est impossible que vous viviez plus longtemps, à moins que Christ ne vous guérisse. Si vous voulez vous lever et l'accepter, Jésus-Christ vous guérira". La femme se leva et fut immédiatement guérie. Cependant, la première femme qui ne voulut pas écouter ne fut jamais guérie.

                C'est ensuite à East London que des réunions furent tenues du 14 au 18 novembre au "Border Rugby Union Grounds".Quelque chose de remarquable se produisit à deux occasions. La température était vraiment défavorable pour tenir des réunions, mais aussitôt que frère Branham fut arrivé en scène, les vents et la pluie ont cessé. Les journaux en firent même un rapport, et l'article original se trouve dans le livre de Julius Stadsklev.

                Entre autres, il y a une photo montrant cinq indigènes atteints de tuberculose, qui étaient venus directement du sanatorium à la réunion. Frère Branham les désigna l'un après l'autre, et ils furent tous guéris.

 

 

 

                La campagne de Durban

 

 

                Alors qu'on était en route d'East London à Durban, frère Branham eut une vision d'une hutte indigène sur une certaine colline. Alors qu'ils continuaient leur route, soudain frère Branham vit la colline et demanda au conducteur d'arrêter. Pendant qu'ils se rendaient à la hutte, frère Branham la désigna, localisée parmi d'autres identiques. Il ajouta qu'ils trouveraient à l'intérieur une femme indigène couchée sur un lit, très malade de tuberculose. Cette femme serait une chrétienne capable de parler l'anglais.

                Comme ils entraient dans la hutte, ils virent cette femme couchée sur un lit, exactement telle que l'avait décrite frère Branham. Elle leur raconta qu'elle avait prié pour sa guérison et que le Seigneur lui avait promis qu'il enverrait un prophète d'un autre pays afin qu'il prie pour elle, et qu'elle recevrait sa guérison.

Durban, Afrique du sud, 1951

 

 Les réunions les plus considérables étaient réservées pour la fin.

Durban en Afrique du Sud est une grande ville de près de quatre cent mille habitants et est souvent comparée à la ville de Miami en Floride pour sa plage et ses touristes. Il serait difficile de donner un rapport complet de ces cinq jours de réunions tenues du 21 au 25 novembre. Nous nous contenterons de vous montrer quelques photos et articles de journaux et nous laisserons frère Branham raconter lui-même ce qui suit. (6)

 

 

                Lorsque j'arrivai à Durban, le seul endroit assez grand fut l'énorme champ de course, le deuxième au monde. La foule dépassait largement cent mille personnes. Afin de maintenir l'ordre, on avait dressé des barrières séparant les différentes tribus. Des centaines de policiers assuraient le maintien de l'ordre. Ces âmes affamées avaient parcouru de nombreux kilomètres. Une reine de Rhodésie vint, accompagnée d'un train de sept voitures chargées d'indigènes. Ils marchèrent à travers monts et vaux, portant sur leur dos, pendant de nombreux kilomètres ceux des leurs qui avaient besoin d'aide. Tout le pays fut ému par les oeuvres puissantes du Saint-Esprit.

                Un après-midi, alors que je commençais à prêcher, une femme mahométane monta sur l'estrade (il y avait des milliers de Mahométans présents à cette réunion). Comme elle se tenait devant moi, un missionnaire qui s'occupait particulièrement des Mahométans, commença à implorer doucement le Seigneur: "Oh pour cette chère âme! Oh pour cette chère âme!". Il était dans le pays depuis des années, et selon son propre témoignage, il n'avait vu qu'UN SEUL Mahométan recevoir le Seigneur Jésus pour son Sauveur.

                Et voici que cette femme Mahométane était là devant moi, l'Esprit commença à se mouvoir en moi. Je dis à cette femme: "Vous savez que je ne vous connais pas. Je ne connais même pas votre langue". Elle acquiesça. Je dis: "Pour ce qui est de vous guérir, vous savez que je ne le peux pas. Mais vous avez entendu le message de cet après-midi, et vous m'avez compris". Son interprète Indien répondit pour elle, qu'elle l'avait compris parce qu'elle avait lu le Nouveau Testament. Or les Mahométans sont des descendants d'Abraham. Ils croient en un seul Dieu mais ils rejettent Jésus en tant que Fils de Dieu, mettant à la place Mahomet, qu'ils considèrent comme le prophète de Dieu. Ils croient que Jésus est mort mais nient la résurrection. Leurs prêtres leur enseignent cela, et ils le croient.

