CHAPITRE SEIZE

 

 

PARLE A CETTE MONTAGNE

 

 

                La majeure partie de ce chapitre nous provient du sermon: “Parle à cette montagne” (1)

                L’histoire qui suit est tout à fait différente de tout ce qui a pu être raconté jusqu’ici. Frère Branham dira souvent par la suite que cela est la troisième phase de son ministère. Evidemment, très peu de serviteurs de Dieu ont eu le privilège d’accéder à une telle position d’autorité en Jésus-Christ. Certains qualifieront ce récit de fantasque et fabuleux plutôt que d’en croire la réalité qui, comme nous le verrons, a sa raison d’être.

 

 

Conversion d’un Témoin de Jéhovah

 

 

                Un jour, dans une de mes réunions il n’y a pas longtemps, il y avait un frère Témoin de Jéhovah qui avait été un peu sceptique concernant les réunions. Lorsqu’il en entendit parler, il vint alors à Louisville. J’avais une grande tente. Il amena son garçon et s’assit au fond de la tente. Ce soir-là, pendant la réunion, le Saint-Esprit alla au fond et dit: “L’homme assis là-bas derrière s’appelle Banks Wood. Il vient de Crestwood dans le Kentucky, et il est entrepreneur. Il est témoin de Jéhovah de religion. Il a un garçon avec lui, son nom est David; et il a la polio, une jambe plus courte que l’autre. ANISI DIT LE SEIGNEUR, il est guéri”.

                Monsieur Wood ne savait pas quoi faire. Après quelques insgtants, la mère du garçon dit: “David, lève-toi!”. Et lorsque le garçon se leva, il était tout aussi normal qu’on puisse l’être. Cela convainquit ce frère. Il cessa son travail de charpentier, vendit son entreprise et tout ce qu’il avait. Il acheta une petite maison juste à côté de chez moi et il vit là depuis. Il vend souvent des livres dans les réunions avec moi. Les membres de sa famille sont des gens très bien, gentils, honnêtes. Leur nom est au-dessus de tout reproche dans l’état du Kentucky.

                L’un de ses frères qui s’appelle Lyle vint donc rendre visite à Banks, parce que celui-ci avait été excommunié à cause de sa foi en Dieu pour la guérison divine. On disait que c’était du diable. Mais le garçon fut guéri et il est maintenant un jeune homme marié.

                Lyle vint à la maison de Banks et il a dû chercher laquelle des jambes était atrophiée. Il dit: “Banks, tu sais en tant que frère que nous t’aimons tous. Mais, comment as-tu pu dévier à ce point? Comment en es-tu venu à écouter un prédicateur fanatique et abandonner la foi que ton père t’a enseignée?”.

                Celui-ci répondit: “Je n’ai pas abandonné la foi que mon père m’a enseignée, je crois seulement davantage”.

                “Eh bien!” répondit Lyle, “quelle est l’espèce de charlatan avec lequel tu t’es associé?”

                Banks répondit “Il est dehors dans le champ, coupant du foin; Veux-tu lui parler?”.

                Lyle répondit: “Oui, j’aimerais parler avec lui pendant une minute. J’aimerais juste voir ce qu’il a dans le ventre”;

                Monsieur Wood m’appela. J’étais sale et en sueur, et ma salopette portait même les marques blanches de transpiration du jour précédent. J’entrai et il me dit: “C’est donc vous le prédicateur qui avez fait dévier Banks?”.

                Je répondis: “Non, monsieur, je n’ai pas fait cela. Je suis son frère en Christ qui prêche l’Evangile”. Et nous nous sommes assis pour parler. Ce n’était pas une personne déraisonnable, il était plutôt sympathique. Il me dit: “Monsieur Branham, nous avons été élevé dans la stricte foi des Témoins de Jéhovah et notre père enseigne parmi eux”.

                Je dis: “C’est très bien, je suis assurément un homme heureux d’entendre cela. Vous avez un beau nom et j’apprécie vraiment un papa qui vous élève et une mère qui vous apprend à être des gens honnêtes et intègres comme vous l’êtes”.

