CHAPITRE SEPT

 

A TRAVERS L'AMERIQUE

 

 

                Les événements que nous avons vus jusqu'ici, après que l'Ange du Seigneur eut commissionné William Branham, vont se multiplier de manière si extraordinaire et variée, qu'il serait impossible de décrire tout ce qu'a fait le Seigneur pendant les deux années qui suivirent la visitation. Nous nous contenterons de donner un bref aperçu des campagnes de guérison tenues à travers les Etat-Unis.

                La première fois que le Révérend Jack Moore entendit parler des réunions de William Branham, fut dans l'Arkansas. Il nous donne les détails de cette rencontre dans le treizième chapitre du livre "Un homme envoyé de Dieu".

 

                Nous arrivâmes de bonne heure à notre grand tabernacle, et quelle ne fut pas notre surprise et notre stupéfaction de constater que ce grand édifice était si rempli que nous pouvions à peine entrer. Ceci n'était jamais arrivé auparavant pour une première réunion dans n'importe quelle campagne. Mais c'était une réunion de frère Branham!

                Nous avons réussi à nous procurer un grand auditorium dans une école secondaire, mais nous avons été forcés de retourner dans l'église après seulement deux soirs, à cause de la pression ravageuse des foules qui s'abattaient sur l'école, même durant les heures de cours.

                Nous fûmes privilégiés de pouvoir garder cinq jours et cinq nuits de cette vigile céleste, et l'effet de ces journées mémorables se ressent encore aujourd'hui.

                Durant ce temps, il nous a semblé que nous avions reculé dans le temps et rejoint la multitude qui Le suivait dans les rues de Galilée... Nous entendîmes distinctement les paroles d'un enfant sourd et muet après que sa langue fut déliée par une touche du Maître, et nous nous réjouîmes de voir le boiteux sauter de joie... Nous réclamâmes à corps et à cris une place au bord de la mer avec ces cinq mille autres hommes qui avaient laissé leurs enclumes et leurs marteaux, fermé leurs boutiques pour venir passer les heures du jour à l'écoute recueillie des merveilleux enseignements de ce Philosophe Divin... Oui, les jours de la Bible étaient ici de nouveau. Enfin un homme pratiquait ce qu'il prêchait.

 

 

"Votre mari vivra"

 

 

                A little Rock, on m'envoya chercher pour venir prier pour un homme qui était mourant. Je me préparais donc à prendre mon premier vol d'avion lorsque j'entendis quelque chose comme un vent soufflant dans la chambre et qui faisait "Whew, whew, whew!". Je pensai: "Comme le vent est fort aujourd'hui".

                Je continuai à m'habiller en chantant. Le frère Brown devait tout arranger pour que je puisse aller vers cet homme. On avait fait venir pour lui un docteur, le Général Patton. Il était venu par avion et avait déclaré que l'homme se mourait d'une pneumonie asthmatique. Je mis mon manteau pensant que le frère Brown serait bientôt là.

                Monsieur Kinny, qui était en quelque sorte un officier civil, avait une lumière rouge et une sirène sur sa voiture et il devait venir me chercher de bonne heure pour être certain que je ne manque pas l'avion.

                Je regardai et il y avait une Lumière qui tourbillonnait dans la chambre, je m'agenouillai pour prier. Et quand je fis cela, l'Ange du Seigneur me parla et dit: Ne va pas là-bas, son temps est arrivé. Je me relevai et enlevai mon manteau.

                Quelques moments plus tard, frère Kinny et frère Brown arrivèrent Frère Brown dit: "C'est un ami intime de Paul Morgan et un grand ami à moi. Il est inconscient maintenant".

                Je dis: "Mais, monsieur, votre ami sera probablement parti quand vous retournerez, car AINSI DIT LE SEIGNEUR, l'homme va mourir. Le Saint-Esprit m'a averti de ne pas y aller. Il m'a parlé ici dans la chambre il y a quelques moments".

                "Mais frère Branham" dit-il, "ils appartiennent à une grande église. Et ils croient que si seulement vous vouliez... cela est important pour sa femme".

                Je répondis: "Mais je n'y peux rien, monsieur. Je ne peux pas aller contre la volonté de Dieu. Je ne peux pas partir".

                Et il dit: "Voulez-vous dire que mon copain va mourir?".

                Je lui dis: "Il sera probablement mort quand vous arriverez. Néanmoins, quand retournerez-vous là-bas?".

                Il me répondit: "Je serai là-bas vers 8 heures ce soir".

                Je dis: "Appelez-moi dans la matinée. Je serai en prière. Je m'intéresse à lui. Laissez-moi savoir quand il mourra. Appelez-moi donc au matin et faites-moi connaître son état, à quelle heure il est mort, et s'il était mort au moment de votre arrivée. N'essayez pas de m'appeler ce soir, je serai dans une réunion et ne serai peut-être pas de retour avant 2 ou 3 heures du matin.

                Alors frère Brown commença à pleurer et sortit. J'allai à la réunion ce soir-là et me couchai à 2 heures du matin. Lorsque je me réveillai dans ma chambre le lendemain matin, je regardai à côté de mon lit, et il y avait une femme assise là. Elle avait un costume brun pâle avec une ceinture blanche et elle avait les cheveux gris. Elle était assise là ayant l'air si triste. Je me redressai et pensai: "Comment cette femme a-t-elle pu entrer ici? Les portes sont fermées et j'ai les clefs juste ici, et voici que cette femme se tient là".

