CHAPITRE DOUZE

 

 

WILLIAM BRANHAM AUX INDES,

EN SUISSE ET EN ALLEMAGNE

 

 

Vision des 300.000 Hindous

 

 

                Pendant huit mois, frère Branham pria et supplia Dieu de le délivrer de la maladie qui l'avait frappé lors de son voyage en Afrique du Sud, l'amibiase africaine. Il alla voir le médecin et son état était si grave qu'il pouvait à peine prêcher. Mais Dieu semblait sourd à ses prières. Puis un soir il eut une vision. Laissons frère Branham lui-même nous la raconter. (2)

 

 

                Ce soir-là j'étais seul dans ma chambre. Ma femme et mes deux petites filles étaient dans la chambre à côté. C'était vers 3 heures du matin et je pensais: "Que me réserve le futur, qu'en sera-t-il de l'avenir?". Et comme j'étais couché sur mon lit, j'eus une vision.

                Quelqu'Un vint vers moi, l'air sévère. Il me dit: Tu pensais à ce que serait ton futur.

                Je répondis: "Oui".

                Il prit une feuille de papier, la plia et la jeta en l'air et ajouta: Ton avenir est clair. Puis la vision disparut.

                Je dis: "O Dieu, je voulais tellement Te parler. Si Ton serviteur a trouvé grâce à Tes yeux, permets que la puissance du Saint-Esprit revienne sur moi".

                Et alors, je la sentis venir, Whoooosssh! Je Le vis venir de nouveau vers moi et Il dit: Tu es inquiet au sujet de ta maladie.

                Je dis: "Oui. Me quittera-t-elle jamais, et m'ennuiera-t-elle encore?".

                Il répondit: Plus jamais. Cela a réglé la question. Et l'Ange ajouta: Tu pensais à la manière dont tu devrais conduire tes réunions. Certains te suggèrent de faire comme les autres prédicateurs, mais fais simplement ce que je te montrerai. Quelle que soit la réunion, laisse-la pourvoir à elle-même.

                Et alors Il m'enleva dans l'Esprit et me plaça au même endroit où j'étais à Durban, en Afrique du Sud, devant des milliers de personnes. J'étais au nord et devant moi était ce grand rassemblement de Durban, exactement la même réunion. Les gens disparaissaient en s'élevant du sol vers l'ouest. Ils disparaissaient vers l'ouest. Et juste à ce moment-là, je regardai de nouveau devant moi dans cette direction, c'était vers le sud, et il y avait un nouveau rassemblement plus grand que l'autre ne l'avait été. Il y avait des gens merveilleux, hommes et femmes louant Dieu avec leurs mains levées. Je dis: "Sont-ils tous des gens de couleur blanche?".

                Je regardai et je vis des Africains, cette grande race noire, qui se tenaient là. Et juste à ce moment-là, j'entendis quelque chose faisant tout simplement un vrombissement comme une dynamo en marche. Je levai les yeux et voici qu'arrivait un autre Ange. (Celui qui se tenait à mes côtés était le même Homme qui me parle toujours). Il avait allumé une grande lumière oscillante. Et cet Ange m'attrapa par les épaules et me tourna vers l'Est, et tandis que je regardais à l'Est, jamais je ne vis autant de gens de ma vie. Ils n'étaient pas africains. Ils étaient enroulés dans des étoffes semblables à ce que les Indiens portent aux environs de Calcutta. Ils étaient des hommes assez maigres, ils avaient les mains levées et louaient Dieu. Ils criaient mon nom tant qu'ils le pouvaient. Je regardai, l'Ange se tenait au-dessus de moi. Il avait cette grande lumière oscillante dans sa main et Il la tourna vers les champs et les collines. Aussi loin que je pouvais voir, ce n'était rien d'autre qu'une foule de gens.

                L'Ange dit (j'entendis le nombre aussi clairement que vous m'entendez): Ils seront trois cent mille à cette réunion, et je m'écroulai sans force sur le plancher.

                Après un certain temps, l'Ange revint, prit ma Bible, la leva au-dessus de ma table en la rapprochant de moi et l'ouvrit à l'endroit où Paul dans la tempête dit: O hommes, il fallait m'écouter et ne pas partir de Crêtes... un ange de Dieu, à qui j'appartiens et que je sers, m'est apparu cette nuit et m'a dit: Paul ne craint point (Actes 27:21).

                Ensuite l'Ange tourna au livre de Josué et Il pointa de son doigt le verset où il est écrit: Nul ne tiendra devant toi, tant que tu vivras. Je serai avec toi, comme j'ai été avec Moïse, je ne te délaisserai point, je ne t'abandonnerai point. Fortifie-toi et prends courage. (Josué 1:5).