                Je dis: "Mais Jésus est réellement mort et ressuscité. Il a envoyé Son Esprit sur l'Église. Cet Esprit qui était en Lui est le même Esprit qui est maintenant dans l'Église. Il a le pouvoir de faire ce que Jésus a fait et Il le fera. Il dit dans Jean 5:19 : Le Fils ne peut rien faire de Lui-Même, Il ne fait que ce qu'Il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. Par conséquent, si Jésus vient et me révèle la nature de votre maladie, ou la raison pour laquelle vous êtes ici, s'il peut me dire quel fut votre passé, alors vous pouvez sûrement croire pour ce qui est du futur?".

                Elle dit (par l'interprète): "Oui, je peux croire".

                Je répondis: "Très bien, puisse-t-Il me parler".

                Tous ces Mahométans observaient attentivement. Ils se penchaient tous en avant pour voir ce qui allait se passer.

                Alors le Saint-Esprit parla: "Votre mari est un homme court et trapu; il a une moustache noire. Vous avez deux enfants. Il y a environ trois jours, vous êtes allée chez le médecin pour vous faire examiner. Vous avez un kyste dans la matrice".

                Elle inclina la tête et dit: "C'est vrai".

                Je lui demandai: "Comment avez vous pu venir vers moi, qui suis un chrétien? Pourquoi n'êtes-vous pas allée chez votre prophète mahométan?".

                Elle dit: "Je pense que vous pouvez m'aider".

                Je dis: "Je ne peux vous aider, mais si vous recevez le Seigneur Jésus-Christ comme votre Sauveur, ce Seigneur Jésus-Christ qui est ici en ce moment-même, et qui sait tout ce qui vous concerne, Lui vous aidera".

                Elle dit: "J'accepte Jésus comme mon Sauveur".

                Et voilà! Elle fut guérie, et environ dix mille Mahométans vinrent à Christ ce jour-là parce que l'Evangile avait été prêché, non seulement en Parole mais aussi en puissance.

 

 

Guérison d'un jeune Hindou

 

 

                Frère Branham nous relate ici les détails de cette merveilleuse guérison.

 

 

                Si vous aviez pu voir son appareil orthopédique: son soulier avait 30 à 35 centimètres de haut. Dessous, il y avait une plaque de métal. Son soulier se trouvait au sommet de deux longs montants. Il marcha jusqu'à l'endroit où je me trouvais. Il avait deux béquilles et avec ce gros soulier de métal, il clopinait. Je regardai sa jambe qui était posée sur ce gros soulier de métal. Je lui dis: "Parles-tu anglais?".

                "Non, monsieur".

                L'interprète me dit: "Il ne parle pas l'anglais".

                "Depuis quand est-il ainsi?".

                L'interprète le lui demanda. "Depuis sa naissance".

                "Peux-tu bouger un peu la jambe?".

                "Non, monsieur".

                "Crois-tu en Jésus-Christ?".

                Il répondit: "Je suis Mahométan".

                Je dis: "Accepteras-tu Jésus-Christ s'Il te guérit?".

                "J'accepterai Jésus-Christ comme mon Sauveur s'Il me guérit".

                "S'Il te guérit et que cette jambe devienne comme l'autre, alors tu L'accepteras?".

                "Je le ferai".

                O Dieu, que feras-Tu? Il a répondu à toutes les questions. Frères, j'eus le sentiment que je devais attendre une minute pour voir ce qu'Il allait dire. Je regardai et je vis dans une vision ce garçon longer un mur.

                Je dis: "Vous, docteurs, voulez-vous l'examiner?". Oh! Vous savez alors où vous vous trouvez. Vous connaissez votre position.

                Je dis: "Viens jusqu'ici, fils". Et il s'approcha en boitant.

                Ta jambe paraît être 30 à 35 centimètres plus courte, mais Jésus-Christ, le Fils de Dieu peut la guérir. Vous, Mahométans, le croirez-vous et L'accepterez-vous comme Sauveur personnel?". Alors des milliers de mains noires se levèrent.

                J'ai prié: "Père Céleste, s'il ne devait y avoir qu'une fois où Tu me répondes, que ce soit maintenant. C'est pour Ta gloire. C'est pour Toi. Je Te prie de guérir ce garçon".