                Comme j'allais dire: "Madame", je regardai derrière et il y avait aussi un homme assis là. C'était un homme grand aux cheveux gris, il portait un habit pâle et une cravate rouge. Il avait l'air si triste. Elle le regarda et lui fit comme un sourire... Je pensai: "Mais qu'est-ce que cela?".

                Je regardai vers le haut et je me vis debout sur une estrade quelque part dans une église. Je me mordis le doigt pour savoir si je dormais. Je m'aperçus que c'était une vision, et au moment où la vision s'effaçait, je les vis rire l'un et l'autre.

                Je me levai et priai: "Seigneur, je ne sais pas ce que cela veut dire. Il y aura probablement quelqu'un qui viendra aujourd'hui et qui correspondra à cela". Parfois, je vois des gens venir dans les réunions de cette façon-là. Et quand je les vois, vous m'entendez plusieurs fois prononcer: "AINSI DIT LE SEIGNEUR, levez-vous", parce que Dieu m'avait déjà dit ce qui allait arriver. Je pensai: "Quelqu'un va venir comme cela".

                Je pensai: "Je vais lire ma Bible". Je pris ma Bible et priai: "Seigneur, où veux-Tu que je lise Ta Parole ce matin?". J'ouvris ma Bible à l'endroit où Esaïe est envoyé pour dire à Ezéchias que son temps était arrivé. Ezéchias tourna la face contre le mur et pria le Seigneur. Le Seigneur entendit sa voix et revint parler à Esaïe: Va lui dire que je lui ajouterai quinze années. J'avais oublié ce passage. Je pensai: "Comme c'est étrange".

                A peu près à ce moment-là, le téléphone sonna. Je pensai: "C'est probablement le frère Brown qui vient me chercher avec deux ou trois autres pour déjeuner". Je pris l'appareil et dis: "Comment allez-vous, frère Brown?".

                La voix dit: "Ce n'est pas le frère Brown, c'est frère Kinny de Memphis".

                Je dis: "Oh, je pensais que personne ne savait quelle chambre j'occupais, sauf le frère Brown. Quelle sorte de nouvelle avez-vous?" Juste à ce moment-là, la vision que j'avais eue me revint à l'esprit.

                Il me répondit: "Frère Branham, nous avons veillé toute la nuit. Nous pensions qu'il était prêt à nous quitter. Nous attendons la fin d'une minute à l'autre".

                Je lui demandai: "Sa femme est-elle là.".

                "Oui" répondit-il.

                "Est-ce qu'elle porte un costume brun pâle avec une ceinture blanche? Est-elle une femme aux cheveux gris?".

                Il dit: "Certainement".

                Je lui dis: "Est-ce que lui porte parfois un habit pâle et une cravate rouge?".

                Il répondit: "C'est la façon dont il s'habille continuellement. Pourquoi, le connaissez-vous?".

                Je dis: "Oui, monsieur. Dites à sa femme de venir au téléphone".

                "Mais frère Branham" dit-il, "elle s'attend à le voir partir d'une minute à l'autre. Et je lui ai déjà dit ce que vous m'avez déclaré à ce sujet".

                "Dites-lui de venir au téléphone"

                Elle vint au téléphone. Je dis: "C'est frère Branham. Etes-vous prête, ma soeur?".

                Elle répliqua: "Que voulez-vous dire?".

                Je dis: "AINSI DIT LE SEIGNEUR, votre mari vivra. Croyez-vous cela?". Je n'eus pas de réponse. Je répétai: "Croyez-vous cela?". Pas de réponse.

                Alors le frère Kinny prit l'appareil et dit: "Que s'est-il passé, frère Branham? La femme s'est évanouie!".

                "Je lui ai dit, AINSI DIT LE SEIGNEUR, son mari vivra".

                "Quoi?".

                Je dis: "Oui, il va vivre. Je l'ai décrit, je l'ai vu dans une vision il y a quelques moments. Il vivra".

                Il dit: "Puis-je venir vous chercher?".

                Je dis: "Attendez le prochain avion. Je serai là".

                J'allai à l'hôpital et tous ces docteurs étaient là. Alors que j'entrais, voilà que sa soeur vint et dit: "Quelle idée! C'est une honte! Mon frère est mourant et on fait venir un prédicateur saint-comédien".

                Rien ne pouvait m'arrêter. Le diable ne pouvait rien sortir de l'enfer pour arrêter cela, car c'était AINSI DIT LE SEIGNEUR; une garde-malade sortit de la chambre et je lui demandai: "Y a-t-il quelqu'un là-dedans?"

                Elle répondit: "Oui, il y a deux docteurs".

                Je dis: "Dites-leur de sortir". Oh là là! Vous ne pouvez savoir comment je me sentais. Amis, je sais que quelques-uns d'entre vous me prendrez pour un fanatique, mais je me tiens devant Dieu qui est mon juge.

                J'entrai et les médecins sortirent avec un regard très sarcastique. La femme était sur le point de s'évanouir. Je lui dis: "Ne craignez rien. Maintenant, prenez votre Bible et tournez dans Esaïe".

                Elle commença à lire et je regardai l'homme, il était sous une tente d'oxygène. Je pris sa main et la secouai un peu. Je dis: "M'entendez-vous, monsieur?".

                Sa femme,dit: "Il est inconscient depuis deux jours".

                Je dis: "Vous ne doutez pas de ce que je vous ai dit, n'est-ce pas?".

                "Non, monsieur, je n'en doute pas un mot".