                Lorsque je sortis de la vision, je priai: "Mon Seigneur et mon Dieu, je Te remercie. Je reconnais les épreuves et le châtiment que Tu me donnes quand je te désobéis, mais à partir de maintenant, Seigneur, je ne m'associerai pus jamais à aucun groupe que ce soit, prédicateurs, gérants, etc.., Et je serai libre de faire ce que Tu veux. J'irai seulement où Tu me diras d'aller et je ferai ce que tu me diras de faire pour le reste de ma vie; et toujours j'essaierai de faire comme Tu veux".

                La vision avait duré environ trois heures et j'étais fatigué. Ma femme bien-aimée, avec le bébé dans les bras, frappa doucement. Elle dit: "Bill, quelque chose est arrivé".

                Je dis: "Qu'est-ce qui se passe?".

                Elle répondit: "A 3 heures ce matin, le bébé s'est réveillé, et j'ai voulu entrer dans ta chambre. Mais Quelque chose m'a arrêté et m'a dit avant même que j'arrive: N'entre pas là, il y a une vision qui ne peut être interrompue.

                Je lui dis: "Oui, chérie, quelle grâce merveilleuse!" Et je lui racontai la vision. Je pris ma Bible et écrivis cette vision au complet sur une page pour m'en souvenir exactement.

                Nous sommes allés déjeuner. Et voici que ma belle-mère, une chrétienne affermie, arriva et me dit: "Que se passe-t-il ici ce matin? Je commençais à peine ma vaisselle que soudain une Voix m'ordonna: Va chez Billy tout de suite.

                Je répondis: "Soeur Broy, l'Ange du Seigneur m'est apparu et m'a dit d'oublier ma maladie. Il m'a aussi dit que j'aurais une réunion qui rassemblerait trois cent mille personnes. Mon ministère ne fait que commencer".

 

 

Israël, ce n'est pas encore l'heure

 

 

                Frère Branham raconte ici un événement qui arriva pendant qu'il faisait escale au Caire en Egypte, alors qu'il se rendait aux Indes. (4)

 

 

                Lewi Pethrus, de Stockholm en Suède, surintendant des églises de Philadelphie, a envoyé un million de Nouveaux Testaments aux Juifs. (J'en ai un que je garde en souvenir de lui). Ils lirent ces livres et dirent: "Eh bien! Si ce Jésus est le Messie, s'Il est mort et que son Esprit est revenu sous la forme du Saint-Esprit, alors regardons-Le accomplir le signe du prophète, et alors nous croirons en Lui".

                Tout s'arrangeait parfaitement! Je pensai: "Seigneur, le moment est venu". Alors je montai dans l'avion avec Billy et Loyce et nous partîmes.

                J'allais aux Indes et je pensai: "Sur le chemin du retour, je ferai un petit crochet par là et j'apporterai le Message aux Juifs et ils diront: "Voici la Vérité!".

                Les Juifs croient toujours leurs prophètes, nous savons cela. Dieu leur a dit que le Messie serait un prophète, et ils croient leurs prophètes. Dieu a dit: S'il y a un homme parmi vous qui est prophète ou voyant, Je lui parlerai dans des visions... Et si ce qu'il dit arrive, alors écoutez-le, car Je suis avec lui. Mais si cela n'arrive pas, alors n'ayez rien à faire avec ce prophète, car je ne suis pas avec lui. Mais si ce qu'il dit arrive, alors écoutez-le, car Je suis avec lui. Les Juifs savent cela.

                Je pensai: "Oh! ne serait-ce pas merveilleux! Je vais tâcher d'en faire venir quatre ou cinq mille de ceux qui lisent la Bible et qui disent: Si c'est le Messie, voyons-Le accomplir le signe du prophète!". Je me disais: "Quelle scène magnifique ce sera!". J'avais mon billet à la main, et dans trente minutes environ, on devait annoncer le départ de l'avion de la ligne aérienne arabe. J'étais là-bas au Caire et je pensais: "Gloire à Dieu! Dans deux heures, les Juifs recevront la même chose que leurs ancêtres le jour de la Pentecôte, c'est absolument certain! Je leur dirai: Choisissez vous-mêmes parmi vous un groupe d'hommes, et amenez-les ici pour voir s'Il est encore le Messie!" Et ensuite je leur dirai: "Sur la base même où vos ancêtres ont rejeté le Messie, recevez-Le. levez vos mains, et vous recevrez le Saint-Esprit à l'instant même". Et alors, ils évangéliseraient leur pays après L'avoir reçu. Je ne toucherai que le centre nerveux, les chefs, et les laisserai commencer cela.