                Alors je lui dis: "Enlève ton soulier". Il me regarda drôlement. L'interprète lui dit: "Enlève ton soulier". Alors, il le déplaça, parce que j'avais vu dans cette vision ce qui allait arriver. Il enleva sa prothèse et quand il l'eut fait, il marcha vers moi avec les deux jambes aussi normales que les miennes maintenant.

                Je lui dis: "Veux-tu marcher d'un coin à l'autre?". Il commença à pleurer en allant et venant. Il ne savait que faire en marchant comme cela. Il disait: "O! Allah, Allah, Allah".

                Je dis: "Jésus, Jésus!".

                "Oh! Jésus, Jésus...".

                Frère Stadsklev dit: "Un instant, frère Branham, serait-ce possible que je prenne une photographie?".

                Je lui dis: "Allez-y". Il prit la photographie du garçon avec ses deux jambes aussi normales et droites que possible.

                Je dis: "Combien de Mahométans rejettent Mahomet comme prophète et croient que Jésus est le Fils de Dieu et L'acceptent comme leur Sauveur personnel?". Dix mille mains se levèrent.

                A une autre occasion (7) il y avait entre autres, un pauvre être complètement difforme. Il n'avait jamais été capable de marcher normalement; et lorsqu'il vint à la réunion, il marchait complètement courbé à la fois sur ses mains et sur ses pieds. Il représentait davantage l'aspect d'un animal en mouvement que celui d'un homme. Ceux qui prenaient soin de lui le montraient plutôt comme un objet de curiosité qu'ils traînaient dans toutes les rues de la ville. Ils avaient mis un collier autour de son cou et le tiraient avec une chaîne, tout comme on l'aurait fait avec un ours. Ils cherchaient à gagner de l'argent par ce moyen en l'exhibant devant les gens.

                Lorsqu'il vint en avant pour la prière, frère Branham vit en vision l'homme se tenant debout, guéri par la puissance de Dieu.

                Avec cette vision devant les yeux, il jeta un défi à la foule de païens et d'incroyants: "Accepterez-vous de reconnaître le Seigneur Jésus-Christ comme Sauveur si cet homme est instantanément guéri et se trouve parfaitement bien?". Beaucoup si ce n'est une multitude de gens, connaissaient cet homme et sa terrible situation. Non seulement les païens, mais aussi les agnostiques, des membres d'église, des représentants de diverses tribus, furent mis au défi et furent d'accord de vraiment reconnaître Jésus comme étant réellement Dieu si cet homme était guéri au Nom de Jésus.

                Aussitôt que frère Branham eut prié, l'homme se tint debout sur ses pieds. Alors le peuple éclata en acclamations et loua Dieu à haute voix. Après que l'ordre de s'avancer fut donné, et cela à deux reprises, afin que chacun comprenne bien de quoi il s'agissait, un nombre estimé à plus de trente mille s'avancèrent pour accepter le salut, alors que vingt-cinq mille reçurent leur guérison. Lorsque les réunions prirent fin dans cette ville, le maire organisa une grande parade, composée en particulier de sept camions chargés de béquilles, de cannes et de toutes sortes d'appareils qui avaient été employés auparavant par les estropiés. On estime que les cent vingts réunions en Afrique ont attiré un demi-million de personnes.

                Après les réunions de Durban, William Branham, Ern Baxter et Billy Paul Branham prirent l'avion pour Salisbury en Rhodésie du Sud, où ils tinrent des réunions les 28 et 29 novembre. Pendant ce temps, le frère Bosworth alla de son côté vers Prétoria et prêcha trois et quatre fois par jour, afin de préparer les coeurs pour recevoir le prophète de Dieu.

                Le compte rendu des deux réunions tenues à Salisbury prouve grandement que ce fut une immense bénédiction pour des milliers de personnes.

                Des centaines arrivèrent du Sud comme du Nord de la Rhodésie parce qu'elles n'avaient pas pu venir dans les réunions d'Afrique du Sud.

                A Prétoria, un homme qui avait été complètement aveugle depuis dix-sept ans, et qui était pensionnaire dans une institution pour indigènes aveugles, se mit soudainement à louer Dieu en criant: "Kea bona, kea bona!". (Je peux voir, je peux voir!).

                Une jeune fille d'envion dix ans qui était sourde et muette put entendre et parler, quoiqu'elle ne l'ait jamais fait auparavant et qu'elle dut apprendre comment s'exprimer, mais elle apprit très rapidement.