                Je pris la main de l'homme et priai: "O Dieu, Tu m'as parlé ce matin dans une vision. Je me tenais sur une plate-forme et j'ai vu que ces gens doivent être à Jonesboro, le premier de l'An. Laisse maintenant l'Ange du Seigneur parler".

                Je le sentis serrer ma main. J'attendis un peu puis je lui demandai: "Me reconnaissez-vous?".

                Il répondit: "Oui, c'est frère Branham". Elle se jeta sur lui en criant et en le serrant.

                Je sortis de la chambre et retournai à mon avion. (1)

 

                Ensuite, l'évangéliste alla à San Antonio, au Texas, où des centaines furent délivrées par la prière au San Pedro Playhouse; les saints connurent un réveil et les pécheurs se convertirent.

                Un homme d'âge moyen, complètement aveugle depuis trente ans, vint en tâtonnant à travers la ligne de prières. Comme il s'approchait de l'évangéliste, on l'entendit dire: "Je sens que mes yeux se réchauffent!". Lorsqu'on eut prié pour lui, il lui fut dit de lever les yeux, et pour la première fois depuis son enfance il put dire: "Je vois une lumière!".

                L'incident suivant fut un message donné par l'Esprit et interprété, presque identique à deux autres qui allaient être donnés dans d'autres endroits où frère Branham tiendrait des réunions, comme témoignage de l'authenticité de son ministère. Voici, au souvenir de frère Branham, les détails de l'incident. (2)

 

                A la première réunion, lors de mon passage à San Antonio, j'étais là avec frère Coots et l'Ecole Biblique Internationale. Je crois que c'était le premier soir, et alors que je me dirigeais vers l'estrade, quelqu'un se leva dans le bâtiment tout au fond, et se mit à parler en langues comme une mitrailleuse. Et il venait à peine de s'asseoir lorsque quelqu'un d'autre se leva sur l'estrade et en donna l'interprétation. Je m'arrêtai pour écouter, puis je demandai à cet homme-là: "Connaissez-vous cet autre homme?".

                Il répondit: "Non, monsieur".

                "Comment êtes-vous venus ici?".

                Il dit: "Les gens pour lesquels je travaille venaient ici ce soir et ils m'ont emmené avec eux". (C'était un cow-boy)

                Et je demandai à l'autre: "Que faites-vous? Le connaissez-vous?".

                Il répondit: "Non, monsieur, je ne l'ai jamais vu".

                Je dis: "Que faites-vous?". Il était un commerçant de la ville.

                Avant d'en connaître davantage, j'étais sceptique au sujet du parler en langues. Je pensais qu'il y avait là beaucoup de charnel et que c'était peut-être le cas. Mais quand ceci fut prononcé, cette interprétation correspondait exactement à ce que l'Ange du Seigneur avait dit sur la rivière, onze ans auparavant: De même que Jean-Baptiste fut envoyé pour annoncer et préparer la première venue de Christ, tu es envoyé pour annoncer et préparer Sa deuxième venue. C'était cela. Cet Ange, cette Lumière... a été parfaitement identifiée, à la fois par l'église, la Parole et la science. Tout L'a identifié. Cette Lumière, quand Elle apparut pour la première fois en public, se tint au-dessus de l'endroit où je baptisais, vers 2 heures de l'après-midi, au pied du pont, juste ici au bas de la rue Spring".

                Les réunions continuèrent ensuite à Phoenix, puis Los Angeles, Long Beach, Oakland, Sacramento, Santa Rosa, Fresno. Après quelques semaines de repos, ils se rendirent en août 1947 à Saskatoon en Saskatchewan, ensuite Prince Albert, Edmonton. A Calgary, il y eut une campagne de sept jours, Jack Moore raconte le cas d'une femme parmi des centaines d'autres dans cette longue ligne de prières. Elle avait les yeux exceptionnellement croches. Sa prière à peine finie, les yeux encore fermés, frère Branham demanda à l'assemblée de regarder. Il ne l'avait pas vue, mais savait que les yeux de cette femme seraient parfaitement normaux.

                Une autre fois, il s'adressa à un homme couché sur un brancard, mais celui-ci ne répondit rien. Alors sa femme l'informa que son mari, non seulement se mourait d'un cancer, mais qu'il était également très sourd. Frère Branham répondit qu'il puisse recevoir l'ouïe afin qu'il puisse l'instruire ensuite. Après un moment de prière, soudain l'homme put entendre. Deux grosses larmes coulèrent sur son visage sans expression jusqu'alors. Il écouta très attentivement comment il pouvait être délivré de sa maladie.

 

 

F.F. Bosworth, un vétéran de la guérison

 

 

En janvier 1948, l'équipe quitta notre sol gelé du nord pour se rendre sur les côtes de la Floride. C'est là-bas que frère Branham rencontra pour la première fois le Révérend F.F.Bosworth, un vétéran du ministère de la guérison divine, qui était bien connu à l'époque. Ce fut un coup de foudre d'amitié entre frère Branham et frère Bosworth, qui par la suite rejoignit l'équipe Branham.

                Dans les années 20, frère Bosworth rassemblait de grands auditoires. A Ottawa, douze mille personnes vinrent l'entendre parler de leur salut. De telles campagnes avaient lieu un peu partout en Amérique et les journaux parlaient de temps à autre des merveilleux miracles qui arrivaient dans ces campagnes.

