CHAPITRE TROIS

 

LES VISIONS ANNONCENT LES GUERISONS

 

 

 

                Dans ce chapitre, nous verrons comment la grâce de Dieu fut merveilleuse et riche envers notre jeune ministre travaillant à temps partiel, et comment Dieu le guida vers les malades au moyen de visions.

 

 

Vision de Jésus

 

 

                Quand je devins ministre, alors les visions commencèrent vraiment à m'arriver continuellement.

                Et un soir, je vis le Seigneur Jésus. Dans la vision que j'ai eue du Seigneur Jésus, Il était un petit homme. J'étais sorti dans les champs pour prier pour mon papa. Puis je m'en revins à la maison et me dirigeai vers son lit. Puis le regardant, je fis cette prière: "Seigneur, sauve-le".

                Ma mère avait été sauvée et je l'avais baptisée. Alors je pensai: "Oh! " (mon père buvait tellement) "si je pouvais seulement l'amener à accepter le Seigneur Jésus". Je sortis et je m'étendis sur une vieille paillasse dans la chambre de devant, près de la porte.

                Et quelque chose me dit: "Lève-toi!". Je me levai et je me mis à marcher, et m'en retournai dans le champ derrière moi, un champ de sauge à balai.

                Et là, se tenant à moins de quatre mètres de moi, il y avait un homme; portant une tunique, un petit homme, et ses bras étaient repliés ainsi; une barbe, plutôt courte, les cheveux tombant sur ses épaules et il regardait devant lui, de cette façon; un visage qui semblait paisible. Mais je ne pouvais comprendre comment il se tenait sur ses pieds, l'un juste derrière l'autre. Et le vent soufflait, sa tunique bougeait et la sauge bougeait.

                Je pensai: "Maintenant, pas si vite". Je me mordis. Je dis: "Je ne dors pas". Et j'arrachai un petit morceau de sauge, je le mis à ma bouche. Je regardai vers la maison. Je dis: "Non, j'étais en train de prier pour mon papa, et quelque chose m'a dit de venir là-dehors et ici il y a cet homme".

                Je pensai: "Cela ressemble au Seigneur Jésus. Je me demande si c'est Lui". Il regardait ainsi exactement, directement vers là où se trouve maintenant notre maison. Je pus voir le côté de Son visage comme cela. Et je fis: "Hummm!". Il ne bougea pas. Je pensai: "Je crois que je vais l'appeler". Je dis :"Jésus!" Quand Il bougea, Il regarda tout autour de cette façon. C'est tout ce dont je me souviens, et il étendit ses bras.

                Il n'y a aucun artiste dans le monde qui pourrait peindre Son portrait, l'expression de Son visage. Le meilleur que j'aie jamais vu, c'est certes "Tête de Christ à 33 ans" d'Hoffmann; je l'ai mise sur toute la littérature et tout ce que j'utilise. C'est parce que cela ressemble juste à ce qu'Il est.

                Il paraissait être un homme qui, s'Il avait parlé, c'en aurait été la fin du monde; et cependant, avec tant d'amour et de douceur, je tombai sur le visage. Et quand le jour se leva, ma veste de pyjama était trempée de larmes. Quand je revins à moi, je me dirigeai vers la maison à travers le champ de sauge à balai.

                Je l'ai dit à un ministre, un de mes amis. Il dit: "Billy, cela va te rendre fou, c'est du diable, ne fais plus le sot avec des choses comme cela". A cette époque, j'étais un ministre baptiste.

                Alors je m'en allai vers un autre de mes vieux amis. Je m'assis et je lui parlai de ce qui s'était passé. "Eh bien", dis-je, "Frère, que penses-tu de cela?".

                Il dit: "Eh bien, Billy, je vais te le dire. Je crois que si tu tâches de vivre une vie correcte et prêches seulement ce qui est dans la Bible, la grâce de Dieu et ainsi de suite... Je n'irais pas après de telles choses fantastiques. Billy, il y a bien des années, on était habitué à avoir ces choses dans les églises. Mais quand les apôtres cessèrent, ces choses cessèrent avec eux. Maintenant, les seules gens qui voient ces choses, ce sont les spirites, les démons".

                Je questionnai plusieurs ministres. La même chose se passait. Aussi je devins épouvanté de les questionner, car ils allaient penser que j'étais un démon, et je ne voulais pas être comme cela.(1)

 

 

Un démon chassé

 

 

                Il y avait une fois ici, une jeune fille, son nom était Nellie Sanders. C'était une des premières fois que je vis un démon être chassé. Je venais de commencer mon métier de prédicateur, et je prêchais juste ici à l'angle, dans une réunion sous tente. Et cette jeune fille était l'une des partenaires de danse de la région. Elle allait au lycée là derrière. Elle et Lee Horn (il est gérant de la salle de bal de la ville) étaient les meilleurs danseurs de la région. Il était lui-même catholique, mais la religion ne signifiait rien pour eux.

                Un soir, elle vint en chancelant ici, à la réunion. Elle tomba au pied de l'autel, les larmes coulaient le long de ses joues; elle me connaissait. Elle me dit: "Billy, je voudrais tellement être sauvée!".

                Je dis: "Nellie, tu peux être sauvée, Jésus t'a déjà sauvée, ma fille. Tu dois simplement l'accepter sur la base de Sa Parole".

                Et elle demeura là, et elle pleurait. Elle pria et dit à Dieu qu'elle ne voulait plus jamais écouter de nouveau les choses du monde. Tout à coup, une paix douce et merveilleuse descendit dans son âme. Elle se releva de ses pleurs, et se mit à louer Dieu et à Le glorifier.

                Six ou huit mois après cela, elle alla sur Spring street un soir. (Elle n'était qu'une jeune fille d'environ dix-huit ans).

                Wayne Bledsoe (il était un de mes amis intimes depuis des années), c'était un buveur; il vint ici avec mon frère Edward. Une fois, alors qu'il était ivre dans la rue, je le ramassai parce que la police allait l'attraper. Je l'amenai chez moi, en haut. J'étais prédicateur, et comme je n'étais pas marié, je vivais ici en haut chez papa et maman. Je le pris et le mis dans mon lit; je dormais sur le lit-canapé. Il y avait tout un tas de Branham, vous savez (nous étions dix), et comme il n'y avait que quatre pièces, nous étions un peu à l'étroit.

                Comme il était couché là, je lui dis: "Wayne, n'es-tu pas honteux de toi-même d'être dans cet état?".

                Il dit: "O Billy, ne me parle pas comme cela". Posant ma main sur lui, je dis: "Je vais prier pour toi, Wayne. Que Dieu te bénisse". Il y avait peut-être une année, je pense, qu'il était sauvé.

                Tout à coup, une voiture s'arrêta devant chez moi dans un grincement de freins, et quelqu'un se mit à frapper violemment à la porte: "Frère Bill! Frère Bill!".

                Je pensai: "Mon Dieu, il y a quelqu'un en train de mourir!". Je courus à la porte, j'ouvris et je vis une jeune fille qui me demanda: "Puis-je entrer?". Elle pleurait, et me dit: "Billy je suis perdue, je suis perdue!".

                Je lui demandai: "Qu'y a-t-il, Nellie? as-tu eu une attaque, quelque chose au coeur? Soeur, assieds-toi tranquillement et raconte-moi ce qui s'est passé".

                Elle me dit: "eh bien, je descendais la rue et je passai devant Redmen's Hall... J'avais acheté de l'étoffe pour me faire une robe. J'ai entendu de la musique et je me suis arrêtée un instant, en me disant: "Je vais mieux maintenant; cela ne me fera pas de mal si je m'arrête un instant pour écouter d'ici".

                Elle se dit: "O Seigneur, Tu sais que je T'aime, mais je peux bien me rappeler un peu le temps où Lee et moi gagnions toutes les coupes, et tout le reste. Je me rappelle combien cette vieille musique avait le don de m'attirer. Maintenant, ce n'est plus le cas".

                Elle me dit: "Savez-vous ce que j'ai fait? Je me suis dit que peut-être je pourrais monter l'escalier, et que là-haut, je pourrais rendre mon témoignage à quelques-uns d'entre eux".

                Elle monta l'escalier et elle se tint là quelques instants. Avant qu'elle ait eu le temps de comprendre ce qui se passait, elle se trouvait dans les bras d'un garçon. Bientôt, elle revint à elle et se mit à pleurer en pensant: "Maintenant, je suis perdue pour de bon!"