                Une femme paralysée d'un côté depuis quarante ans, et qui n'avait jamais pu dormir sur ce côté, et ne pouvant pas non plus se servir de ses mains, fut guérie après qu'on eut prié pour elle. En se réveillant le lendemain matin, elle réalisa qu'elle avait dormi sur le côté paralysé et qu'elle avait retrouvé l'usage de ses mains.

                On rapporte aussi que durant deux réunions un grand nombre s'avança à l'autel, jetant leurs cigarettes, leurs pipes, leurs tabatières, leurs fétiches et leurs médicaments indigènes. Même les dés qu'on utilisait pour jouer à l'argent furent apportés sur l'estrade, et on fut surpris de voir quelques (Tsosis et Amalites, gangsters africains) amener leurs couteaux avec lesquels ils poignardaient les gens. Bien qu'il n'y eut pas de prédications concernant les parures extérieures des femmes, quelle joie ce fut de voir plusieurs femmes enlever leurs pendants d'oreilles, leurs bracelets, etc... pour s'abandonner totalement à Dieu.

 

 

                Voici une lettre d'appréciation envoyée à l'équipe Branham.

 

 

Toute l'Afrique du Sud bénie par les réunions Branham

par W.F. Mullan, vice-président des Assemblées de Dieu au Sud de l'Afrique

 

 

                Des milliers de personnes sont accourues pour entendre William Branham et ses collaborateurs pendant leurs deux mois et demi de réunions en Afrique du Sud. Partout où ils sont passés, une vague de bénédictions s'est répandue, augmentant avec le nombre de réunions. Ce fut impossible de trouver des locaux assez grands pour contenir les foules. Les réunions eurent donc lieu en plein air, sur des stades, des terrains de football, etc. A un endroit, même une place d'aviation militaire fut mise à notre disposition. Les malades, les infirmes furent amenés de loin par les moyens de transport les plus variés.

                Au début, les frères Baxter et Bosworth furent seuls pour deux jours. Le premier de ces frères, par un ministère puissant, exhorta les foules à renoncer à toute idée préconçue, à toute opinion erronée et à toute superstition. La foi véritable basée sur la Parole de Dieu fut présentée. En un temps très limité, frère Baxter instruisit les foules et posa une base biblique ferme et solide. A son arrivée, frère Branham fut conduit directement de l'aéroport à la réunion. Son ministère était admirablement préparé par son collègue, aussi, dès le début, des guérisons instantanées et graduelles se produisirent. Certains malades quittèrent les lieux sans amélioration, mais nous écrivirent par la suite qu'ils étaient guéris ou que leur condition physique s'était beaucoup améliorée.

                La première série de réunions eut lieu à Johannesburg, grand centre industriel africain, très peuplé. Une mission anglaise mit sa maison et ses terrains de banlieue à notre disposition. Frères Baxter et Bosworth y exercèrent durant deux jours un ministère béni, annonçant avec conviction le simple message de l'Evangile. Lorsque frère Branham arriva, chacun s'attendait à de grandes choses de la part du Seigneur. Frère Branham reconnut un degré de foi élevé parmi ses auditeurs. Jamais encore il n'avait rencontré tant de foi au début des réunions. Il pria collectivement pour les malades et des miracles se produisirent. L'auditoire qui était à ce moment de dix mille personnes, s'accrut jusqu'à douze mille et quatorze mille personnes et le Seigneur fut glorifié. En quelques semaines, douze villes sud-africaines reçurent la visite de William Branham et de ses collègues. Ce fut un privilège pour moi en tant que vice-président des assemblées d'accompagner l'équipe de réveil. Partout, j'ai été témoin de tant de bénédictions et de manifestations de la puissance du Seigneur, qu'il m'est impossible d'entrer dans beaucoup de détails, sinon il me faudrait des pages et des pages pour retracer ces jours mémorables. En ces temps de luttes interraciales, je n'oublierai jamais le message si opportun de frère Baxter à Bloemfontein, basé sur Romains 3:22: Il n'y a point de différence...

                Ce message de salut pénétra si profondément dans les coeurs qu'à l'appel qui suivit, deux mille personnes environ se levèrent pour accepter Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Qui oubliera jamais cet autre message de notre frère à Port-Elizabeth sur la deuxième venue du Seigneur? Et son émouvant appel basé sur 2 Corinthiens 6:2: Voici maintenant le jour du salut.