                Après que frère Bosworth eut assisté à quelques réunions, il déclara qu'il n'avait jamais vu dans son temps des miracles aussi consistants. Voici son témoignage tiré du livre "Un prophète visite l'Afrique". (3)

 

 

"Dons de guérison plus"

 

par F.F.Bosworth

 

                Pendant plus de trente années durant de grandes campagnes d'évangélisation, j'ai prié pour des malades et des affligés. Pendant quatorze années de ce même temps, nous avons reçu environ deux cent cinquante mille lettres alors que nous avions une émission radiophonique. La plupart de ces lettres étaient des requêtes de prières pour des malades qui ne pouvaient pas être guéris autrement que par l'action directe du Saint-Esprit, par le moyen de la prière de la foi. Nous avons reçu plusieurs milliers de témoignages non sollicités de personnes ayant été guéries miraculeusement de toutes sortes d'afflictions corporelles que je connaisse, incluant la lèpre. Comme résultat de ces miracles, des milliers d'autres se sont joyeusement convertis, lesquels auraient probablement manqué l'appel s'ils n'avaient pas entendu la prédication comme faisant partie de l'Évangile, une fois par semaine.

                Parce que ce ministère de guérison demande un effort au-delà des capacités humaines, nous avons prié ardemment pour que Dieu suscite des ouvriers pour nous aider dans cette grande phase si négligée du ministère. Durant ces dernières années, j'ai bien souvent pleuré de joie en voyant ce don de Dieu opérer dans l'Église, manifesté par notre bien-aimé frère Branham. Ceci est bien ce que Dieu dit dans Éphésiens 3:20: ...infiniment plus que tout ce que nous demandons et pensons, parce que je n'ai jamais vu ou lu rien de semblable ou d'égal au ministère de guérison de William Branham.

 

                A Miami, une campagne de six jours fut organisée et, malgré le fait qu'aucune préparation n'avait été faite pour avoir l'appui des églises, la tente qu'on plaça assez loin dans la campagne fut remplie en quelques jours à pleine capacité. Plusieurs merveilleux miracles se produisirent et lors de l'appel à l'autel du dimanche après-midi, des centaines d'hommes et de femmes vinrent donner leur vie à Christ.

                C'est à cette époque qu'une étrange rumeur prit de l'ampleur soutenant que frère Branham  était décédé. De partout on appelait, télégraphiait pour vérifier. La rumeur persista jusqu'à ce que la première édition du magazine "La Voix de la Guérison" fasse son apparition en avril 1948.

                Certains avaient probablement mal interprété les temps de repos que devait prendre frère Branham qui souffrait d'épuisement continuel, à cause des lignes de prières sans fin. Une fois, à Phoenix, dans une réunion où il y avait beaucoup d'Espagnols, il pria pendant huit heures sans arrêt. Il n'était pas rare de voir frère Branham quitter l'estrade vers 1 heure ou 2 heures du matin.

 

 

Guérison d'un fou furieux

 

 

                Cette remarquable délivrance arriva pendant la campagne de Pensacola en Floride, en mars 1948. Cette histoire nous provient du seizième chapitre du livre "Un homme envoyé de Dieu".

 

                A cette époque, on utilisait une énorme tente cathédrale. Mais il arriva que pendant la campagne, une tempête très violente s'abattit sur la tente et causa des dommages considérables. On fut forcé de défaire la tente pour une journée afin de la réparer. C'est donc dans l'aréna local qu'on avait loué pour ce soir-là, qu'apparut un jeune homme fou qu'on avait amené d'une institution de l'Etat afin que l'on prie pour lui.

                Lorsque la réunion fut terminée, ceux qui l'avaient amené essayèrent de le faire sortir mais il refusa. L'attention de tous fut donc attiré et une demi-douzaine d'hommes durent le sortir de force. Les forces qui le possédaient étaient si grandes que ce ne fut pas sans peine qu'ils parvinrent finalement à l'asseoir en toute sécurité dans l'automobile et le laissèrent. Mais en moins de deux minutes, une grande clameur éclata dans la foule. Le voici qui revenait, fonçant furieusement vers la foule.

                Heureusement que les gens s'enfuirent dans toutes les directions avant qu'il puisse les atteindre. Alors, les bras en l'air, il s'élança contre un des membres de l'équipe Branham qui se tenait là. Les démons ont la puissance de casser des chaînes et de faire d'autres tours de force surhumains, mais heureusement qu'ils sont impuissants devant le Nom de Jésus! Malgré le fait qu'on le frappait coup après coup. Le frère ne fut pas blessé et pas même touché par le moindre coup. Quelque chose de surnaturel parait à chaque coup avancé par le démoniaque. Personne ne peut dire combien de temps cette scène aurait pu durer, mais juste à ce moment-là, deux policiers qui passaient par là entendirent les cris des femmes et supposèrent que c'était une bagarre. Alors le fou furieux, avec des paroles menaçantes, chargea les deux officiers. Le combat se livra et les trois hommes roulèrent plusieurs fois sur le gazon jusqu'à ce qu'on décide de prendre des mesures plus énergiques pour venir à bout de l'assaillant. Un appel à la police amena une auto patrouille et finalement l'homme fut amené au poste et mis dans une cellule spéciale pour la nuit.

                Après qu'ils furent partis, la soeur de cet homme fondit en larmes. C'était elle qui l'avait fait sortir pour l'amener à la réunion. L'âme déchirée, elle supplia les responsables d'une telle façon que finalement le frère Jack Moore consentit à en parler à frère Branham le matin suivant. Ce n'était pas la coutume d'agir ainsi, car on recevait chaque jour une multitude de requêtes demandant qu'on aille visiter des personnes malades.