                Alors je dis: "Démon, je ne sais pas qui tu es, mais je te dis ceci maintenant: cette jeune fille est ma soeur, et tu n'as pas le droit de t'emparer d'elle! Elle ne voulait pas faire cela, elle ne s'est arrêtée qu'un instant". (Pourtant, c'est là qu'elle a fait la faute) Je dis: "tu vas sortir d'elle! Tu m'entends?" Qu'arriva-t-il alors? (Dieu m'en rendra témoignage au jour du jugement). La porte commença à s'ouvrir et à se fermer d'elle-même plusieurs fois avec bruit, et soudain, Nellie me dit: "Bill, regardez ici, regardez ici!".

                Je dis: "que se passe-t-il?".

                Elle me dit: "Je ne sais pas!".

                La porte continuait à battre, à battre. Je me retournai alors vers Nellie, et je dis: "Satan, quitte-là! Au nom de Jésus, sors d'elle!". Aussitôt que j'eus dit cela, il sortit de derrière elle comme une grande chauve-souris; elle avait de longs poils qui pendaient à ses ailes et à ses pattes... Elle s'élança vers moi de toute la force de ses ailes. Je criai: "O Seigneur Dieu, que le sang de Jésus-Christ me protège de cela!".

                Dans le lit, Wayne sursauta et regarda: et voici que cette bête qui tourbillonnait dans la chambre vint se placer derrière le lit. En un clin d'oeil, Wayne fut hors du lit et s'enfuit dans la pièce d'à côté.

                Je reconduisis alors Nellie chez elle, et je rentrai chez moi. Ma mère était entrée dans la chambre et secouait tous les draps, mais il n'y avait rien dans le lit! Qu'y avait-il? Un démon était sorti de cette jeune fille! que s'était-il passé? Elle s'était arrêtée un moment. Vous voyez, là, vous êtes en plein sur le territoire du diable. Restez hors de cela! Fuyez tout ce qui vient du diable! (2)

 

 

Je suis sorti de l'église baptiste

 

 

                Peu de temps après que je m'étais joint à l'église baptiste, j'ai dû en sortir parce qu'on m'a demandé de faire l'ordination de femmes prédicateurs, et j'ai refusé. Le pasteur s'est indigné et m'a dit: "Que signifie cela? Tu es un ancien!".

                Je répondis: Docteur Davis, avec tout le respect et la considération que je dois à la foi baptiste dans laquelle j'ai été ordonné, je ne savais pas que c'était dans la doctrine baptiste d'ordonner des femmes prédicateurs".

                Il me répondit: "C'est la doctrine de cette église".

                J'ajoutai: "Est-ce que je pourrais être dispensé pour ce soir ou bien répondriez-vous à quelques-unes de mes questions?".

                "Je vais répondre à tes questions", dit-il, "c'est ton devoir d'être ici".

                Je dis: "C'est vrai, je suis censé supporter tout ce que cette église fait, puisque je suis l'un des anciens en devoir au sein de cette église locale. M'expliqueriez-vous pourquoi dans 1 Corinthiens 14:34, Paul dit: Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler?

                "Certainement", dit-il, "que je puis y répondre. Paul a dit cela parce que toutes les femmes étaient assises probablement à l'arrière, jacassant comme elles le font à l'ordinaire, et il leur a dit: Ne les laissez pas faire".

                Je demandai: "Alors, expliquez-moi 1 Timothée 2:11, où il est dit: Je ne permets pas à la femme d'enseigner ni d'user d'autorité sur l'homme, mais elle doit demeurer dans le silence; car Adam a été formé le premier, et puis Eve, et Adam n'a pas été trompé, mais la femme...

                Maintenant, je ne dis pas qu'elle veut faire du mal, mais elle est trompée en voulant faire cela, elle ne devrait pas être prédicateur.

                Il répliqua: "Est-ce là votre opinion personnelle?".

                Je répondis: "C'est plutôt l'opinion des Écritures de la façon dont je les comprends, c'est ce que dit la Bible".

                "Jeune homme" dit-il, "tu pourrais te voir enlever ta licence pour dire cela".

                Je dis: "Je vais même leur éviter ce trouble, je vais simplement la rendre". Mais il ne fit rien, il laissa faire.

                Ensuite, il m'annonça qu'il ouvrirait un débat populaire sur ce sujet avec moi. Je lui répondis: "Très bien, en n'importe quel temps". Mais il ne le fit jamais.

                Ainsi, peu après, quand l'Ange du Seigneur vint me parler, alors il se mit à se moquer de cela. A ce moment-là, je lui ai dit: "Docteur Davis il est préférable que je me débarrasse de cette licence tout de suite, car cela va devenir pour moi un embarras". C'est la raison pour laquelle je suis indépendant. C'est pourquoi je n'appartiens pas à une organisation, parce que je ne crois pas dans les organisations. Je crois que c'est anti-scripturaire d'avoir une dénomination (3)

 

 Branham posant la pierre angulaire du branham Tabernacle en 1933

 

 

Construction

 

 

                Au mois d'août 1933, les gens qui avaient été sauvés lors des réunions sous la tente à Jeffersonville, résolurent de lui construire une église. Plus tard, frère Branham relate les événements:

 

                Je me souviens quand l'église du frère Roy Davis brûla. Tous ces gens étaient dispersés comme des brebis sans berger n'ayant pas de place où aller. Alors le chef de police, M. Hibstenberg, m'appela et me dit: "Nous sommes ici pour vous aider". (C'était durant le temps de la crise). "Je suis moi-même catholique" dit-il, "mais c'est pour ces pauvres gens. Ils vont dans d'autres églises et se sentent étrangers. J'en connais plusieurs d'entre eux. Ce sont de bonnes personnes". Et il ajouta: "Billy, si tu veux bâtir une église, je veux te dire que nous t'appuierons avec tout ce que nous pouvons". Je l'ai remercié pour cela.

                D'abord, nous avons prié et demandé au Seigneur. Par la suite, les gens sont venus et m'ont demandé s'ils pouvaient construire une église pour avoir un endroit où se réunir.

                Un jour, nous décidâmes de vendre des macarons. Quelques voisins firent cuire un pot de fèves au lard pour aider l'entourage. Nous n'avions rien pour construire. Tout ce que nous avions trouvé fut environ 80 sous ou un dollar. Nous décidâmes de choisir ce terrain. (4)

 

Le Branham Tabernacle en 1934

 

                Ailleurs, frère Branham nous dira:

 

                "Alors que j'étais en train de prier dans ce grand marécage où les roseaux s'élevaient au-dessus de ma tête, le Seigneur m'a dit de l'acheter. J'ai acheté ce terrain pour 160 dollars. Je consacrai ce terrain à Jésus-Christ alors qu'il n'était rien de moins qu'un marécage, et nous commençâmes avec un sol de boue et de sciures de bois." (5)

 

                Le matin où frère Branham devait poser la première pierre, Dieu lui donna une vision.

 

                Je vivais juste en face, avec mon père et ma mère. Vers six heures du matin, le Seigneur Jésus me réveilla. J'étais allongé depuis quelques moments, le coeur rempli de joie, pensant à ce grand moment parce que le Seigneur Dieu m'accorderait un tabernacle pour y prêcher. Je n'étais qu'un jeune homme alors. La fille que je fréquentais et qui deviendrait ma femme l'année suivante, était censée nous rejoindre ce jour-là pour poser la pierre angulaire.

 

Le Branham Tabernacle tel qu'on pouvait le voir vers 1950

                Soudain, quelqu'un dit: "Lève-toi sur tes pieds", et je me suis levé. Et je vis un grand endroit, comme un endroit où il y avait une rivière coulant dans une vallée. Je descendis vers la rivière et compris que c'était l'endroit où Jean-Baptiste avait baptisé le peuple, et on en avait fait un enclos à cochons. J'étais très scandalisé* de cela, croyant qu'on n'aurait pas dû faire cela.

                Pendant que j'étais là, une Voix me parla et m'éleva dans les airs, et je remarquai le tabernacle, à peu près dans son état actuel, mais il y avait tant de gens, qu'ils étaient entassés, et j'étais derrière la chaire disant que j'étais heureux que Dieu me donne un tabernacle.