                Dieu s'est servi de ces messages et d'autres tout aussi incisifs pour convaincre des milliers d'âmes de la nécessité d'accepter Christ comme leur Sauveur personnel. Les messages de frère Bosworth furent aussi merveilleux, et à diverses reprises les auditeurs se dirent les uns aux autres: "Si seulement nous l'avions entendu plus tôt...".

                La loyauté et la fidélité des collaborateurs de frère Branham gagnèrent tous les coeurs; nous avons beaucoup aimé frère Branham et son équipe. Dans plusieurs localités, frère Bosworth pria avec succès pour ceux qui avaient perdu l'ouïe d'une oreille par suite d'opération ou d'autre maladie. Dans chaque cas, ce fut une démonstration de la fidélité et de la puissance du Seigneur. Pour plusieurs serviteurs de Dieu, ce fut un encouragement de voir des guérisons et des miracles accordés en réponse à la prière de la foi. On les entendait se dire: "Cela paraît si facile n'est-ce pas!".

                Frère Branham ne nous déçut pas, il est humble et sincère dans la manifestation des dons qu'il a reçus de Dieu. Le Seigneur a choisi cet instrument pour manifester Sa puissance glorieuse. Souvent, William Branham discerna la nature et la cause de la maladie chez ceux pour lesquels il allait prier. Son discernement s'étendait aussi aux malades en face de l'estrade. Très souvent frère Branham termina les réunions en priant pour tout l'auditoire. Lorsque ces diverses campagnes furent terminées, nous eûmes le temps de nous enquérir des résultats réels. Nous affirmons que par la prière collective de Frère Branham, Dieu opéra beaucoup plus de guérisons que par les autres moyens employés.

                A Bloemfontein, ville principale de l'Etat libre d'Orange, les réunions pour indigènes seulement furent excellentes. Cette ville située au centre de l'Afrique du Sud et à quelque cent cinquante kilomètres du Basutoland occupe une importante position dans la contrée. Frère Kast, missionnaire suisse des Assemblées de Pentecôte, a décrit dans son rapport les bénédictions dont les gens de son district, le Basutoland, furent l'objet. Quoique frère Branham n'ait pas été dans ce territoire, la population est descendue à Bloemfontein aux réunions et les bénédictions reçues auront une répercussion sur d'autres âmes.

                A Capetown, à la suite d'une réunion destinée aux Européens, cinquante-trois personnes ont témoigné avoir été guéries de cécité totale ou d'autres maladies des yeux

                A East-London, les immenses stades de football du Border Rugby Union furent remplis par la foule d'auditeurs et les réunions furent excellentes.

                A Pretoria (est du Transvaal), un magnifique rapport nous est parvenu des réunions destinées aux indigènes de diverses races. Bien avant l'arrivée de William Branham et de ses collègues, on prépara cet effort spécial par des réunions de prières où hommes et femmes se rendirent sous de grandes tentes chaque matin à 6 heures. Aussi les réunions Branham du matin et de l'après-midi rassemblèrent-elles de forts auditoires. Un jour, après une prière collective de frère Bosworth, un jeune homme, aveugle depuis dix-sept ans et pensionnaire d'un asile d'aveugles, se mit à louer Dieu et s'écria à haute voix: "Je vois, je vois!". Une fillette sourde-muette fut délivrée de ses infirmités et une femme paralysée depuis quarante ans d'un côté et ne pouvant mouvoir ses mains, s'éveilla guérie le lendemain matin. Un évangéliste indigène qui avait amené quatre malades, s'en alla témoigner avec joie à son missionnaire qu'ils étaient tous guéris. D'autres personnes témoignèrent encore avoir été guéries à Pretoria de cécité complète, de surdité, de paralysie, de grosseurs, etc.

                Un missionnaire de cette ville dit dans son rapport: "Il est difficile de décrire de telles réunions, il faut y avoir assisté soi-même pour apprécier les ferventes prières de milliers de personnes, leurs chants pleins d'entrain et la manière merveilleuse dont la Parole de Dieu fut annoncée et confirmée par une démonstration du Saint-Esprit".