                Le lendemain matin, frère Moore se mit à raconter les événements de la veille à frère Branham. Et voici que s'opéra à nouveau la merveilleuse manifestation de l'Esprit qui permet à frère Branham de voir les choses avant qu'elles n'arrivent. Dans ce cas, Dieu avait montré à frère Branham qu'il prierait pour cet homme le même jour, et que cet homme serait guéri. Le moment de la délivrance lui avait été révélé dans une vision par l'apparition d'une auto rouge, et la façon dont l'homme serait vêtu.

                On tenta de faire des arrangements avec la police de Pensacola pour libérer le jeune homme. Mais ils refusèrent de le laisser aller, à moins que ce soit en dehors des limites de la ville et à la condition qu'on ne le ramène jamais. Finalement un rendez-vous fut fixé sur la plage "Gulf Beach" où les partis concernés se rencontreraient. Mais lorsque frère Branham arriva, il regarda soigneusement les autos et fit remarquer que tout n'était pas tel qu'il l'avait vu dans la vision. Alors qu'il hésitait, le frère Moore décida de déplacer sa nouvelle voiture un peu plus loin d'où l'homme insensé était. Frère Branham sortit et alla vers cet homme. Il remarqua alors que ses vêtements étaient exactement tels qu'il les avait vus dans la vision, alors il dit au frère Moore de retourner dans l'auto et d'attendre. C'est alors qu'une chose curieuse se produisit. La plage était en grande partie du sable blanc, mais là où l'auto avait été stationnée, il y avait un banc de glaise rouge. Lorsque frère Branham se retourna pour regarder l'auto, le soleil frappait sur la glaise rouge, créant un effet de rouge sur l'auto comme fraîchement cirée. Alors il sut que c'était exactement conforme à la vision. Il se dirigea vers le jeune homme et lui parla en ces termes: "AINSI DIT LE SEIGNEUR, le mauvais esprit va te quitter maintenant et tu seras guéri". Instantanément le jeune homme fut délivré et engagea une conversation normale.

                Ce témoignage impressionnant fit réaliser aux officiers de police de Pensacola que Dieu avait fait quelque chose de merveilleux au milieu d'eux. Plusieurs louèrent Dieu pour Sa compassion manifestée envers cet homme que Satan avait si cruellement lié.

                Quelque mois plus tard, le jeune homme qui avait été délivré, fit parvenir son témoignage qui fut publié dans le journal "La Voix de la Guérison", édition de juillet 1948. Le voici:

                "A l'âge de deux ans j'ai eu la polio et mes parents m'ont fait rencontrer différents médecins. J'ai séjourné quelques temps dans un hôpital pour enfants infirmes. Mais tout cela ne me fit aucun bien. J'ai continué d'empirer. Et finalement ma condition devint si critique que j'en perdis la raison. J'étais dans une institution spécialisée depuis sept mois lorsque ma famille entendit parler des réunions de guérison de frère Branham à Pensacola. On m'amena là-bas mais ce soir-là, on me jeta en prison parce que le Seigneur n'avait pas fini avec moi. Il s'est servi de moi comme exemple pour démontrer au monde qu'Il avait plus de puissance que le diable. Lorsque ma soeur vint me voir le lendemain matin, j'étais très content parce que Dieu avait montré à frère Branham qu'Il m'avait guéri". J'ai maintenant vingt cinq ans et j'ai un bon emploi. Merci Seigneur pour Sa puissance de guérison".(T.C. - Sopchoppy, Floride)

 

 

La Voix de la guérison

 

 

C'est aussi à cette époque que frère Branham demanda l'aide des frères Gordon Lindsay et Jack Moore pour fonder un magazine qui pourrait être inter-évangélique, puisque ses campagnes atteignaient maintenant plusieurs sortes de croyants. C'est ainsi que le journal "La Voix de la Guérison" est né.

the voice of healing sept 1955Il était entendu en ce temps-là qu'il n'y aurait pas de discussion de doctrine, même mineure, mais que le journal serait utilisé pour promouvoir le message de la grande commission, c'est-à-dire de faire résonner le dernier appel aux pêcheurs, guérissant les malades et les préparant pour le retour de Christ. Au début, ce journal fut considéré strictement comme l'organe officiel des réunions de frère Branham.

 

                Avril 1948 devait être le dernier mois de grandes campagnes à cause de l'épuisement total de l'évangéliste. On alla dans le Kansas - à Kansas City - où il fit cinq réunions au Memorial Hall. C'est dans cette ville qu'il rencontra pour la première fois le frère Oral Roberts, qui devint lui aussi très actif dans la prière pour les malades.

                Ensuite ils allèrent à Sedalia au Missouri, pour trois réunions. C'est à cette époque que le frère Ern Baxter de Vancouver rejoignit l'équipe de frère Branham, pour parler dans les réunions de l'après-midi. De là, frère Branham se rendit à Elgin dans l'Illinois où Dieu ne manqua pas de répéter toujours les mêmes signes et miracles. Ensuite Tacoma, Washington fut visité pendant cinq jours, puis Eugene, Oregon pour cinq autres jours. C'est dans cette ville qu'une petite fille fut guérie d'une jambe qui était un pouce et demi plus courte que l'autre.

                Dans cette réunion, frère Branham était si épuisé que tous pouvaient voir qu'il était arrivé à l'extrême limite de ses forces.