                A ce moment-là, l'Ange du Seigneur me parla: Mais ce n'est pas ton tabernacle.

                Et je répondis: "Alors, Seigneur, où est mon tabernacle?".

                Et Il m'enleva dans l'esprit à nouveau, et me plaça dans un champ où il y avait des rangées d'arbres bien nivelés d'environ vingt ou trente pieds. Ils semblaient être des arbres fruitiers plantés dans de grands barils verts. Ensuite, je remarquai à ma droite et à ma gauche qu'il y avait un baril vide et je demandai: "Qu'en est-il de ceux-ci?".

                Il me répondit: Tu es censé planter dedans. Alors, je cueillis une pousse sur l'arbre de droite et la mis dans le baril de droite. Je pris ensuite une pousse de la gauche et la plantai dans le baril sur le côté gauche. Rapidement, ils poussèrent jusqu'aux cieux. Et Il ajouta: Etends tes mains et recueille les fruits. Dans une main, il me tomba une grosse pomme jaune et bien mûre. Dans l'autre main, il me tomba une grosse prune jaune et bien mûre. Il me dit: Mange de ce fruit parce que c'est agréable, et j'en mangeai de chacun et c'était vraiment délicieux. Alors, je levai les mains et glorifiai Dieu.

                Tout à coup, cette colonne de feu au-dessus de ces arbres, et des tonnerres, des éclairs et de grands vents vinrent, au point que les feuilles commencèrent à s'arracher des arbres; Je regardai en bas, et voici qu'il y avait la forme de ce tabernacle, et à l'extrémité où aurait dû être la chaire, il y avait trois arbres qui avaient l'apparence de trois croix.

                Alors j'ai remarqué que pommes et prunes étaient rassemblées en grappes autour de la croix du milieu. Je courus très vite, criant de toutes mes forces jetant les bras autour de cette croix. Le vent commença à secouer les fruits et ils tombèrent par-dessus moi. J'étais si heureux, et on m'a dit: "Mange du fruit parce que c'est agréable".

A ce moment-là, la Colonne de feu parla et dit: La moisson est mûre et les ouvriers sont peu nombreux. Quand la vision te quittera, lis 2 Timothée 4. (6) (Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, il se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l'oeuvre d'un évangéliste, remplis bien ton ministère).

 

                Plus loin, dans un autre chapitre, nous parlerons de cette merveilleuse vision; mais disons seulement que frère Branham écrivit 2 Timothée 4:1-5 sur la page frontispice de sa Bible, l'arracha puis la plaça dans la pierre angulaire.

                Comme il construisait, bien des gens venaient, riaient et disaient: "Dans un an, ce sera un garage d'automobiles où on viendra faire réparer nos voitures". On essaya même d'impliquer* frère Branham dans un accident de travail dans le but de lui faire perdre sa bâtisse; mais, Dieu dans son plan souverain l'a préservé. Qui aurait pu se douter que, dans les quelques années qui suivraient, des gens viendraient par centaines, de toutes les conditions et de tous les coins du monde, rechercher dans cet humble tabernacle la guérison de leur corps et de leur âme?

                Frère Branham était jeune, pauvre, sans expérience, mais avec un appel divin plus grand et merveilleux que quiconque aurait osé l'imaginer. Déjà à cette époque-là, on pouvait reconnaître dans ce modeste serviteur une sincérité, un zèle et une ardeur continue au service de son Maître. Voici son témoignage en quelques mots:

 

                "Je parcourais les rues, un sandwich à la main, témoignant à tous ceux que je rencontrais de l'amour de Jésus-Christ. J'allais dans un garage et je demandais si je pouvais parler aux mécaniciens. Je leur disais: "Chers amis, êtes-vous sauvés?". J'ai découvert quelque chose dans mon coeur". Le soir, j'allais faire de l'évangélisation dans les magasins. Quelquefois, je rentrais à deux ou trois heures du matin, après être allé chez des malades qui m'avaient appelé. Je ne faisais que m'asseoir, me changer pour mettre mes vêtements de travail, et je restais assis là, en attendant le lever du jour. Ensuite, je me levais et j'allais. J'étais devenu si maigre, à force de prier et de jeûner, que je devais prier avant de passer mes crochets pour monter sur les poteaux".

 

 

Visions

 

 

                Je me souviens d'une remarquable vision que j'eus à peine quelques jours après mon ordination. Je vis dans la vision un vieil homme de couleur, couché dans un lit d'hôpital, le corps complètement fracturé. Et instantanément il fut guéri de telle manière qu'il se leva et sortit, causant ainsi beaucoup d'excitation.

                Environ deux jours après cette vision, je devais interrompre des services non payés d'eau, de gaz et d'électricité à New Albany. J'étais tellement rempli de joie que chaque fois que je me trouvais dans une vieille maison inhabitée, je priais. On avait muté au bureau des réclamations, monsieur Johnny Potts, un vieux lecteur de compteur, et je lui racontais ce que le Seigneur me montrait.

                Il me parla d'un homme que j'avais vu sur le journal, un vieil homme de couleur du nom d'Edward J. Merrill, qui avait été heurté par une auto occupée par un couple blanc. Le garçon avait perdu le contrôle de sa voiture, avait écrasé l'homme contre les roues d'un vieux wagon à rebuts tiré par des chevaux. Ses os étaient presque tous fracturés, sa poitrine enfoncée et son dos brisé. Monsieur Potts, tout en passant à l'hôpital de New Albany, lui avait raconté la façon dont le Seigneur m'utilisait. il envoya quelqu'un me demander de prier pour lui. Aussi, immédiatement je pensai: "C'est l'homme que j'ai vu dans cette vision".

                J'étais un peu craintif, étant donné que c'était dans mes premiers cas, mais néanmoins, j'y allai avec mon camarade, un petit Français du nom de George DeArk, que je venais juste de conduire à Christ. Je lui ai dit: "Maintenant, frère George, je veux que tu saches que ces choses qui m'arrivent, je ne peux les comprendre, mais rappelle-toi que cet homme va être guéri, mais je ne peux pas prier jusqu'à ce que deux personnes blanches viennent et se tiennent en face du lit, parce que je dois le faire de la façon dont Il me l'a montrée".

                Ainsi, nous entrâmes dans l'hôpital et demandâmes pour voir Monsieur Merrill. Une fois là, sa femme m'avoua qu'il était dans un état sérieux, il ne devait pas bouger parce que les rayons X avaient révélé que certains os se trouvaient juste sur les poumons et que s'il bougeait, cela pouvait perforer ses poumons et causer une hémorragie mortelle. Il était dans un très mauvais état depuis les deux jours qu'il était là. L'homme avait environ soixante-cinq ans, les cheveux gris et une grande moustache blanche. Alors que je lui racontais la vision que j'avais eue du Seigneur, les jeunes gens qui l'avaient frappé entrèrent. Je me mis à genoux afin de prier pour lui. Et tout à coup, cet homme cria: "Je suis guéri!" et se leva. Sa femme essaya de le retenir au lit, puis un interne vint la secourir et cela causa beaucoup d'excitation.

                Comme c'était un hôpital catholique, une des soeurs vint me disant que je devais sortir de là, puisque j'avais excité cet homme qui faisait 104 degrés de fièvre. Mais la chose étrange est que lorsque l'aumônier et quelques docteurs le firent reprendre son lit, car il était en train de s'habiller, ils prirent sa température et il ne faisait plus de fièvre. Je suis sorti sur les marches et j'ai dit au frère George: " Maintenant observe, il va sortir par ici dans quelques minutes et aura un manteau brun et un chapeau Gibus". Et c'est précisément ce qu'il fit.

                Environ un soir après cela, le Seigneur m'apparut à nouveau, juste à l'aube, et me montra une femme affreusement estropiée qui allait être guérie. Ainsi, j'allai travailler et je crois que j'étais sur la 8e rue, à New Albany. J'avais une entrée d'eau double, et je craignais d'avoir coupé les deux côtés; d'un côté les gens étaient déménagés, mais de l'autre, c'était habité. Ainsi, j'allai frapper à la porte de la place occupée. C'était des gens vraiment pauvres.

                Une très belle jeune fille, habillée bien pauvrement, vint à la porte. Je dis: "Voudriez-vous essayer votre eau pour voir si elle ne serait pas coupée?".

                Elle revint et dit: "Non, il y a toujours de l'eau".

                "Merci beaucoup", répondis-je.