                Mais Quelque chose me frappa et dit: N'y va pas maintenant, car l'heure n'est pas encore venue. Vous voyez le temps des nations n'est pas encore accompli, leur jour n'est pas fini.

                Je pensai: "Oh! cela vient seulement de moi".

                Alors je continuai, mais cela devint si fort, au point que je ne pouvais plus le supporter. J'allai derrière un hangar, je baissai la tête et dis: "Père, est-ce bien Toi qui me parles?".

                Il me répondit: Ne va pas en Israël maintenant, l'heure n'est pas encore venue. Alors, j'ai simplement fait modifier mon billet. Puis j'ai continué ma route et je suis parti dans l'autre direction, parce que l'heure n'était pas encore venue.

 

 

                Très peu de renseignements nous sont parvenus de son ministère aux Indes. Plus tard, il dira lui-même (1) que cette campagne de Bombay fut à ses yeux la plus grande qu'il eût. En un seul jour, dit-il cent cinquante mille personnes auraient répondu à l'appel, sur une foule évaluée à près d'un demi-million.

 

 

Défi aux Hindous

 

 

                La première journée où frère Branham arriva aux Indes, on lui fit passer l'après-midi en compagnie de plusieurs prêtres représentant dix-sept différentes religions. Chacun d'eux eut l'opportunité de prêcher et de déclarer comment son Dieu était véritable et puissant, puis donna un exposé de ses croyances. Frère Branham raconte: "La seule pensée que Dieu Le Saint puisse descendre sur la terre et y mourir est incompréhensible, disaient-ils. Certains adoraient le soleil, d'autres Bouddha ou Mahomet, d'autres encore des vaches, quelques-uns avaient un papier devant la bouche; ils craignaient d'avaler un être vivant qui aurait pu être quelqu'un de leur parenté. Tous repoussaient le christianisme. Comme j'étais accompagné de beaucoup de personnalités dirigeantes des assemblées, je me tu".

                Puis, lorsqu'ils eurent tous fini de parler, frère Branham les remercia gentiment et les invita tous à la réunion du soir où il leur démontrerait ce qui pouvait être fait dans le Nom de Jésus-Christ.

                Ce soir-là dans la cité de Bombay, une immense foule s'était rassemblée. Il semble qu'il ait été difficile de l'estimer, mais l'Ange du Seigneur avait parlé de trois cent mille. Plusieurs étaient venus par curiosité, ainsi que leurs conducteurs.

                Frère Branham prêcha la Parole de Dieu avec autorité, déclarant qu'ils devaient abandonner toute superstition, et que leurs dieux étaient sans puissance. Pour mettre ceci en évidence, il demanda qu'on lui amène un cas d'infirmité que tous pourraient vérifier. On fit venir le mendiant le plus connu de la ville. Laissons le prophète poursuivre: "Lorsque cet homme fut proche de moi, j'eus une vision à son sujet. Je connu son état. Il était adorateur du soleil et complètement aveugle depuis vingt ans. Je le regardai de nouveau et je le vis en vision marchant, ayant l'organe visuel normal. Je dis alors à la foule assemblée: Vous avez dénigré le christianisme aujourd'hui. Il y a ici un homme tout à fait aveugle. Il y a un médecin ici présent qui peut l'ausculter. Si donc Jésus n'est pas Dieu, mais que Bouddha, Mahomet ou quelque autre le soient, qu'ils guérissent cet aveugle maintenant. Moi, je vous dis que Dieu peut rendre la vue à cet homme. (Je disais cela parce que j'avais eu cette vision à son sujet). Je demandai alors à tous les auditeurs s'ils jetteraient leurs dieux morts et s'ils serviraient le Dieu vivant, si Dieu rendait la vue à cet aveugle. Ils dirent: Oui, nous le ferions! Et lorsque je priai ce soir-là pour cet homme, Dieu lui rendit la vue. Il courait de tous côtés et alla embrasser le maire de la ville. Sur ce, des milliers de personnes acceptèrent Christ". (5)

                Alors, comme si une brèche s'était produite dans les armées démoniaques, les pauvres gens essayèrent de s'approcher de frère Branham: du seul fait de le toucher, ils étaient guéris! (6)

                Ce cas fut le plus remarquable parce qu'il produisit une profonde impression sur la foule. Les réunions qui suivirent ne furent pas moins glorieuses que celles tenues en Afrique du Sud.