                Il dut quitter le champ missionnaire pour prendre un grand repos, et il dut même se faire soigner pour un épuisement nerveux. En effet, nul autre que Satan voulait attenter à sa vie. Mais Dieu le ramena plus fort que jamais.

                La retraite forcée de frère Branham dura six mois. Certains crurent qu'il n'en reviendrait jamais. Le nouveau journal "La Voix de la Guérison", pour ne pas s'éteindre, accepta de publier les campagnes d'autres évangélistes, et en moins d'un an de publication, ce journal atteignit un tirage mensuel de cent mille exemplaires.

 

 

Quelques reportages de journaux

 

 

                Dans le "Evening Sun" de Jonesboro, édition du 12 juin 1947, par le reporter Eugène Smith:

 

                Quoique le Rév. Branham professe avoir reçu le don il y a onze mois, il a dit dans une entrevue que c'était la première fois qu'il avait l'opportunité de raconter son histoire directement aux journalistes. "Mes services journaliers prennent tellement de mon temps que les gérants de l'église m'ont demandé de refuser les entrevues avec les journaux. Ils ont toujours dit: "Vous en avez tellement qui cherchent de l'aide au travers de vos prières, que publier votre présence dans les journaux ne ferait qu'ajouter à la foule déjà trop nombreuse dans les lignes de prières".

                Une visite au "Bible Hour Tabernacle" sur East Matthews confirmera cette déclaration que ses revendications n'ont pas besoin de publicité La semaine dernière les lignes de prières, dans lesquelles il pria individuellement pour les malades, paralysés, sourds, muets et aveugles, furent tenues deux fois par jour. Cette semaine, trois services sont tenus chaque jour. Et il ne passera jamais au travers de la longue liste avant que la réunion se termine lundi.

                Les gens affluent quotidiennement dans la ville pour solliciter "seulement une minute avec Rév. Branham". Une journée cette semaine, un autobus bondé de quarante-cinq personnes de Fulton, Kentucky, était présent. Le même jour, un avion-taxi a amené un ex GI de trente-quatre ans, horriblement enflé d'un cancer qui minait sa vie. Mercredi, Rév. Branham s'est envolé jusqu'à El Dorado dans un voyage en trombe afin de prier pour une personne qui était proche de la mort.

                Les résidents d'au moins vingt-cinq Etats et du Mexique ont visité Jonesboro depuis que Rév. Branham a inauguré les réunions en plein air le premier juin. Ils représentent les Etats de la Californie, au New Jersey, du Michigan, du Wisconsin à la Floride, du Wyoming au Texas et jusqu'au Mexique. Cet événement spectaculaire a fait regorger les services touristiques de la place ainsi que beaucoup de maisons privées chaque soir. Aussi un dortoir spécial a été installé à l'arrière de l'église.

                Le Rév. Branham dit :"Je ne suis qu'un homme. Je n'ai pas la puissance de guérir. Jésus-Christ est le seul qui peut guérir. Personne ne peut être guéri s'il n'a pas la foi en Jésus-Christ", explique-t-il.

                Détecter les différents maux de ceux qui viennent à lui est un autre pouvoir revendiqué par Rév. Branham. "Quand ils mettent leur main dans ma main gauche, je reçois des vibrations causées par les germes qui sont dans la personne. Je peux habituellement dire ce qu'est la maladie. Lorsque la maladie quitte la personne, les vibrations cessent" a-t-il déclaré. Lorsque le Rév. Branham achève une prière pour une personne, il termine habituellement en disant: "Je t'adjure par Jésus-Christ, quitte cette personne".

                Le Rév. Branham a commencé un vigoureux programme à St-Louis, l'été dernier. Il est ensuite venu à Jonesboro, visita Pine Bluff et Camden, alla ensuite à Houston et sur la côte ouest. Il doit s'envoler en Californie la semaine prochaine pour secourir un Arménien.

                Depuis sa visite en octobre dernier, le Rév. Branham a subi les effets du travail journalier. Il a perdu vingt-cinq livres et ses yeux sont très cernés et creux. "Je dois garder secret l'endroit où je demeure afin de pouvoir dormir un peu" a-t-il dit en souriant.

                L'assistance totale aux réunions dans la période de deux semaines dépassera vraisemblablement les vingt mille, disent les officiers responsables de l'église. Pendant deux jours le reporter du Sun a assisté aux réunions de l'après-midi et a passé une matinée à écouter l'histoire du Rév. Branham; se mêlant à la foule, parlant à plusieurs personnes venues d'endroits dispersés, pas un seul sceptique ne fut rencontré. Plusieurs nous racontèrent des histoires qui semblaient difficilement possibles.

                Par exemple, M. N. Funk, un cordonnier de Seymour au Missouri; a dit qu'il n'avait pas marché depuis cinq ans et cinq mois, jusqu'à ce qu'il assiste à une réunion conduite par le Rév. Branham à Camden, le 21 janvier. "Je suis resté neuf mois à l'hôpital après être tombé et m'être brisé la colonne pendant que je faisais de la menuiserie. Les docteurs m'ont dit que je ne marcherais plus jamais, ce que je n'ai pas fait pendant cinq ans et cinq mois. Je sais que c'est difficile à croire, mais frère Branham a prié pour moi et je me suis levé et j'ai marché immédiatement. Aujourd'hui je peux marcher aussi bien que vous ou n'importe qui d'autre" a-t-il dit.