                Et elle me dit: "N'êtes-vous pas cet homme de Dieu qui a obtenu cette guérison à l'hôpital l'autre jour? Ma mère souhaiterait vous parler".

                J'entrai et elle m'expliqua qu'elle avait dix-sept ans. Elle me demanda: "Etes-vous cet homme de Dieu qui a guéri cet homme?".

                Je répondis: "Non madame, je ne suis pas un guérisseur. Je ne fais que prier - cet homme malade m'a été montré par Quelque chose". Je ne savais pas comment appeler cela, une vision ou quoi, je ne savais pas alors ce que c'était. Je n'étais qu'un garçon, célibataire à l'époque. Et voici que cette dame me demanda de prier pour elle. Je lui répondis qu'elle devait me laisser prier d'abord et que, si le Seigneur me le montrait, alors je reviendrais.

                Et j'allai pour prier, je pris le frère George et lui dis: "C'est cette femme dont je t'avais parlé. Je sais que c'est la même femme. Viens avec moi".

                Ainsi, nous sommes retournés pour offrir une prière; c'était juste après Noël et il y avait un arbre de Noël, et bien sûr, cette jeune fille et son frère de six ou huit ans, me voyant, moi, un jeune garçon priant pour la guérison de leur mère, se cachèrent derrière l'arbre pour ricaner. Je leur ai dit que le Seigneur la guérirait.

                Alors, frère George et moi nous nous agenouillâmes, et quand je commençai à prier, je vis cet Ange que vous voyez sur l'image, suspendue au-dessus du lit. Je pris donc sa main et dit: "Madame O'Hannyan, le Seigneur Jésus m'a envoyé et m'a dit avant de venir, de prier pour vous et que vous iriez bien. Levez-vous sur vos jambes et soyez guérie dans le Nom de Jésus". Ses jambes étaient repliées sous elle. Elle commença à se déplacer vers le bord du lit, sa Bible arménienne sur sa poitrine.

                Alors Satan vint me dire: "Laisse-la toucher le plancher hors de ce lit élevé, et elle se cassera le cou". J'eus peur pour un moment.

                Et je savais que tout ce que je voyais dans ces visions était toujours vrai. Ainsi, je continuai de toute façon à la laisser descendre du lit. Et Dieu est mon juge, aussitôt que cette femme commença à sauter en bas de son lit, ses deux jambes se redressèrent. Sa fille sortit dans la rue, hurlant de toutes ses forces, se tirant les cheveux. Les voisins vinrent de partout. Et voilà celle que le Seigneur a guérie, circulant dans la chambre et louant Dieu, marchant pour la première fois depuis dix-sept ans. Son nom est Madame Mary Darrel O'Hannyan, et celui de sa fille, Dorothy, des Arméniens. Elle vit actuellement à New Albany avec son mari et sa famille.

                Quelques semaines après cela, j'étais chez ma mère un soir, et j'avais prié ce jour-là, et il me semblait que je ne pouvais simplement pas avoir la victoire dans mes prières. Aussi, j'allai dans ma chambre pour prier. Il était environ une heure du matin quand tout à coup, quelque chose de blanc s'approcha de moi, et je pensai que c'était cette pile de vêtements que maman avait l'habitude de mettre sur ma chaise. Mais c'était l'Ange du Seigneur. Cette nuée, vous savez, vint là où j'étais. Je me vis, debout dans une chambre, c'était une petite maison à deux chambres, les murs étaient lambrissés en rouge. A ma droite, il y avait un petit lit de fer et une femme aux cheveux noirs se tenait debout contre la porte et pleurait. Il y avait le père près de moi qui m'avait apporté un bébé dont les deux jambes étaient recroquevillées sur la poitrine. Ses deux bras, comme tout le reste de son petit corps, étaient aussi tordus. Et je me demandais: "Qu'est-ce que cela signifie?". Je vis, assise à ma gauche, une vieille dame enlevant ses lunettes pour y essuyer des larmes, ou quelque chose. A ma droite, sur un divan rouge à deux places qui allait de pair avec la chaise, était assis un jeune homme blond, frisé, regardant par la fenêtre. Je regardai, et à mon extrême droite se tenait cet Ange du Seigneur qui me demanda: Cet enfant peut-il vivre?

Je répondis: "Monsieur je ne sais pas".

                Il dit: Etends tes mains sur lui et il vivra.

                Je le fis, et l'enfant sauta hors des bras de son père et tout son côté droit, sa jambe, son bras et son corps se redressèrent. Il fit un autre pas et l'autre côté se redressa, et il mit sa petite main dans la mienne disant: "Frère Branham, je suis parfaitement guéri". Ce petit portait une salopette en coutil bleu".

                Il dit: "Il les porte justement".

                "Le bébé est tout petit, il a environ trois ans; il a les cheveux brun pâle et une très petite bouche".

                Il dit: "C'est Juste".

                Je dis: "Madame Emil est une femme aux cheveux noirs, et cette chambre a un divan rouge à deux places et une chaise rouge.

                Il me demanda: "Y êtes-vous déjà allé, Frère Branham?".

                "Il y a juste un moment", répondis-je.

                Il y a un moment? Mais je ne vous ai jamais vu", dit-il.

                Je répondis: "Non, c'était en esprit. Monsieur Emil, puisque je vous ai baptisé, vous m'avez entendu parler des choses qui m'arrivent. Je vois des choses avant même qu'elles se produisent".

                Il répondit: "Oui. Est-ce que quelque chose de semblable vous serait arrivé, Frère Branham?".

                Je dis: "Oui, monsieur Emil, et jamais rien, peu importe ce qui m'était dit, ne s'est avéré faux. Votre bébé va être guéri quand j'arriverai là-bas".

                Il arrêta sa voiture, s'affaissa sur son volant, disant: "O Dieu, sois miséricordieux envers moi, reprends-moi, ô Seigneur. Je te promets que je vivrai pour Toi le reste de mes jours si Tu épargnes la vie de mon bébé". Et là, il donna son coeur à Christ.

                Nous entrâmes dans la maison, tout excités à son égard, une âme venait juste de revenir à Christ. Une fois entrés dans la maison, toutes choses étaient exactement telles, sauf que cette vieille dame n'était pas là. Tout énervé, j'ai dit: "Amenez-moi le bébé". Or, ce bébé était sur le point de mourir.

                Le père m'amena le bébé et je priai et sa condition empira. Il perdit son souffle, et ils durent combattre, le secouer, ainsi de suite pour le faire respirer. Je pensai: "Maintenant, il y a quelque chose de faux". Je me suis mis à réfléchir: "Où est cette vieille dame?". Ainsi, ils durent recoucher le bébé, essayant de le décongestionner parce qu'il respirait à peine; la mère se lamentait d'une façon hystérique. Je pensai: "A cause de ma stupidité, j'ai mal utilisé la vision de Dieu parce que je n'ai pas attendu, étant trop énervé".

                Ainsi, j'ai appris une leçon, à ce moment-là, ils pensèrent que le bébé allait mourir d'une minute à l'autre.

                Pendant que j'étais assis, ils continuaient à me demander: "Frère Branham, que devons-nous faire?" Je répondis: "Je ne sais pas". La tête inclinée, je suppliais: "Seigneur, pardonne-moi".

                Quand le jour arriva, le frère Graham Snelling devait retourner travailler et monsieur Emil devait le ramener, et je savais qu'il me fallait quitter la maison. Et pourtant, le frère Graham Emil mit son manteau, je savais bien que si le frère Graham partait, il serait difficile de savoir s'il reviendrait jamais. Monsieur Emil me demanda: "Frère Bill, voulez-vous que je vous ramène à la maison?"

                Je répondis: "Non, j'aimerais simplement attendre, si cela ne vous fait rien". Je détestais être obligé de dire cela et rester dans la maison, juste avec la mère et l'enfant, parce qu'ils étaient un jeune couple. Frère Graham mit son manteau et se dirigea vers l'extérieur et l'autre dit à sa femme: "Je serai de retour dans un moment".

                Je pensai: "O Dieu, je devrai alors rester ici toute la journée et peut-être encore toute une nuit, attendant cette vision. Que puis-je faire?" Et regardant à la fenêtre, voici qu'arrivait la grand-mère de l'enfant au coin de la maison, elle portait des lunettes. Je pensai: "Ca y est, Seigneur, si seulement Graham ne sort pas".