 

 

William Branham à Zurich, en Suisse

 

 

                Quand William Branham se rendit pour la première fois en Suisse, au Hallen Stadium de Zurich, du 19 au 26 juin 1955, une violente tempête d'opposition s'éleva. Voici ce qu'a écrit un journal chrétien local. (5)

 

 

                "Certains dirigeants de l'Église d'Etat qui exercent une forte influence sur la vie publique, ouvrirent les premiers les feux contre la Vérité. N'est-il pas triste que le titre de pasteur soit devenu un titre universitaire que peuvent obtenir des personnes qui nient la naissance miraculeuse et la divinité de Jésus-Christ? Dans la Bible, voir Ephésiens 4:11, le ministère de pasteur, à côté de ceux d'apôtres, de prophètes, d'évangélistes et de docteurs, a une toute autre signification! Il est bien regrettable que la presse suisse se soit mise au service de l'erreur pour favoriser la lutte contre un homme humble et rempli du Saint-Esprit".

 

 

                Durant les neuf réunions accompagnées de la démonstration de la puissance du plein Evangile, il y eut quelque cent mille présences, et des milliers de personnes donnèrent leur vie à Jésus. Laissons frère Branham nous donner les détails. (7)

 

 

                Billy Graham était là un soir à Zurich et j'y allai le jour suivant. Les annonces pour les services de Billy Graham et les miens se trouvaient là ensemble. Billy Graham  a une place dans mon coeur en tant que véritable serviteur de Dieu. Il prêche la repentance et il fait vraiment du bon travail.

                Ce soir-là, je n'allai pas à la réunion, bien que j'eus reçu une invitation pour aller m'asseoir dans la loge, car j'étais très fatigué et épuisé à la suite d'un long vol au-dessus des pays, couvrant des centaines et des milliers de kilomètres. J'étais vraiment fatigué et j'allai à ma chambre d'hôtel et je m'endormis. Ensuite, eh bien! c'était trop tard. J'ouvris donc la radio et ainsi je pus l'entendre prêcher au travers d'un traducteur. Le matin suivant, lorsque les journaux sortirent, oh! je vis alors quels reproches ils faisaient à Billy Graham. l'Église dans sa majorité reniait ou se défendait d'avoir invité une telle personne dans ce pays. Ils disaient qu'il avait mis une permanente dans ses cheveux, et lorsqu'il venait là sur l'estrade, il paraissait sortir d'une boîte plutôt que d'être simplement comme un serviteur de Dieu.

                Il n'y avait pas un faux pli dans ses habits. Et lorsqu'il prêchait, il criait et agitait les bras comme un extravagant vendeur de savonnettes venant d'Amérique, et ils dirent que son parfum sentait si fort que vous pouviez le sentir à trois mètres. Il prêcha sur la divinité suprême du Seigneur Jésus-Christ, alors je savais ce qui m'attendait; et moi j'avais dix jours là-bas. Vous savez que l'Église là-bas à Zurich, et aussi en Allemagne, ne croit pas que Jésus est le Fils de Dieu. Billy Graham ne s'est pas retenu, il l'a prêché ainsi et je savais que j'allais prendre la relève juste derrière lui. Et cependant ils appelèrent Billy Graham un vendeur de savonnettes et moi un devin...

                Plus tard, nous allâmes à Karlsruhe et l'Église envoya vite un message là-bas: "Ne le laissez pas venir là! Ne le permettez pas!". Et on ne pouvait pas trouver de bâtiment, alors les hommes se réunirent et bâtirent une sorte de cathédrale qui couvrait plusieurs milliers de mètres carrés, et alors ils recouvrirent cela de canevas, de toile. Des milliers et des milliers de personnes venant d'Allemagne, de Belgique et des alentours affluèrent là-dedans le premier soir.

                Lorsque nous allâmes là-bas, le Dr Guggenbuhl, mon représentant, alla trouver les autorités. Ils dirent: "Non!" La police dit: "Il ne peut pas venir". Dr Buhl répliqua: "Mais vous avez eu Billy Graham, qu'en est-il de lui?". La police répondit: "Nous avons reçu l'ordre de la part de l'Église de ne pas le recevoir". Vous savez, là-bas en Suisse, ou bien en Allemagne, l'Église et l'Etat sont ensemble, l'Église est au-dessus de l'Etat, et l'Église et l'Etat son unis. Ainsi on ne pouvait pas le faire et le Dr Guggenbuhl dit :"O Dieu, il ne peut en être ainsi , Tu as conduit frère Branham ici et il ne serait pas venu si Tu ne l'avais conduit, ainsi O Dieu, quelque chose doit arriver".