                C.C. Shepherd, pasteur de l'église Pentecôtiste de St-Charles près de De Witt, a montré à l'assemblée lundi après-midi un tampon durci d'une substance semblable à de la chair qui, a-t-il dit, était un cancer qui l'avait tourmenté pendant quatorze ans. Jeudi dernier, Rév. Branham pria pour lui. Il dit que le cancer sur son cou, suite à une coupure de rasoir, était rouge lorsqu'il monta sur l'estrade, mais commença à noircir immédiatement. "Cela devint simplement noir, sécha et tomba" dit-il. Il a une crevasse dans son cou, exactement où la grosseur se trouvait.

                Madame Hattie Waldrop, dont le mari possède une boutique de plomberie à Phoenix est venue jusqu'à Jonesboro pour témoigner que le Rév. William Branham l'a ressuscitée des morts. Elle souffrait d'un cancer à l'intestin, avec des problèmes au coeur et au foie, sans aucun espoir de recouvrer la santé. "Mes battements s'étaient arrêtés complètement. Frère Branham pria pour moi le 4 mars, et aujourd'hui je suis bien et en santé". Le journaliste ayant parlé personnellement à cette femme et à son mari, affirme que son témoignage est authentique.

 

                Extrait du journal canadien "Saskatoon Star-Phoenix", 2 août 1947.

 

                Melle M.B. qui a passé dix années dans des écoles pour sourds et muets ici et à Winnipeg, a dit "papa" et "maman" assez distinctement après que le Rév. William Branham eut prié pour elle mercredi soir dans l'Église Apostolique où étaient réunies huit cents personnes pour témoigner de la "guérison par la foi".

                Melle B. interviewée vendredi par le Star-Phoenix, a dit qu'elle pouvait entendre assez bien de l'oreille droite mais que son oreille gauche était toujours sourde. Elle croit qu'elle sera capable de parler normalement dans très peu de temps. Sa logeuse a dit qu'elle disait maintenant "bonjour" et "au revoir", chose qu'elle n'avait jamais faite durant les trois mois qu'elle habitait avec elle.

                Pendant que la congrégation était assise, les têtes inclinées, la centaine de personnes qui avaient besoin de délivrance défila devant M. Branham alors qu'il priait pour chacun d'eux.

                Avant l'arrivée de M. Branham, la congrégation a pu entendre d'autres orateurs qui ont raconté les oeuvres merveilleuses déjà accomplies par la foi. Une femme a témoigné qu'on avait prié pour elle et que le lendemain matin, son oreille sourde était de nouveau normale, et que d'autres maux mineurs avaient disparus. Un des orateurs mentionna une femme de Régina, qui n'avait pas été capable de supporter autre chose qu'une diète liquide depuis des mois. Mais le lendemain matin après qu'on eut prié pour elle, elle se leva et elle put apprécier un déjeuner normal.

 

                Extrait du journal canadien "The Albertan" de Calgary, 21 août 1947.

 

                Quelques trois mille citoyens s'étant attroupés dans le Pavillon Victoria mercredi soir, sont venus pour témoigner ou recevoir de l'aide de William Branham de Jeffersonville, lors de sa campagne de "guérison par la foi".

                Le ministre américain est réputé pour avoir aidé à la guérison de plus de trente-cinq mille personnes atteintes de cécité, d'infirmités, de cancer, de polio, de tuberculose et d'autres maladies. Depuis qu'il s'est vu accorder le "don de guérison divine", il y a environ un an, il a attiré des hommes, des femmes et des enfants de tous genres de vie.

                Parmi les premiers dans la ligne de prières fut un M. André d'Edmonton, qui disait souffrir d'une hernie discale. Il a prétendu avoir consulté une vingtaine de médecins dans l'Ouest canadien, et aussi la clinique des frères Mayo à Rochester. "Ils ont dit qu'une opération de l'épine dorsale était nécessaire", déclara-t-il.

                Alors M. André qui dit au reporter du Albertan qu'il ne se rappelait pas à quand remontait la dernière fois où il avait pu toucher ses orteils sans fléchir les genoux, fut approché par le "guérisseur divin".

                Prenant la main droite d'André dans sa main gauche, Branham fit la description de sa maladie, et après avoir prié, il lui demanda de se pencher et de toucher ses orteils. André fit ainsi sans plier les genoux. La foule eut le souffle coupé puis les voix s'élevèrent dans un bruit, montrant à la fois leur surprise et leur admiration.

                Cet homme d'Edmonton, entraîné par l'émotion, chuchota un court remerciement au ministre avant de se précipiter au microphone pour dire à l'auditoire comment les médecins avaient dit qu'une opération était nécessaire pour son dos.

                Le ministre prétend avoir des vibrations mystérieuses dans sa main gauche par lesquelles il est capable de distinguer cancer, tuberculose et autres infections.

 

                Extrait du journal "The Waukegan News-Sun", 14 mars 49.

 

                Pendant les trois jours que le Rév. Branham a prêché, un grand nombre ont déclaré avoir été guéris. Pour chaque cas d'yeux qui louchaient, avant même qu'on eut fini de prier, les yeux étaient redevenus normaux; beaucoup de paralysés et de personnes aux corps sérieusement recroquevillés se redressèrent et les sourds purent entendre.