                Et pendant que j’étais là, le Saint-Esprit dans Sa bonté et Sa grâce, me donna une vision et je dis: “Monsieur Wood, je vois que vous êtes un homme marié. Vous avez une femme, elle a des cheveux blonds. Vous avez deux petits garçons qui ont environ six et huit ans”.

                Il se tourna vers Banks d’un air tout drôle, puis me regarda de nouveau. J’ajoutai: “Vous pensez que Banks m’a raconté cela, il ne l’a pas fait. Peut-être savez-vous ceci: vous avez laissé votre femme, et vous lui êtes infidèle. La nuit dernière, vous étiez avec une femme aux cheveux châtain clair, qui est beaucoup plus jeune que vous. Vous étiez ensemble dans une chambre, et voilà qu’un homme frappa à la porte. Vous vous êtes sauvé par la fenêtre, et c’est une bonne chose que vous ne soyez pas allé vers la porte, sinon vous auriez eu une balle dans la tête, parce que cet homme avait un pistolet dans la main”. Lyle tomba sur le plancher; il savait que Banks ne m’avait pas raconté cela.

                Il dit: “Monsieur Branham, je veux en savoir plus à ce sujet”. Et là-même dans la pièce, le Seigneur Jésus le sauva, et il s’en alla le raconter à son père.

                Son père lui dit: “Maintenant, c’est toi qui es tout embrouillé”.

                Voilà donc sa soeur qui vient, et à la première réunion à laquelle elle assiste, elle se convertit, et je l’ai baptisée dans la foi chrétienne. Alors cela fit exploser le papa, et le voici qui vient. Banks était parti lorsque ma femme et moi sommes arrivés à la maison. Une voiture était arrêtée dans la rue, et un homme d’un certain âge se tenait dans la cour de Banks. Nous lui avons donc parlé, et il dit: “Je suis monsieur Wood”.

                Je dis: “Oui, monsieur, mon nom est Branham. Je suis heureux de faire votre connaissance”.

                Il dit: “Eh bien! je suis heureux ede vous rencontrer, monsieur Branham. Savez-vous où est Banks?”.

                “Il est probablement parti à l’épicerie. Ne voulez-vous pas entrer?”.

                “Non” dit-il, “je ferais mieux de rester ici dehors”.

                Je dis: “Eh bien! entrez boire un verre d’eau pour vous rafraîchir, Banks sera de retour dans quelques minutes”. Et il entra quelques instants. Il me dit: “J’aimerais aller pêcher avec vous. Auriez-vous le temps?”.

                “Oh! certainement” répondis-je. Je voulais l’entreprendre.

                Cette nuit-là, la pluie tomba comme jamais. Le jour suivant, monsieur Wood dit: “Je ne pense pas que ce soit la peine d’y aller, les ruisseaux vont être tout boueux”.

                Je dis: “Eh bien! nous pouvons y aller pour essayer”. Nous avons traversé la rivière et je priais le Seigneur de m’aider. Je ne voulais pas dire une seule chose concernant la religion, je voulais le laisser aborder le sujet. Alors, s’il a faim, il en parlera. Lorsque nous avons traversé la rivière, j’eus une vision. Je dis: “Monsieur Wood, sachez qu’aujourd’hui, chaque cours d’eau que nous traverserons sera boueux. Lorsque nous arriverons au lac où nous allons, il sera beau et bleu. Nous pêcherons jusqu’à environ trois heures trente cet après-midi, sans attraper aucun poisson. Alors je commencerai à prendre du poisson, je vais en attraper environ cinquante livres. Vous allez en attraper un; votre garçon, Lyle, un aussi. Nous arrêterons de pêcher à minuit. Le matin suivant, nous retournerons encore pêcher. Je prendrai un poisson de grande taille. Les poissons que j’attraperai seront des poissons-chats bleus, et le suivant sera un poisson de grande taille. Ensuite, nous pêcherons le restant de la journée et nous n’aurons même pas une touche. C’est AINSI DIT LE SEIGNEUR”. Il jeta un coup d’oeil vers Banks et fit un petit sourire moqueur, et regarda autour de lui.