                Elle avait l'habitude d'entrer par la porte avant mais, cette fois-ci sans savoir pourquoi, elle vint par la porte arrière et entra dans la cuisine. La jeune femme courut se jeter dans les bras de sa mère et l'embrassa. Sa mère demanda: "Est-ce que le bébé va mieux?".

                "Maman", cria la jeune femme," il est en train de mourir!". La grand-mère se mit à pleurer

                Je ne pouvais rien dire, juste attendre. Frère Graham fit le tour, je me levai afin qu'il puisse s'asseoir. Et parce que c'était de sa parenté, il se mit à pleurer aussi.

                Je pensai: "Si seulement cette dame âgée pouvait venir s'asseoir dans cette chaise rouge". J'allai vers la porte où monsieur Emil attendait, son manteau sur le dos, prêt à partir par ce temps très froid. La mère de l'enfant leva les mains bien hautes et commença à pleurer, exactement comme dans la vision. Puis la dame âgée prit siège et chercha un mouchoir, pas tant pour essuyer ses larmes comme pour enlever la buée sur ses lunettes.

                Je dis: "Monsieur Emil, avez-vous encore confiance en moi en tant que serviteur de Christ?".

                Il répondit: "Certainement, Frère Branham".

                Je dis: "Je peux vous dire maintenant que tout à l'heure, j'ai devancé la vision, et c'est pourquoi ce n'est pas arrivé. Si vous avez toujours confiance en moi, allez me chercher le bébé".

                Il répondit: "Je ferai tout ce que vous me dites, Frère Branham".

                Il m'amena le bébé et je mis mes mains sur lui et priai: "Seigneur, pardonne la stupidité de Ton serviteur, j'ai parlé avant la vision. Mais maintenant, qu'on sache que Tu es le Dieu du ciel et de la terre".

                Je n'en dis pas davantage que le petit garçon attrapa son père par le cou et commença à crier: "Papa, je me sens bien maintenant".

                Je dis: "Monsieur Emil, laissez faire l'enfant, ça va prendre trois jours pour que cela le quitte, parce qu'il doit y avoir trois étapes de dégagement".

                C'était un lundi, je suis rentré à la maison et j'ai tout raconté à l'assemblée, leur disant: "Mercredi soir avant la réunion, j'y retourne et je voudrais que vous y soyez tous. Une fois sur les lieux, vous vous placerez autour de la maison et vous vérifierez quand j'entrerai là, si ce petit bébé de trois ans ne traverse pas la pièce à ma rencontre, ayant une petite moustache parce qu'il a bu du lait au chocolat ou autre, et il me prendra la main et dira ceci: "Frère Bill, je suis parfaitement guéri". Vérifiez si cela n'arrive pas".

                Comme ils étaient des gens pauvres, nous leur préparâmes un panier de provisions. Je n'avais pas d'auto à cette époque-là, mais j'avais emprunté le vieux camion de la compagnie des services publics.

                Ce soir-là, tout un chargement y alla, ma femme Meda faisait partie du groupe, mais c'était bien avant qu'on se marie. Je m'arrêtai juste devant la maison et frappai à la porte. La mère vint m'ouvrir disant: "Oh, c'est frère Bill!". Dans le coin, le petit garçon jouait; c'était le troisième jour. Je me suis arrêté, je n'ai pas dit un seul mot, les autres regardaient dans les fenêtres à ce moment-là pour voir ce qui arriverait. Et l'enfant marcha vers moi avec sa petite moustache de lait au chocolat et il mit sa main dans la mienne et me dit: "Frère Bill, je suis parfaitement guéri".

                Ce soir-là à l'église, cela fut raconté et j'ai ajouté: "Il y a aussi quelque part une fille estropiée qui est dans le besoin. Eglise, je ne sais pas ce que ces choses signifient".

                Environ une semaine après cela, je reçus une lettre à mon travail. Je l'ouvris et lus: "Cher monsieur Branham, mon nom est Madame Harold Nale. Nous demeurons dans un endroit appelé South Boston. Nous sommes de foi méthodiste. J'ai lu par hasard un petit traité que vous avez écrit: "Jésus est le même hier, aujourd'hui et à jamais". Nous avions une réunion de prière chez moi l'autre soir et nous avons appris que vous aviez du succès à prier pour les malades. J'ai une fille de quinze ans, infirme, couchée au lit, et je ne peux pas me chasser de l'idée que je devrais vous faire venir afin que vous priiez pour elle. Pourriez-vous le faire s'il vous plaît? Bien à vous, Madame Harold Nale, South Boston, Indiana".

                Ce soir-là, j'ai demandé à l'église: "Y a-t-il quelqu'un qui sache où est situé South Boston?".

                Frère Wright dit: "Je pense que c'est vers le sud".

                Aussi, le lendemain nous partîmes, Meda, deux amis personnels du Texas, un homme et sa femme qui avaient déménagé par ici pour être plus près de l'église. J'avais prié pour sa femme et elle avait été guérie d'une maladie tuberculeuse. Son nom est Ed Brace, il avait eu un ranch dans l'Ouest, il vivait près de Milltown sur une ferme. Sa femme n'avait jamais vu de vision s'accomplir et il voulait voir cela se produire. Je lui ai dit: "Viens avec moi et regarde si cela n'arrive pas". Ma femme était aussi avec nous et le frère Jim Wiseheart, un vieil ancien qui voulait voir. Nous sortîmes et passâmes New Albany et trouvâmes que ce n'était pas South Boston, mais New Boston.

                Nous revînmes à Jeffersonville et je m'informai. Quelqu'un alla au bureau de poste et ils dirent: "C'est plus haut qu'Henryville".

                Je suis allé à Henryville et ai demandé; ils dirent: "Tournez sur ce chemin, c'est environ quinze miles vers les collines. Faites attention, vous pouvez le manquer parce qu'il n'y a qu'un tout petit magasin et tout est dans ce magasin, même le bureau de poste".

                Après que j'eus fait cinq ou six miles, je me sentis très étrange. Ils dirent: "Que se passe-t-il?".

                "Je crois" dis-je, "que Celui qui me parle veut me parler. Je vais devoir sortir de l'auto".

                Je sortis, les laissant entassés les uns sur les autres, mis mon pied sur le pare-chocs arrière de l'auto et dis: "Père Céleste, que veux-Tu que Ton serviteur fasse maintenant?". J'attendis quelques minutes, rien n'arriva. Finalement, mon attention fut attirée par une vieille église tout près de là. C'était l'église Bunker Hill et il y avait un cimetière juste devant l'église. J'allai vers les pierres tombales, revins et leur dit: "Maintenant, vous avez toutes ces lettres là. Je ne suis jamais venu dans ce coin auparavant, même pas dans la région de toute ma vie. Prenez ces noms et ces numéros que vous avez et venez vérifier s'ils ne sont pas sur cette pierre tombale". C'était là. Je dis: "C'est que nous sommes sur la bonne route maintenant. C'était l'Ange du Seigneur, j'étais pour passer tout droit sans m'en apercevoir". Oh! Lui est parfait.

                Ainsi nous continuâmes, après un bout de temps, je remarquai que nous étions entrés dans une sorte de petit village et en regardant, je vis un magasin ayant la devanture jaune. Je dis: "C'est cela, voici le magasin et regardez, un homme va sortir avec une salopette bleue, un bonnet jaune en coutil, une moustache blanche, et il va me dire où aller. Si cela n'arrive pas, je ne suis qu'un gros farceur".

                Ainsi je me suis dirigé juste devant l'endroit et comme j'arrivais, voici que sort un homme en salopette bleue et bonnet de coutil jaune, ayant une moustache blanche. Madame Brace s'évanouit dans l'auto, voyant cela s'accomplir. Je lui demandai: "Monsieur, vous êtes censé me dire où Harold Nale demeure".

                Il dit: "Vous venez juste de le passer à environ un demi-mile dans la direction d'où vous êtes venus. Vous tournerez au premier chemin à gauche et vous verrez une grosse grange rouge. C'est là que vous tournerez, et c'est la deuxième maison à votre droite, sur ce petit chemin". Il demanda: "Pourquoi?".

                Je répondis: "Il a une fille infirme, n'est-ce pas?".

                "Oui, monsieur" dit-il.