                A la dernière réunion, un jeune homme paralysé des bras, des jambes, du dos, totalement déformé, fut amené par sa mère de Benseville, Illinois, afin que l'on prie pour lui. Immédiatement après la prière, il quitta l'estrade, marchant droit, sans aide et d'un pas ferme. Deux femmes qui avaient été complètement aveugles depuis deux ans à cause de cataractes, furent guéries dans la même réunion. Après qu'on les eut conduites à l'estrade et qu'on eut prié pour elles, la première fut capable de voir et marcher, et comme son mari l'a déclaré: "Même les vaisseaux sanguins dans ses yeux ont disparu".

 

                La même journaliste, Fannie Wilson, écrit dans le "Community News", un journal représentant plusieurs villes au nord de Chicago, le 24 mars 1949:

 

                La différence principale entre William Branham et la plupart des autres est: pour eux la Bible est une histoire ancienne, mais pour lui, Elle est une force aussi vitale et positive aujourd'hui qu'aux jours de Jésus de Nazareth. Ce qui rend l'histoire différente est que le Rév. Branham s'exécute de façon à prouver son affirmation.

 

                Non pas qu'il soit prétentieux. Loin de là. Le Rév. Branham est plus humble que tous les hommes humbles que vous n'avez jamais vus mis ensemble. (Pouvez-vous vous imaginer un homme blanc, né au Kentucky, prendre dans ses bras une petite négresse aux yeux croches de la rue du Marché de Waukegan et lui dire: "Ma fille, sois guérie dans le nom de Jésus-Christ"?). Et ses yeux se sont redressés, comme ce fut le cas pour plusieurs autres durant ces réunions de guérison tenues au Grace Missionnary Church. Parmi ceux pour lesquels on pria lundi soir était un médecin très en vue de Waukegan.

                Dans la seule réunion du lundi soir, neuf personnes étant nées sourdes et muettes furent guéries. La plupart d'entre elles sont nées dans la communauté et étaient connues avant d'être guéries. Une de ces personnes sourdes et muettes fut guérie également de cécité. Toutes furent capables de parler, bien que les sons avaient une tonalité semblable à celle d'un enfant. Elles ont aussi semblé surprises d'entendre leurs propres voix.

                Un homme venu de l'Iowa avait un cancer sur la jambe, du genou à la cheville, qui disparut immédiatement après la prière. Dans la réunion hier soir, des enfants atteints de paralysie, spasmes, et d'autres souffrant de déficience mentale ont été restaurés après la prière.

                Plusieurs personnes importantes et respectées de Lake County ont entendu et vu frère Branham diagnostiquer plusieurs maladies. Surtout l'individu pour lequel il priait pouvait voir l'effet que provoquait la maladie sur la main gauche du ministre, jusqu'à ce que la maladie soit enrayée par la prière.

                A plusieurs reprises, l'orateur rappela à l'assemblée que lui-même n'avait pas la puissance d'accomplir ces guérisons, mais qu'elles étaient des interventions de Dieu à travers la foi de l'individu pour lequel on priait.

 

                De la ville natale de frère Branham, le "Jeffersonville Post", édition du 3 novembre 1949, nous prenons ce qui suit:

 

                Dimanche soir, une foule rivalisant avec la partie annuelle entre les Red Devils de Jeffersonville et les Bulldogs de New Albany, s'est rendue au Branham Tabernacle, l'a rempli à pleine capacité, se tenant debout sous la pluie pour entendre via les haut-parleurs, les émouvantes manifestations divines du Révérend William Branham, dont les miracles de guérison sont reconnus internationalement.

                De sources authentiques parvient le rapport de la guérison de deux patients atteints de cancer, qui furent avertis de la maladie mortelle et rétablis en l'espace de quatre-vingt-dix jours; il fut dit à une personne de marcher après avoir été clouée dans une chaise roulante pendant dix-huit ans et à une autre transportée à l'église sur une civière d'ambulance; des sourds ont entendu tout cela par un homme qui guérit par l'imposition de sa main droite dans le nom de son Divin Créateur.

                Selon plusieurs, le jour des miracles n'est pas encore passé, même à Jeffersonville.

                La foi de ce jeune homme, qui travaille le jour et proclame l'Évangile le dimanche, est telle qu'elle surmonte tous les obstacles. Toutefois, il doit subir le ridicule dans certains cas dans sa ville natale. Ces moqueurs devraient lui faire honneur et voir en lui une personne choisie par l'Etre Suprême pour continuer Son oeuvre.

                Malgré qu'il n'est pas instruit comme l'éducation est considérée aujourd'hui, il a l'habileté et l'ardeur nécessaires pour présenter l'Évangile.

                Sa puissance de guérison divine est reconnue internationalement. De Jeffersonville, il voyagera en Louisiane, à Houston, probablement en Jamaïque, et ensuite outre-mer.

 

                Plusieurs journaux, incluant le "Chicago Daily Times", le "Chicago Daily News", le "St-Louis Star-Times", le "St-Louis Post-Dispatch", donnaient de longs et intéressants reportages sur les réunions de frère Branham. Le dernier journal publia une page presque pleine. Ces rapports n'endossaient pas toutes ses campagnes. Mais la plupart d'entre eux ne furent pas hostiles, et quelques-uns, en ce qui concerne les journaux, furent favorablement impressionnés. Dans la plupart des cas où le reporter avait l'occasion de voir la démonstration de cas de guérison, il était convaincu qu'une puissance surnaturelle se manifestait dans les réunions.

 

 

 

 

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(1) - Expériences, Phoenix, 1947.

(2) - Tournez les regards vers Jésus, Jeffersonville; 1963.

(3) - Un Prophète visite l'Afrique, Julius Stadsklev, p. 37.

 

 

 

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