                J'étais quelque part en train de me reposer et je dis: "Oui, le Seigneur m'a dit d'aller en Allemagne".Dr Guggenbuhl dit: "O Dieu, il y a quelque chose qui ne va pas". Et quelque chose au fond de son coeur lui dit: "Mais ici c'est une zone américaine; va là-bas aux quartiers généraux américains". Il alla vers le major et s'adressant à lui il dit: "Monsieur le major, je suis le Dr Guggenbuhl de Zurich et nous avons ici un frère qui vient d'Amérique afin de prêcher pour nous; nous avons bâti une grande cathédrale pour lui. Nous voulions aller à Hambourg pour l'avoir dans le stade, mais là-bas le temps est trop pluvieux, ainsi nous avons dû venir ici à Karlsruhe. nous l'avons fait venir ici et il se sent conduit à venir, mais l'Église a refusé de laisser notre frère entrer. Ils ont eu Billy Graham ici, ils l'ont laissé entrer".

                Le major dit:  "Eh bien! s'ils ont laissé Billy Graham venir, ils devraient laisser venir ce frère. Cet endroit est contrôlé par l'Amérique"'.

                Dr Guggenbuhl dit: "Eh bien! je vous le dis, ils ne veulent pas le laisser entrer".

                Le major demanda: "Mais pourquoi ne veulent-ils pas qu'il vienne?".

                "Eh bien! cher monsieur, voilà la raison: c'est parce que notre frère prie pour les malades et qu'il a du succès, et ils sont contre le surnaturel de Dieu".

                Le major dit: "Mais quel est le nom de ce frère?".

                "Frère Branham" répondit Dr Guggenbuhl.

                Le major s'écria: "Frère Branham! Il a prié pour ma mère en Virginie et elle s'est levée de sa chaise roulante. Dites-lui que c'est ouvert et qu'il peut venir. Et non seulement cela, mais nous allons libérer le camp militaire et nous viendrons aussi".

 

 

                Frère Branham alla deux fois en Suisse le même été. D'abord à Zurich en juin, puis rentra chez lui, et revint en août pour tenir des réunions à Karlsruhe en Allemagne et à Renens près de Lausanne en Suisse.

 de gauche à droite: Dr Guggenbuhl;William Branham;F.F.Bosworth;Miner Arganbright

 

William Branham en Allemagne

 

 

                L'équipe Branham, composée de son fils Billy Paul, du frère Arganbright et F.F. Bosworth, prit l'avion à New York le 11 août 1955. Les réunions commencèrent le lendemain à Karlsruhe en Allemagne. Ce fut le Dr Adolph Guggenbuhl de Zurich qui reçut l'équipe, car c'était grâce au dévouement de cet homme de loi et de ce pieux chrétien que les campagnes eurent lieu en Allemagne comme en Suisse. Cet homme parlait couramment l'allemand, le français, l'italien et se débrouillait assez bien en anglais.

                Déjà le premier dimanche après-midi, soixante dix-sept gros autobus furent comptés dans le stationnement de l'immense cathédrale faite de toile. Après avoir apporté un émouvant sermon évangélique, frère Branham fit un appel et plusieurs milliers d'inconvertis allemands se levèrent pour recevoir Christ comme leur Seigneur et Sauveur. Tous les après-midi, le frère F.F.Bosworth prêchait, et il introduisait frère Branham le soir. Dans son reportage (8), il écrivit: "Dans chaque cas, frère Branham put discerner par l'Esprit et décrire tous les genres d'afflictions. L'Esprit de Dieu lui montrait souvent même des visions de l'hôpital, le nombre de fois que la personne avait été opérée, même la tenue des chirurgiens et leurs paroles étaient rapportées. Frère Branham ne disait que ce qu'il voyait. Ainsi, ce stade de son ministère était à cent pour cent exact. Dans beaucoup de cas, le Saint-Esprit, par le moyen de ses lèvres, dévoilait leurs noms et les secrets de leurs coeurs, y compris ce qu'ils étaient en train de penser. Ce signe qui était manifesté sur l'estrade avait aussi un effet sur l'auditoire. Quand leur foi s'élevait suffisamment pour la guérison, une Lumière apparaissait suspendue au-dessus d'eux, et frère Branham les désignait du doigt, leur disant leurs pensées, leurs maladies, des événements de leur vie et d'où ils venaient. Beaucoup plus étaient guéris alors qu'ils étaient assis dans l'auditoire que ceux qui étaient dans la ligne de prières".