                C’est exactement ainsi que tout se passa. Et quand il partit ce soir-là, après le second soir où nous avions pêché toute la journée, cet homme grimpa sur toutes les rives qu’il pouvait, essayant de faire mordre un poisson, et il ne put même pas avoir une autre touche. J’avais attrapé environ vingt-cinq livres de poisson, deux d’entre eux pesaient respectivement cinq et huit livres, pêchés avec un petit hameçon numéro quatre et sans épuisette. Si quelqu’un connaît quelque chose au sujet de la pêche, il sait qu’il fallait que ce soit Dieu. Et le père était assis là, regardant et marmonnant quelque chose.

                Le jour suivant, son fils lui demanda: “Eh bien! papa, que penses-tu de cela?”.

                Il répondit: “Je suppose que si quelqu’un peut voir le poisson avant de l’attraper, je crois qu’il n’ya pas de mal à cela”.

                Je dis alors: “Je ne peux pas toujours faire cela, monsieur Wood. C’était pour vous. Maintenant, sans vouloir offenser personne, la Bible déclare: Si quelqu’un parmi vous est prophète ou sprituel, si celui-ci prophétise et que ce qu’il dit arrive, alors écoutez-le. Sans manquer de respect pour monsieur Rutheford, il a dit que Christ reviendrait en 1914. Ensuite, il a dit que c’était une venue spirituelle, de la même manière qu’il est venu le jour de la Pentecôte. Mais les quatre autres choses qui ne se sont pas accomplies, qu’en dites-vous?”.

                Et je l’ai baptisé, il y a environ trois dimanches, lui et sa femme, dans la foi chrétienne.

 

 

 

Résurrection d’un petit poisson

 

 

                Quelques semaines environ après cela, nous étions encore descendus pêcher à Daleholler. Monsieur Banks Wood dit à Lyle, son frère: “Nous devrions retourner chez cette vieille dame qui a environ quatre-vingt-dix ans. Lorsque nous  étions  des petits garçons Témoins de Jéhovah, nous avions l’habitude de descendre là, et elle nous donnait du pain et du beurre. Tu te souviens de ce pain fait à la maison? Nous devrions aller lui dire que nous sommes sauvés”. C’était la chose à dire.

                Maintenant, s’il vous plaît, essayez de saisir ceci. C’”est parfois la manière dont vous dites les choses qui change toute la situation. Ils avaient dit exactement les bonnes paroles, car à ce moment précis, le Saint-Esprit tomba sur moi de quelque part dans le ciel, et je dis: “AINSI DIT LE SEIGNEUR, la résurrection d’une petite vie, ou d’une sorte de petit animal va avoir lieu. Je n’ai pas vu exactement quel animal c’était, mais c’était quelque chose qui tout à coup est revenu à la vie”.

                Je pensai: “Cela doit être le chaton que mon petit garçon a tué”. Ma petite fille était arrivée un après-midi; Rebekah et l’autre petite fille qui habite à côté, elles avaient trouvé une brave maman chat, et elles voulaient la garder.

                Je leur dis: “D’accord” et elles l’ont mise dans une boîte, et le lendemain matin, nous avions environ huit ou dix petits chatons. Et mon petit Joseph qui avait alors deux ans, a voulu en voir un. Les petites bêtes n’avaient pas encore les yeux ouverts. Il prit un chaton et le regarda; il le serra et le laissa tomber. La pauvre bête eut quelques convulsions, juste comme nous partions. Et je pensai que peut-être lorsque j’arriverais à la maison, le Seigneur ressusciterait ce petit chat, comme Il l’a fait avec la maman opossum. Vous avez entendu cette histoire-là, parce qu’elle a fait le tour du monde. J’ai pensé cela dans mon coeur, mais je n’ai rien dit.