                Je dis: "Le Seigneur va la guérir". Et il commença à pleurer. Voyez-vous, il faisait partie de la vision mais ne savait même pas ce qui se passait.

                J'ai rebroussé chemin, nous trouvâmes la place. En sortant de l'auto, une jeune femme corpulente vint à la porte. "C'est elle", dis-je.

                "Comment allez-vous?" dit-elle.

                "Je suis Frère Bill".

                "Oh" dit-elle, "je pensais bien que c'était vous. Avez-vous reçu ma lettre? Je suis Madame Harold Nale".

                "Je suis heureux de faire votre connaissance, Madame Nale. Voici une petite équipe qui est venue avec moi pour prier pour votre fille. Elle va être guérie".

                Elle répliqua: "Quoi?". Et ses lèvres se mirent à trembler et elle commença à pleurer.

                Aussi je ne m'arrêtai pas pour elle, j'entrai directement dans le corridor et mon groupe me suivit. En entrant dans cette vieille maison de campagne, à droite du corridor, le mur était tapissé de papier jaune avec des motifs rouges, puis l'écriteau: "Dieu, bénissez notre foyer". A ma gauche, le vieux lit de cuivre plaqué, un poêle rustique et un tout petit lit pliant dans lequel était cette fille ressemblant plutôt à un garçon.

                Alors quelque chose m'arriva, je me suis retrouvé en haut dans le coin de la chambre, regardant mon corps marcher vers ce lit, et imposer mes mains sur sa poitrine, exactement comme le Seigneur me l'avait dit. A ce moment-là, Madame Brace entra dans la chambre et s'évanouit sur le plancher à nouveau.

                Alors que j'imposais les mains, je dis: "Seigneur, je fais cela sur l'ordre du Dieu qui, je pense, me dit de le faire". Et à ce moment-là, elle commença à crier et fit un bond en descendant du lit, la jambe droite de son pyjama se releva et on put voir le genou rond d'une fille au lieu de celui d'un garçon. On venait à peine de ranimer Madame Brace, elle s'évanouit à nouveau, c'était la troisième fois qu'elle s'évanouissait.

                Et cette fille sortit de la chambre pour aller dans la salle de bain en pleurant, mit sa robe de chambre et revint en marchant, se brossant les cheveux avec sa main droite qui était auparavant paralysée. Aujourd'hui, elle est mariée et a des enfants. Mes amis, les visions sont vraies. (8)

 

 

Le miracle de Georgie Carter

 

 

                J'étais chez ma mère et je devais passer la nuit chez elle. J'avais prié pour les malades, et j'étais rentré tard. J'étais juste arrêté chez ma mère pour lui parler mais quelques temps après, je me relevai ne pouvant me reposer. Je me levai avec une sorte de fardeau. Je pensai: "Peut-être y a-t-il quelqu'un de malade qui veut que je prie pour lui".

                Je descendis, mais ne pus prier. Je regardai et Quelque chose de blanc se déplaçait. Il me semblait que j'entrais dans Cela. Cela vint vers moi, et quelques moments après, je me vis marchant à travers un pays désert et je pouvais entendre un agneau bêler (...)

                Je dis: "Pauvre petite chose, je vais voir si je peux la trouver".

                Je me dirigeai vers les bois et comme je m'approchais de cela, ce n'était plus un agneau mais c'était un humain, et il m'appelait en disant: "Milltown, Milltown".

                Je n'avais jamais entendu parler de cet endroit de ma vie. Ainsi, quand je revins à moi... j'allai à l'église le mercredi suivant et demandai: "Y a-t-il quelqu'un qui sait où se trouve Milltown?". Personne ne le savait. Ainsi, le dimanche soir suivant je l'annonçai: "Y a-t-il quelqu'un qui sait où est Milltown?".

                Et un frère du nom de George Wright répondit: "Oui, frère Branham, c'est à environ trente-cinq milles vers le sud. Je demeure près de là".

                Je répondis: "Je serai là samedi prochain; Dieu veut que j'aille là, il y a quelqu'un en difficulté".

                Frère Wright ajouta: "C'est un petit village de cinq cents ou mille personnes vers le sud...".

                Nous y allâmes et je me souviens qu'il y avait une épicerie sur le coin. Je pensai: "Je me demande ce que le Seigneur veut de moi". J'entrai et achetai une boîte et ressortis. Je pensai: "Je m'en vais prêcher ici sur le coin". Ainsi, je montai sur la boîte mais aucune inspiration me vint pour prêcher. Vous savez que tous les gens de la campagne viennent faire leurs courses le samedi.

                Frère Wright me dit: "Je veux aller faire une petite marche en haut de la colline. Je dois aller porter des oeufs à cet homme là-bas. Voulez-vous venir avec moi?".

                Quand j'y allai, il y avait une grosse église blanche sur la colline. Je dis: "Hé! regardez, n'est-ce pas une belle église!".

                Il répondit: "Oui, c'est une honte à propos de cette église, c'est pitoyable. C'est une église baptiste dont le pasteur eut certains problèmes et l'église rétrograda et n'eut jamais de pasteur depuis lors. La ville l'a reprise et toute la congrégation l'a laissée et est allée dans d'autres églises".

                Je sentis l'Esprit de Dieu me dire: "Arrête". J'y allai et les portes étaient fermées. Je dis au frère Wright: "Continuez et vous me prendrez un peu plus tard".

                Je m'agenouillai et priai: "Seigneur, si tu me veux dans cette église, ouvre les portes pour moi".

                Ainsi, pendant que je priais, j'entendis quelqu'un venir et il me dit: "Hello!".

                Je dis: "Comment allez-vous?".

                Il dit: "J'ai vu que vous étiez en train de prier".

                Je répondis: "Eh bien, je suis un prédicateur et je priais simplement sur les marches".

                Il me dit: "Voulez-vous entrer?".

                "Oui, monsieur";

                Il dit: "J'ai la clef".

                Je dis: "Merci Seigneur". Croyez-vous cela?

                Il ouvrit les portes et j'entrai. Il y avait de la place pour trois cents à quatre cents personnes. Je m'avançai, penchai la tête et demandai: "A qui est-ce?".

                Il répondit: "A la ville, nous ne faisons que l'entretenir. Les seules choses que nous faisons dans cet endroit sont les funérailles...".

                Je dis: "Pourquoi ne pas avoir un réveil ici?".

                "Voyez l'officier municipal".

                Je suis allé là et lui demandai. Il dit: "Certainement, si vous mettez un compteur dedans".

                Je dis: "Bien, je travaille pour l'hydro et je mettrai mon propre compteur".

                Je l'installai donc et annonçai qu'il y aurait un réveil. Je n'oublierai jamais le premier homme que je rencontrai.

                "Il va y avoir un réveil, monsieur. Allez-vous venir?".

                Il dit: "Nous élevons des poulets par ici et nous n'avons pas le temps d'aller à aucune église".

                Je répondis: "Est-ce que vous ne pourriez pas laisser vos poulets juste un tout petit peu pour venir à la réunion?".

                Il répondit: "Je n'ai pas le temps pour rien de pareil. Je prends soin de mes affaires et prenez soin des vôtres!".

                Je lui répondis: "Je ne voulais pas vous blesser, monsieur". Dix jours après cela, il mourut et ils durent l'enterrer juste là en face de l'église.

                Je commençai le réveil. J'allai dans les bois prier, pensant que le Seigneur me donnerait un grand message, ayant un grand fardeau dans mon coeur. Je me disais: "J'aurai probablement une grosse foule ce soir". J'y allai et savez-vous qui était là? George Wright, sa femme, son fils et sa fille. J'avais quatre personnes de ma congrégation. Je prêchai le message que le Seigneur m'avait donné comme si de rien n'était.

                Le soir suivant, il vint un type d'apparence âgée. Il arriva à pied. Ils me dirent que c'était un Nazaréen rétrograde. Il avait appartenu à l'église Nazaréenne et avait rétrogradé. Il avait sa pipe faite de maïs et la frappa sur l'extérieur de l'édifice. Ses cheveux pendaient sur son visage, une dent sortait sur le côté. Il dit: "Où est ce petit Billy Sunday dont vous parlez ici?". Frère Wright le prit et le fit asseoir.

                J'étais en train de lire la Bible derrière la chaire. Frère Wright vint me dire: "le pire renégat du pays vient d'arriver. Son nom est William Hall. Il possède une carrière sur la colline".