 

 

                Parmi tous les événements surnaturels qui se produisirent en Allemagne, frère Branham nous donne un court récit concernant un miracle bien particulier, suivi d'une émouvante guérison. (9)

 

 

                Le deuxième soir, alors que l'Esprit agissait et que je devais épeler ces noms allemands parce que je ne pouvais pas les prononcer, il y avait là un médium. ((Ailleurs, frère Branham ajoute qu'il était accompagné de plusieurs autres sorciers-guérisseurs). Et parce que Billy Paul et frère Arganbright ne voulaient pas les laisser me voir, il dit: "Je vais venir et lui faire savoir ce qui en est, nous ferons en sorte que cette tente s'envole".

                Ils s'assirent là, avec leurs enchantements, et ils invoquèrent leur Dieu qui vient avec un orage. Puis ils prirent des ciseaux, coupèrent une plume et la taillèrent en pointe et prononcèrent les trois mots saints. Ils dirent: "Le Père, le Fils, le Saint-Esprit; wo-oo-oo-oo-oo-oo! Le Père, le Fils, le Saint-Esprit; ahhhhh!".

                Ils faisaient ainsi et l'orage vint effectivement: assurèment Satan est le prince de la puissance de l'air. Cette énorme tente aurait pu couvrir presque tout un quartier. Elle avait une armature de bois sur laquelle la toile était fixée. Le vent s'engouffra là-dessous et la souleva. Ce vent soufflait et les éclairs brillaient, mais je continuais néanmoins à prêcher. Et lorsque je vis que les gens devenaient nerveux, je regardai un peu autour et je vis l'un d'eux s'incliner et être entouré de démons, mais non lié.

                Alors je dis au frère Lowster: "Ne traduisez pas ceci". Puis je dis: "Toi enfant du diable, il se peut que tu puisses faire des miracles, c'est juste, mais je t'expose ici. La Bible dit: De même que Janès et Jambrès s'opposèrent à Moïse, de même ceux-ci le feront, l'Antichrist ayant la puissance d'accomplir des miracles. Mais tu as peur de toucher au surnaturel de Dieu. Parce que tu as osé faire cette chose-là, tu paieras pour cela". Je priai: "Seigneur Dieu, Créateur des cieux et de la terre, c'est Toi qui m'as envoyé ici et j'ai posé mon pied sur ce sol allemand au Nom de Jésus-Christ parce que c'est Toi qui m'a envoyé ici. Et ce nuage n'a aucune puissance sur moi, il n'en a aucune parce que je suis oint et envoyé ici pour le salut de ces gens. Nuage, je t'ordonne au Nom de Jésus de partir d'ici".

                Environ dix minutes plus tard, l'orage se dissipa et le soleil se mit à briller majestueusement. Et ce soir-là, on emporta ce médium estropié.

                Les gens entrèrent dans l'atmosphère lorsqu'ils virent la gloire de Dieu se manifester. A ce moment-là, ils commencèrent la ligne de prières, et je n'oublierai jamais ceci. Ils amenèrent une petite fille sur l'estrade, une petite allemande mignonne, avec ses tresses qui lui tombaient dans le dos. Son petit visage était blanc. Et cette fillette était sur le point de basculer en bas de l'estrade. Il y avait plusieurs marches pour monter dessus et quand je regardai, je me suis vite avancé pour la saisir; et alors l'inteprète commença à lui parler. Et elle murmurait quelque chose disant: "Je veux rencontrer l'homme qui va prier pour moi". C'était une enfant aveugle; et l'interprète lui dit: "Mais c'est lui qui te tient maintenant". Elle commença à me tâter avec ses petites mains, elle mit ses petits bras autour de moi et posa sa tête sur mon épaule. Oh! Je pensai à ma petite Becky. Je mis mes bras autour d'elle et je pensai: "Oh! pauvre petit être". Je l'entendis pleurer; je relevai la tête et je vis que ses yeux étaient blancs. Et là, par la grâce de Dieu, j'eus une vision et je vis cette petite fille dans les bras de sa mère et le docteur qui l'auscultait. Elle était aveugle de naissance. La mère était grande et mince, avec des cheveux blonds; le père était un homme plus petit, de forte corpulence et avec des cheveux foncés. Je dis d'où ils venaient et racontai la vision. Je vis cette petite fille qui devenait comme une ombre et la vis qui marchait avec ses bras en l'air, elle parlait et pointait du doigt différentes choses.

                Je savais que le Dieu du ciel vivait et régnait. Je commençai à prier pour elle, et alors, elle leva les yeux vers moi. Ses petits yeux brillaient et étincelaient. Elle murmura quelque chose et le traducteur, baissant les yeux dit: "Frère Branham, elle peut voir!". Je fis: "Gardez-le pour vous pendant quelques minutes". J'ajoutai: "Qu'est-elle en train de dire?".

                "Elle demande: que sont ces choses là-bas?". C'étaient des lumières.