                Nous avons pêché cette nuit-là, et le matin suivant, nous n’avions pas attrapé de poisson. A peu près au moment où le jour se levait, toutes nos lignes à truites étaient utilisées. Nous sommes entrés dans une petite baie et nous avons pêché au lancer pour attraper des grands brims, qui sont une espèce un peu plus grande de poisson aux ouïes bleues.   .

                Nous étions donc en train de pêcher au lancer ces brims, et monsieur Lyle Wood avait une canne à moulinet. Il avait à peine mit sa ligne à l’eau qu’un pauvre petit poisson aux ouïes bleues vint avaler l’énorme hameçon qui descendit jusqu’au fond de son petit ventre. Il le tira hors de l’eau et dit: “Je voudrais que vous regardiez ceci, vous ne pouvez même pas voir l’hameçon”. Puis il tira le poisson hors de l’eau. Voulant récupérer son hameçon, il tira tout simplement, sortant les entrailles, les ouïes et le reste, et le rejeta à l’eau. Et le petit poisson fit quatre ou cinq soubresauts, déploya ses petites nageoires et mourut-là, à la surface de l’eau. Alors il dit: “Petit poisson, tu as tiré ta dernière cartouche”. Et nous avons continué.

                Je dis: “Lyle, tu ne devrais pas retirer l’hameçon comme cela”. J’essayais de lui dire de mettre un hameçon plus petit. Il n’était qu’un garçon de ferme, vous savez, et il n’avait jamais beaucoup pêché.

                Donc, le petit poisson resta là environ une demi-heure. Et le vent se leva et le fit dériver jusqu’aux nénuphars le long de la rive. Nous étions en train de pêcher et nous attrapions d’assez beaux poissons.

                Maintenant, je dis ces paroles avec cette Bible ouverte. Tout à coup, quelque chose arriva. Il descendit comme une onction, telle que je n’avais jamais ressentie auparavant. Quelque chose me dit: Lève-toi! et je me levai. Lyle et Banks laissèrent tomber leur canne et regardèrent: “Qu’est-ce qu’il lui prend?”.

                Banks répondit: “Regarde, quelque chose va arriver”.

                Et Quelque chose me dit: Parle à ce petit poisson, et il vivra de nouveau. Les ouïes étaient blanches et lui pendaient hors de la bouche.

                Je dis: Petit poisson, Jésus-Christ te redonne la vie!”. Et le Dieu du ciel est mon Juge Suprême. Ce poisson se retourna et s’enfonça dans l’eau en nageant aussi fort qu’il le pouvait. Et monsieur Lyle Wood en tomba tout simplement à la renverse dans la barque. Il dit: ”Etait-ce pour moi parce que j’ai dit à la petite bête “Tu as tiré ta dernière cartouche?”.

                Je répondis: “Non, ce n’était pas cela. Ce qui me semble étrange, c’est que Dieu, le grand Jéhovah, utilise Sa puissance pour ramener à la vie un petit poisson, alors que nous en avions attrapé deux ou trois cents le soir précédent. Et j’ai au moins trois cents enfants spasmodiques là-bas sur la liste, attendant que je prie et aie une vision pour eux. C’est une chose que je ne peux pas comprendre, que Dieu puisse faire une chose pareille avec ce petit poisson, alors que des êtres humains dans le monde entier se meurent de cancer, de leucémie, de toutes sortes de maladies. Et c’est ce petit poisson qu’Il ramène à la vie”.

                Et juste à ce moment-là, Quelque chose me dit: Marc 11:13. Alors qu’il y avait des lépreux à travers tout le pays, et que la maladie était partout, Dieu utilisa Sa puissance pour maudire un arbre. Dieu s’intéresse aux arbres, aux poissons; tout Lui appartient. Et Il manifeste Sa puissance pour montrer qu’Il est Dieu pour l’arbre, qu’Il est Dieu pour le poisson. Je ne pouvais tout simplement pas saisir cela, malgré le verset qui me revenait sans cesse à l’esprit. Comment cela pouvait-il se faire?

 

 

Un piège

 

 

                Fred Sothmann, un ami intime du Canada, vint avec moi dans les Adirondacks, là où je m’étais perdu dans une tempête de neige. Je voulais lui montrer où étaient ma femme et Billy alors qu’ils attendaient que je revienne.