                Je répondis: "C'est peut-être celui que le Seigneur veut".

                Je commençai à prêcher. Frère Wright retourna lui dire d'avancer et que lui s'occuperait des choses en arrière. Le service n'était pas terminé que Monsieur Hall était à genoux, priant Dieu. Il est mon pasteur associé là-bas maintenant.

                Les soirs suivants, quelques miracles eurent lieu. C'est alors que la foule commença à venir.

                Ainsi, il y avait là-bas une jeune femme qui appartenait à une certaine église. Je ne la mentionnerai pas mais ils ne croient pas dans l'Esprit, seulement la lettre. "Nous parlons quand la Parole parle et nous sommes silencieux quand Elle est silencieuse. Ils firent annoncer que si quelqu'un allait à cette réunion, l'église lui signerait une lettre de départ. Son père était diacre de l'église. Ainsi, cette jeune femme mit la main sur une de mes petites brochures. Son nom est Mlle Georgie Carter, elle a actuellement environ vingt-cinq ans. Elle fut couchée neuf années huit mois et elle n'a jamais levée la tête du lit, tuberculose. On ne pouvait même pas mettre une bassine sous elle, on mettait une toile de caoutchouc et on glissait un piqué. Elle n'a jamais vu le monde du dehors, pas même par les fenêtres pendant neuf ans et huit mois.

                Quelqu'un vint me dire: "Même si elle vous demande, vous ne pouvez pas aller prier pour elle. Sa mère et son père ne vous laisseront pas venir. Ils disent: "Non, nous ne laisserons pas ce séducteur venir".

                Mais lorsque j'eus fini le réveil, le père et la mère, pour satisfaire leur fille, décidèrent de quitter la maison. Je crois qu'ils eurent une permission de leur prédicateur afin que je puisse aller chez eux. Je suis allé la voir, et la pauvre petite avait mon livre près d'elle. Elle avait pleuré et prié pour la délivrance, mais son église ne croyait pas en la guérison Divine. Elle avait ce livre et elle avait lu à l'endroit où une autre fille avait été guérie. J'avais été envoyé par vision et elle voulait être guérie. Quand j'entrai, elle me dit: "Frère Branham, j'étais certaine que vous viendriez et que Jésus me guérirait".

                Je demandai: "allez-vous Le servir, soeur?".

                Elle répondit: "De tout mon coeur".

                Ses petits bras ne pouvaient même pas lever la tasse dans laquelle elle devait "cracher" (...). Je m'agenouillai et je priai pour elle puis je sortis.

                Deux semaines après, j'étais de retour pour commencer une autre série de trois ou quatre réunions. Il y avait un autre ministre qui ne croyait pas dans l'immersion. J'étais censé baptiser un bon groupe dans la rivière. Lui, il avait eu un réveil sous la tente et il avait dit: "Quiconque de ma congrégation entre seulement dans l'église où est ce guérisseur Divin insensé, je vais certainement le mettre dehors de l'église. La raison pour cela c'est que ce gars veut vous noyer dans l'eau".

                J'allai cet après-midi-là faire un service de baptême. Je dis à la petite Georgie: "Tout ce que je peux faire pour vous c'est de prier".

                Elle répondit: "Mais ne pouvez-vous pas faire pour moi ce que vous avez fait pour cette fille Nale?".

                Je répondis: "Ce n'est pas la même chose, j'ai eu une vision. Je dois avoir une vision d'abord. Je reviendrai s'Il m'envoie, mais je crois que vous irez mieux" (essayant d'encourager sa foi).

                Ainsi, la dernière journée de réunions, je suis allé pour baptiser à un endroit appelé Totten Ford, et voilà que ce ministre avait annulé sa réunion et que toute la congrégation se tenait sur les rives. J'avançai dans la rivière. Quel sentiment merveilleux! Je baptisai environ cinquante personnes cet après-midi-là. J'avais l'impression que les anges étaient assis sur chaque branche des arbres. Comme j'étais là, je commençai à prier ainsi: "Comme Dieu a envoyé Jean pour baptiser! Jésus dit: Allez dans tout le monde et faites des disciples et baptisez-les. Ces signes suivront ceux qui auront cru".

                A ce moment-là, le Saint-Esprit descendit et balaya toute la congrégation qui était sur la rive. Ce ministre et sa congrégation s'avancèrent en pleurant dans la rivière avec leurs beaux habits et je baptisai chacun d'eux cet après-midi-là. Les femmes pleuraient; elles vinrent avec leurs belles robes, les mères, les pères apportèrent leurs enfants. Je baptisai presque jusqu'à la nuit. Ils durent me tirer hors de l'eau!

                Je devais avoir une réunion à l'église baptiste ce soir-là. J'allai chez le frère Wright pour souper. Je dis: "Je ne veux pas souper tout de suite, je vais aller prier là-bas, le Seigneur veut que je prie, j'ai un fardeau sur le coeur".

                Soeur Wright me dit: "Quand nous sonnerons la cloche pour souper, vous viendrez parce que nous devons nous dépêcher".

                Je m'en allai là-bas et je m'agenouillai. Après un moment, je fus perdu dans l'Esprit, je savais difficilement où j'étais. J'entendis cette cloche mais j'avais un si bon temps avec le Seigneur que je ne pensais pas au souper. La cloche sonna et sonna et la nuithvint. Je priais, simplement: "Merci Seigneur pour Tes bienfaits".

                Et comme j'ouvrais les yeux, juste devant moi dans un petit buisson, il y avait une Lumière ambre qui brillait sur moi et une grande et profonde Voix provenant du fond des bois me dit: Va dans la direction des Carter.

                Ca y était, je sautai et je commençai à crier en courant. Ils s'étaient organisés en équipes de recherches pour me trouver. Je sautai la clôture dans le champ et je tombai directement dans les bras du frère Wright. Il me dit: "Frère Billy, maman vous a attendu pour souper depuis des heures. ils sont partout sur la colline vous cherchant".

                Je dis: "Frère Wright, je ne vais pas souper, Georgie Carter va être complètement guérie dans les prochaines minutes. C'est AINSI DIT LE SEIGNEUR".

                "Voulez-vous dire qu'elle va se lever?".

                Je répondis: "Elle va être normale et bien dans les quelques minutes qui suivront mon arrivée là".

                Elle restait à huit miles de là; il me demanda: "Frère Branham, est-ce que je peux aller avec vous?".Il y avait là aussi un homme venant du Texas, qui venait juste d'amener sa femme et elle avait été guérie. Il me demanda: "Frère Brahnam, est-ce que je peux aller avec vous?". Il avait vu la guérison de la fille des Nale quelques semaines auparavant.

                Je répondis: "Oui, monsieur". Nous sautâmes dans une auto et partîmes.

                Madame Carter est une femme très critiqueuse, mais parce que sa fille pleurait, elle avait promis au Seigneur de se faire baptiser si sa fille était guérie cet après-midi-là. Ainsi, sa mère alla dans la cuisine et s'agenouilla et pria sincèrement: "O Dieu aie pitié de ma petite fille qui est là, à quelques jours de la mort. Et cet imposteur qui vient prétendant être quelqu'un et il a tout bouleversé ma fille".

                Les larmes aux yeux elle leva la tête. Le soleil se couchait à l'ouest et il éclairait le mur. C'est son témoignage, ses propres mots. Elle dit qu'elle vit une ombre venir vers elle, elle pensa que c'était sa fille qui entrait du dehors. Mais quand ce fut tout près d'elle, elle dit que c'était le Seigneur Jésus-Christ. Elle dit: "Qu'est-ce que c'est que cela?". Pendant qu'Il la regardait, elle me vit approcher de la maison, la Bible contre le coeur. Elle dit: "O pitié, je me suis endormie, je dors". Elle n'avait jamais eu de vision.

                Elle courut le dire à sa fille Georgie: "Georgie, j'étais là, il y a quelques instants priant, et il m'a semblé voir sur le mur une forme qui ressemblait à Jésus. J'ai vu frère Branham, la Bible sur le coeur, qui venait avec deux hommes à sa suite".

                Et juste à ce moment-là, voilà que j'arrivais avec les deux hommes. Les portes étaient fermées.

                Je montai sur la galerie, et je me sentis comme sortir de mon corps. Je vis mon corps ouvrir la porte et entrer. Et voilà que la petite fille était couchée là, sa mère s'agenouilla simplement sur le plancher et elle s'évanouit.