                Alors qu'elle me regardait, elle se mit à sangloter. Tout l'auditoire se trouvait sous une influence céleste; le diable se trouvait paralysé.

                La mère poussa un cri, elle se mit à courir aussi vite que possible, perdant ses chaussures derrière elle. Elle monta sur l'estrade et entoura son enfant de ses bras. L'enfant lui dit: "Mais... es-tu ma mère?". C'était la première fois qu'elle la voyait. Elle dit: "Oh maman! tu es si belle! Tu es si belle, maman!".

 

 

William Branham en Suisse Romande

 

 

                Une invitation avait été adressée à William Branham pendant qu'il était à Zurich quelques semaines auparavant. Les personnes qui avaient formé le comité provisoire pour inviter William Branham se retirèrent avec mille excuses devant l'opposition que causaient les réunions à Zurich. Il y avait beaucoup d'obstacles. Frère Branham avait accepté l'invitation, que cette campagne soit organisée soit à Lausanne, ou dans une grande ville désignée de France.

                Le 22 août, après la campagne qui avait eu lieu en Allemagne, l'équipe Branham vint à Lausanne et y tint des réunions jusqu'au dimanche. Cette fois-ci, étant près de la France, les réunions furent traduites en français. On dut bientôt placer des haut-parleurs à l'extérieur de la grande tente de Renens, parce qu'elle se révéla trop petite; même avec ses cinq mille sièges, il fallut placer trois mille autres personnes à l'extérieur.

                Pourtant, il n'y eut pratiquement aucune publicité, comme on a pu le constater dans le périodique chrétien "La Promesse du Père" (5) M.R. During, président du comité Branham, relate l'atmosphère:

                Dans divers milieux et pour des raisons qu'il est préférable de ne pas citer ici, on ne souhaitait pas, mais pas du tout, la venue de William Branham à Lausanne.

le vice-président des Hommes d'Affaires du Plein Evangile, Miner Arganbright, revint d'Allemagne et de la suisse où il parrainait William branham et F.F Bosworth lors des grandes campagnes d'évangélisation et de guérisons. Cette photo fut prise dans l'un des plus grands hotels à Lausanne, Suisse, lors d'un déjeuner payé entièrement par Ara Achividjian, un américain tout juste converti au christianisme.Il était environ 11 heures et aucune lumière artificielle n'était utilisée, ni de projecteur ou flash pour photographier. Comme William Branham désigna quelqu'un et commença à leur parler, la gloire du Seigneur devint visible au dessus de la tête du frère Branham, comme le démontre cette photo. L'homme qui avait organisé ces réunions en Allemagne comme en Suisse était le Dr Adolphe Guggenbuhl, un avocat bien en vue, aussi propiétaire de cet hôtel à Zurich, servait d'interprète pour l'occasion. Alors que frère Branham parlait à cet homme, lui disant qu'il était un ministère italien, qu'il dirigeait un orphelinat dans les montagnes, qu'il souffrait d'ulcères d'estomac, qu'il avait été le leader de 31000 communistes, puis commença à prier pour lui, afin que Dieu le guérisse, la gloire de Dieu descendit, étant de plus en plus apparente, jusqu'à ce qu'elle touche la tête de frère Branham, comme on peut le voir sur cette photo. l'homme fut guéri de ses ulcères d'estomac et la gloire de Dieu disparut de la même façon qu'elle était apparue.

 

Cependant, Dieu en avait décidé autrement! Qui peut s'opposer à Lui? Même la presse s'était mise d'accord avec des gens religieux, probablement les cousins germains des pharisiens d' il y a dix-neuf siècles, pour garder "la consigne du silence" pendant toute la durée des réunions. Ceci afin de nous ignorer pour que le moins de monde possible vienne à Renens près de Lausanne. Toujours dans ces milieux-là, nous étions sûrs qu'ainsi tout irait mal pour nous".

                Beaucoup de témoignages ont été rapportés et nous en avons fait un chapitre dans les pages qui suivent.

                Un fait remarquable se produisit lors d'une rencontre pastorale, samedi matin le 27 août, dans un hôtel de Lausanne. Plus de soixante-dix prédicateurs dont quelques pasteurs de l'Église Nationale et de l'Église Libre du Canton de Varen, répondirent à l'invitation. Frère Branham leur adressa une brève exhortation, les appelant à s'unir dans l'amour. Cet appel fit une si profonde impression qu'on vit certains ministres en larmes. Voici ce que relate le frère F.F. Bosworth (10): "Au moment où frère Branham s'asseyait avec le comité à la tête de deux grandes tables qui se prolongeaient dans une autre salle, il eut une vision comme dans le cas du congressiste Upshaw en Californie. Frère Branham vit la vie détaillée d'un chef communiste italien qui s'était converti et qui avait trente et un mille partisans en Italie.