                Nous nous tenions là, à côté du petit appentis dans lequel j’avais laissé Meda et Billy pendant que je chassais l’ours. Je fis quelques pas à l’écart, et l’Esprit du Seigneur vint sur moi et je commençai à trembler. L’Esprit me dit: Il y a un piège qui est préparé pour toi, fais attention à ce que tu vas dire. Et nous sommes partis de là. Je dis à frère Sothmann: "Quelque chose va se passer”.

                Lorsque nous sommes arrivés à la réunion ce soir-là, je dis à l’auditoire: “Souvenez-vous, AINSI DIT LE SEIGNEUR, il y a un piège qui est préparé pour moi. Que chacun de vous prie afin que je sache ce que je dois faire lorsque ceci arrivera”.

                Et le soir suivant, cela se produisit. Le diable envoya un jeune homme et une jeune fille pour démolir la réunion. C’était dans le Vermont, nous étions juste de l’autre côté du Lac Champlain. La fille paraissait être un peu mongole et le garçon la tenait. Ils avaient au moins vingt-cinq ans tous les deux. Et quand je commençais à prêcher, il la prenait, lui envoyait la tête en arrière, il montait sur elle et l’embrassait, et ainsi de suite; sans s’inquiéter de la réunion. Et les huissiers ne pouvaient pas le faire tenir tranquille. Et je lui dis depuis l’estrade: “Jeune homme, ne faites pas cela, vous attirez l’attention sur vous pendant que je prêche”. Et il se mit à rire de moi.

                Je pensai: “Oh!, Oh! voilà le piège”. Je continuai à parler comme si de rien n’était. Et, oh! il devint si immoral avec elle que je dus m’arrêter de nouveau. Je dis: “Ne faites pas cela, monsieur, s’il-vous-plaît. Si vous voulez faire l’amour avec la jeune fille, alors quittez le bâtiment. Mais nous sommes ici dans une réunion évangélique. S’il vous plaît, ne faites pas cela pendant que je prêche”. Je recommençai et il fit encore pire.

                Tout à coup, Quelque chose me dit: Dis ce que tu veux et cela sera fait! Je ruisselais de sueur. Discécité et il sera aveugle. Dis: mort et ils l’emporteront dehorsDis ce que tu veux! Je ne pouvais pas parler, je ne pouvais pas bouger. Puis Cela me quitta.

                Je pensai: “O Dieu, que dois-je faire?”. Ce jeune homme se tenait-là, le visage blême, et il me regardait. Je pensai: “Que dois-je dire?”. Puis je me tournai et il me sembla qu’avant même que je sache ce que je disais, je dis: “Je vous pardonne pour votre acte”. Et cela devait être exactement ce qu’il me fallait dire. Cette nuit-là, il me fut révélé que j’avais dit les bonnes paroles. Vous savez, un don divin, vous devez prendre garde à ce que vous en faites.

                Vous savez, le jeune Jean désirait consumer Samarie par le feu une fois, parce qu’on ne voulait pas les recevoir. Jésus dit: Vous ne savez pas de quelle sorte d’esprit vous êtes animés. Le Fils de l’homme est venu pour sauver la vie, pas pour la détruire. Et toute la nuit, ces versets me revenaient à l’esprit continuellement. Je n’ai pas dormi. Mais c’était un piège qui m’avait été préparé par Satan, car il aurait voulu me faire sortir de mes gonds et me faire dire ce qu’il ne fallait pas dire. Mais le Saint-Esprit était là et m’avait prévenu de faire attention à ce que je dirais. Oh, laBonté de Dieu! C’est vraiment sa grâce! Et à partir de ce moment, j’éprouvai un soulagement.