                Je m'approchai du lit où elle était et je dis: "Soeur Georgie, le Seigneur Jésus que tu aimes et à qui tu as fait confiance durant tout ce temps, m'a rencontré dans les bois. Il m'a dit que je devais venir et que tu serais guérie. Ainsi, conformément à l'ordre que j'ai reçu dans les bois, il y a quelques instants, dans le Nom du Seigneur Jésus-Christ, lève-toi sur tes pieds et sois guérie".

                Cette pauvre petite fille qui ne pesait pas plus que 36 ou 37 livres, n'ayant plus que les os, (elle n'aurait pas pu se tenir si elle avait dû se lever), se tint non seulement debout, mais elle sauta en criant de toutes ses forces, parfaitement normale et bien.

                Les gens commencèrent à crier, sa soeur vint en courant, ne sachant quoi faire. Elle commença à crier et s'enfuit sur le chemin en se tirant les cheveux et criant: "Quelque chose est arrivé!".

                Son père, revenant de la ferme avec un peu de lait, entendit le piano jouer. Il courut voir ce que c'était. C'était sa fille qui n'avait pas bougé du lit depuis neuf ans et huit mois, assise au piano, jouant "Jésus, garde-moi près de la croix, il y a une précieuse fontaine nous libérant tous, un ruisseau de guérison coulant de la montagne du Calvaire".

                Parfaitement normale et bien! Voilà qu'arrive le pasteur baptiste et tous les autres. Elle allait courant dans la cour en bénissant Dieu pour les feuilles et l'herbe. Elle était si contente, frères et soeurs. Cela fait environ six ans de cela, et ce soir, Georgie Carter est pianiste à l'église baptiste de Milltown où je suis toujours le pasteur. Vous pouvez lui écrire pour avoir son témoignage: Melle Georgie Carter, Milltown, Indiana. Le même Jésus qui a guéri Georgie ce soir-là est ici ce soir voulant faire la même chose à chaque individu se tenant ici dans la présence divine. Le croyez-vous? (9)

 

 

Mise en garde contre le spiritisme

 

 

                Ce qui va suivre est une portion du chapitre 21 du livre "Un homme envoyé de Dieu".

 

                Une nuit, il était retourné prier sous un vieux chêne, là où, auparavant, il s'était engagé à servir Dieu dans une prière secrète. Cela se passait entre 1h et 3h du matin. Sa mère et son père l'entendirent rentrer dans sa chambre et l'appelèrent en lui disant que sa petite soeur était malade. Il s'agenouilla et pria pour elle, puis retourna dans sa propre chambre.

                Dès qu'il fut entré, il entendit un son, tel que le feraient deux fils électriques qui se touchent en produisant une étincelle. En ce temps-là, il travaillait comme surveillant de la ligne électrique et il pensa qu'il y avait un court-circuit dans la maison. Mais, subitement, le son changea et une étrange lumière remplit la chambre. Il lui sembla qu'il se trouvait comme suspendu dans l'air et cela l'effraya beaucoup, car il pensait qu'il allait mourir.

                Tout de suite après, il remarqua que la lumière se trouvait tout autour de lui. Levant les yeux, il vit comme une grande étoile qui se tenait au-dessus de lui d'où semblait venir la lumière. Elle s'approcha de plus en plus et il avait le sentiment qu'il ne pouvait plus ni respirer ni parler. Ensuite, elle parut se poser sur sa poitrine.

                A ce moment, la scène changea et il lui sembla qu'il se trouvait sur une colline d'herbe verte et, juste devant lui, était posé un vieux bocal à quatre faces où l'on mettait jadis les sucreries. A l'intérieur du bocal, il y avait une espèce de mouche; semblable à une grande mite du tabac, qui cherchait à en sortir. Comme il se préparait à se tourner à droite, il vit debout, à son côté, un ange puissant qui le regardait. L'Ange lui dit: Regarde ce que je veux te montrer. Alors frère Branham vit un bras jeter une pierre qui brisa le bocal. La mite essaya de s'envoler, mais elle était comme retenue au sol, son corps était trop lourd pour ses courtes ailes.

                Alors du corps de la mite sortit un essaim de mouches et l'une d'elles vola jusque dans l'oreille de frère Branham. L'Ange lui dit: Les mouches que tu as vues représentent les mauvais esprits tels que l'esprit de la divination et de bonne aventure. Ensuite il le mit en garde: Fais attention! Cela fut répété trois fois. Après cela, frère Branham revint à lui et, cette nuit-là, il n'arriva plus à se rendormir. Le lendemain, il était très attentif, surveillant chacun de ses mouvements et s'attendant à ce qu'il se passe quelque chose d'un instant à l'autre. Tout cela était très nouveau pour lui car c'était le premier avertissement qu'il ait jamais reçu par le moyen d'une vision.

                Le même jour, à midi, il entra dans une petite épicerie afin d'acheter quelque chose pour son repas. L'épicier était un chrétien qui venait d'être amené à Christ dernièrement, par le moyen de frère Branham. Par la suite, il fut d'un grand secours dans l'oeuvre de la prédication de l'Évangile. Comme il commençait de lui raconter sa vision de la veille, une dame entra par la porte principale du magasin.

                Frère Branham eut une sensation particulière et il reconnut qu'un esprit étrange était entré. Il le dit à son ami George DeArk. La dame alla vers le frère de l'épicier, Ed, et lui dit: "Je cherche un homme du nom de Branham. On m'a dit qu'il était un homme de Dieu". Alors Ed appela frère Branham. Lorsqu'il arriva auprès d'elle, elle lui demanda: "Etes-vous William Branham, le prophète de Dieu?".

                Il lui répondit: "Je suis William Branham".

                Elle questionna: "Est-ce vous qui avez accompli ce miracle sur William Merril, à l'hôpital, et qui avez guéri Mme O'Hannyan qui était infirme pendant dix-sept ans?".

                Il répliqua: "Je suis William Branham. C'est Jésus-Christ qui les a guéris".

                Elle dit alors: "J'ai perdu une certaine propriété immobilière et je voudrais que vous en déterminiez l'endroit pour moi".

                Frère Branham ne comprenait pas ce qu'elle voulait dire avec sa propriété immobilière, mais il sut que c'était Satan qui lui avait envoyé cette femme avec ce message. Alors il lui dit: "Madame, vous vous adressez à la mauvaise personne, vous êtes en train de chercher un médium".

                Se tournant vers lui, elle lui demanda: "N'êtes-vous pas un médium?".

                Il répondit: "Non, je ne le suis pas. Les médiums sont du diable. Je suis chrétien et j'ai l'Esprit de Dieu".

                Après avoir entendu cela, elle lui jeta un regard glacial et, avant qu'il puisse ajouter quoi que ce soit, il entendit l'Esprit de Dieu lui dire qu'elle était elle-même un médium et que c'était la mouche qu'il avait vue dans la vision et qui était entrée dans son oreille.

                Il lui dit alors: "Le Seigneur m'a envoyé son Ange la nuit dernière, et cela dans une vision, pour m'avertir de votre venue, afin que je sois sur mes gardes. Je remercie mon Seigneur de ce qu'Il m'a guidé par Sa main. L'oeuvre que vous faites est du diable et vous êtes venue pour attrister l'Esprit de Dieu. A ce moment, elle porta la main à son coeur en disant qu'elle aurait besoin de quelque remède. Frère Branham lui répondit: "Madame, cessez de faire ces choses et votre coeur se portera bien". Elle sortit du magasin et, à une courte distance de la porte, elle eut une crise cardiaque et mourut là, au bord du chemin.

 

 

 

(1) - Comment l'Ange vint à moi et Sa commission, Chicago, Illinois, 1955.

(2) - La plus grande bataille jamais livrée, Jeffersonville, Indiana, 1962.

(3) - Questions et réponses, 12 janvier 1961.

(4) - Prenant place avec Jésus, Jeffersonville, Indiana, 1961, p.3.

(5) - L'influence d'un autre, Jeffersonville, Indiana, 1962, p.5.

(6) - L'Etat présent de mon ministère, 1962.

(7) - Votre vie est-elle digne de l'Évangile?, Jeffersonville, Indiana, 1963.

(8) - Visions, 1960.

(9) - La vie des démons, Toledo, Ohio, 1951.

 

 

 Suite...

 

 

 

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