                Cet homme était assis tout près de notre table, et malgré que frère Branham ne l'avait jamais vu, il décrivit sa vie et lorsque son besoin de guérison fut révélé, il fut instantanément guéri. Pendant qu'il décrivait ce que le Saint-Esprit lui montrait en vision, une Lumière apparut au-dessus de la tête de frère Branham comme cela est arrivé souvent dans le passé. Trois photos furent prises par le reporter en chef, qui montraient la présence de cette Lumière alors que la vie de ce communiste converti était décrite. Vingt-cinq autres photos furent prises par la suite et aucune d'elles ne montra cette Lumière".

 

 

                Pour terminer, voici un extrait d'un article paru à la suite d'une enquête faite sur le ministère de frère Branham.

 

 

                "Lors de sa première venue à Renens près de Lausanne en 1955, William Branham fut l'objet de violentes attaques. Une grande et minutieuse enquête des autorités a permis d'établir la vérité sur le ministère de frère Branham. Le grief principal contre William Branham était celui de pratique illégale de la médecine.

                Le vendredi, 8 octobre 1955, Monsieur Bollens, préfet de Lausanne, a donné connaissance de son prononcé devant les mandataires des parties et la presse. Le lendemain on pouvait voir dans les journaux les titres d'articles suivants: "William Branham innocenté par la Préfecture de Lausanne". "William Branham et son comité libérés de toute poursuite", "L'épilogue d'une affaire à rebondissement: William Branham ainsi que le comité de ses propagateurs libérés de toute poursuite par le Préfet de Lausanne".

                Les journalistes s'en référant au prononcé du préfet écrivirent entre autres: "Il faut reconnaître objectivement que les accusations portées contre Branham et les organisateurs de ses conférences étaient fragiles. D'une façon générale, il ressort à l'évidence des faits que rien d'attentatoire à la bienséance ou aux bonnes moeurs n'a marqué les réunions de Renens, comme d'ailleurs rien de préjudiciable aux institutions dans leur ensemble n'a été constaté à cette occasion. Sans vouloir entrer dans les discussions d'ordre théologique et après avoir entendu le témoignage de deux pasteurs Lausannois qui ont assisté aux réunions de Renens, le magistrat enquêteur estime que du point de vue religieux, William Branham doit être considéré comme un prédicateur sérieux, possédant des connaissances bibliques profondes, dont la Parole et le message religieux sont rigoureusement conformes à la lettre et à l'esprit des textes de la Bible.

                Ces témoins, comme d'autres d'ailleurs, ont ajouté que la bonne foi de William Branham leur a paru évidente et qu'il émanait de sa personne quelque chose de généreux, de convaincant et de chaleureux. Il faut aussi retenir que la guérison des malades par la prière ou par tout autre acte de foi est conforme également aux principes religieux tels qu'ils résultent des Ecritures Saintes.

                On doit admettre que l'intention et le but de William Branham étaient de mettre en évidence les bienfaits résultants d'un attachement aux croyances chrétiennes et que la guérison des malades est possible par un acte de foi des malades. William Branham n'a pas prescrit de traitement ni donné des indications thérapeutiques. Il n'a pas fait oeuvre de guérisseur. Pour qu'il y ait diagnostic, il faut au moins un examen du malade ou du cas, de précisions apportées par le malade, de la description de ses affections. Le prédicateur a déclaré qu'il n'était que l'intermédiaire de la Puissance divine qui le guidait et lui dictait ses révélations. L'imposition des mains, qui procède d'un rituel religieux, ne saurait en aucun cas être considéré comme un acte de guérisseur".

 

 

 

 

 

(1) - Se ranger du côté de Jésus, Jeffersonville, 1962.

(2) - Premières expériences spirituelles, 1952.

(3) - Expériences du voyage en Afrique du Sud, Floride, 1953.

(4) - Les dix vierges, Jeffersonville, 1960.

(5) - Tiré de la revue La promesse du Père, septembre 1955.

(6) - Le prophète du vingtième siècle, Lee Vayle, p. 47.

(7) - Une atmosphère spirituelle, Owensboro, 1956.

(8) - Compte rendu de F.F. Bosworth dans The Voice of Healing, oct. 1955.

(9) - Tiré des sermons "Une atmosphère spirituelle", Owensboro, 1956.

        "Celui qui est en vous" Jeffersonville, 1963.

(10) - Voice of Healing F.F. Bosworth, novembre 1955.

 

 

 

 

 

 

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