                La série de Durban fut peut-être la plus remarquable quant au nombre de participants et à la manière dont Dieu bénit les âmes. Une partie du terrain était réservée aux Européens, à part se trouvaient les Indiens, les Métisses, les Africains, etc. Tout était très bien organisé. Le dimanche matin, des foules arrivaient déjà à six heures pour la réunion de 10h30. A côté des frères du service d'ordre, soixante-quinze gendarmes étaient là, ils estimèrent la foule à quarante mille ou quarante-cinq mille personnes. Frère Bosworth parla de la guérison divine et pria pour les sourds selon sa coutume. Dieu opéra des miracles. C'était, dit-il, le plus grand auditoire auquel il s'adressait depuis le début de son ministère, quarante ans auparavant. Les indigènes de cette contrée possèdent en majorité de belles voix mélodieuses et justes. Frère Bosworth éprouva un plaisir tout particulier à les faire chanter.

                L'après-midi, le cordon de police, qui nous rendit de grands services avec beaucoup de courtoisie, estima l'auditoire à cinquante mille personnes et des milliers ne purent entrer... Les gens qui occupaient leurs places dès l'aube ne voulurent pas les quitter de peur de les perdre. Ainsi pas moins de soixante-quinze hommes apportèrent des seaux d'eau pour désaltérer la foule entre les réunions. C'était, nous dit frère Branham, le plus grand auditoire auquel il s'est adressé. Des milliers de mains se levèrent pour témoigner du désir d'accepter le Seigneur Jésus comme leur Sauveur personnel. Une prière collective fut faite pour les malades et la puissance du Seigneur se manifesta par des guérisons. La multitude donna gloire à Dieu. Cette série se termina par des chants de louange et de triomphe qui montèrent vers Dieu pour Ses oeuvres merveilleuses.

                Après avoir eu le privilège d'accompagner frère Branham et ses collaborateurs dans toutes les localités de l'Afrique du Sud, vous me demanderez peut-être quelles sont mes impressions personnelles.

                Je pense pouvoir les résumer ainsi: ceux qui avaient le plus de foi sont ceux qui ont le plus reçu. Notre profonde gratitude monte vers Dieu qui nous a envoyé Ses serviteurs. (5)

 

 

                Avant de terminer, revenons sur cet incident mentionné au début du chapitre où frère Branham avait été forcé de marcher hors de la volonté de Dieu, et que l'Ange lui avait dit qu'il paierait pour cela. Laissons frère Branham raconter ce qui arriva. (2)

 

                Frère Baxter tomba malade le premier, puis ce fut le tour de Billy, et moi ensuite, et toute l'équipe. J'étais si malade que je pouvais à peine me rendre à la chaire. Plus tard, j'appris que j'avais attrapé "l'amibiase africaine", une maladie qui vient des Indiens. Lorsque je revins à la maison, j'en souffris davantage. J'en parlai à notre ami qui reste juste en face, le Dr Sam Adair, et il me dit: "Billy, cela peut te tuer en dix heures. Cela va dans le sang et si cela atteint le coeur ou le cerveau, tu meurs. Tu attrapes une forte fièvre et c'est fini".

                L'amibiase africaine n'est pas causée par des bactéries, mais plutôt par des parasites qui se collent le long de l'intestin, sucent le sang ou le mucus de l'intestin jusqu'à ce qu'ils soient bien enfouis. Il n'y a aucun médicament pour les enlever et vous empirez de plus en plus. Maintenant vous savez pourquoi j'ai cessé de faire des réunions depuis huit mois.

                Lorsque nous avons quitté Klerksdorp, je dis: "J'accepte de faire ceci, mais nous n'aurons probablement pas de réunion pour une période de six mois à un an". Sept mois se sont écoulés depuis cette réunion, et nous entrons dans le huitième. J'étais si malade, je pouvais à peine me tenir à cause de cette dysenterie.

                Je suis allé voir le frère Bosworth, nous nous sommes agenouillés, nous avons prié, ainsi de suite: rien. Il me semblait que Dieu avait fermé le ciel. Je marchais de long en large; Il semblait me dire: "Maintenant, la prochaine fois tu vas écouter".

 

(1) - Un prophète visite l'Afrique du Sud, Julius Stadsklev.

(2) - Premières expériences spirituelles, 15 juillet 1952.

(3) - Raconté par frère Peary Green sur une bande intitulée Incurable Healings,

       Tucson, 1981.

(4) - Un prophète visite l'Afrique du Sud, Julius Stadsklev, p. 84.

(5) - Traduit de l'anglais et publié en français par les Editions Peseux,N/E dans

        le livre William Branham.

(6) - Tiré du message L'âge de Philadelphie, Jeffersonville, 1960.

(7) - Tiré du livre Le prophète du vingtième siècle, Lee Vayle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Suite...

 

HAUT DE PAGE