 

 

“Demande ce que tu veux”

 

 

                Un jour, cet automne, il y a quelques semaines, je prenais un peu de repos avant de venir à ces réunions-ci, et je chassais l’écureuil. Il faut dire que dans notre région, on ne chasse à peu près que le lapin et l’écureuil. Monsieur Sothmann était avec moi et ce matin-là, il était venu du Canada pour nous visiter et rester un peu avec nous. Nous étions ensemble à chasser l’écureuil avec Monsieur Wood. C’était le dernier jour où je pouvais aller chasser, parce que je devais me rendre à Wyoming le dimanche suivant. La saison allait se terminer le mardi, et nous étions le samedi. Nous avions passablement chassé, et il y avait beaucoup de chasseurs là-bas en Indiania pour l’écureuil, de sorte que les écureuils étaient complètement décimés.

                Ce matin-là, c’était un vilain matin. Le vent soufflait et les écureuils ne veulent tout simplement pas sortir ces jours-là. Et j’allai dans les bois et je marchai jusqu’à environ 9 heures. Je ne pouvais rien voir, et il commençait alors à faire vraiment froid. Je pense que c’était exactement le 8 octobre.

                Et je descendis vers de vieux sycomores, les écureuils ne vivent pas dans les sycomores, ils se tiennent dans les haies, les chênes, et ainsi de suite, les arbres aux troncs épais où il y a beaucoup de feuillage. Je marchais le long d’un ruisseau et je pensais avoir vu un écureuil sur le versant d’une autre crête. Il y avait des champs de maïs, et plusieurs fermiers moissonnaient leur maïs là dehors. Je dis: “Eh bien! je crois que je vais juste m’asseoir ici un petit moment et me réchauffer un peu”, parce que j’avais seulement une chemise sur moi et pas de veste. Je me suis donc assis juste entre deux arbres où le soleil plombait sur moi. J’ai posé mes pieds sur l’autre arbre, et j’étais dans une position tout à fait confortable. Je pensai: “Je vais peut-être faire un petit somme”. Et juste au moment où je me blotissais contre l’arbre pour me réchauffer, ce verset me revint à l’esprit: Tout ce que vous demanderez en priant,croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

                “Eh bien!” pensais-je, “pourquoi ce verset continue-t-il à me venir à l’esprit alors que je ne peux pas prêcher sur cela, ne sachant rien à ce sujet. Je ne pourrais pas aller devant une assemblée afin d’expliquer ce verset”. Je restais assis-là, un moment et je pensais: “Il n’y a qu’une chose à faire. Si jamais je suis appelé à prêcher sur ce sujet, voici comment je m’y prendrais. Je dirais: Jésus a dit cela aux disciples et leur a donné cette autorité. C’était à peu près un an et demi avant que l’expiation soit accomplie. Donc, si jamais quelqu’un me posait cette question-là, je lui dirais simplement que c’était avant le sacrifice de la Croix. C’est tout ce que je sais, car Jésus était encore vivant, et l’expiation n’était pas encore accomplie. Il n’avait pas encore été blessé pour nos transgressions, et nous n’étions pas encore guéris par ses meurtrissures. Donc Il aurait simplement donné ce pouvoir-là avant l’expiation”.

                Tout à coup Quelque chose me parla et dit: Qu’en est-il des prophètes? Que penses-tu qu’il se passe dans les réunions lorsque tu te tiens là? Es-tu celui qui connaît ces gens? Crois-tu que c’est toi qui peut prédire à ces gens: Vous allez faire telle et telle chose; ceci vous est arrivé, et telle autre chose vous arrivera?

                Et je pensais: “Certainement pas, Seigneur, c’est Toi”.

                Penses-tu que c’est toi qui parles?

                “Non”.

                Crois-tu que c’était les prophètes qui parlaient? Ne viens-tu pas justement de prêcher sur le sujet, que les prophètes étaient tellement oints du Saint-Esprit que ce n’était pas eux qui parlaient, c’était le Saint-Esprit en eux qui criait? Quoi que ce soit donc que tu dises, si tu es oint, ce ne sera pas de toi, ce sera le Saint-Esprit qui le dira.

                Je pensais: “Eh bien! c’est vrai. Si une personne sanctifiée par le sang de Jésus-Christ peut vivre dans une sphère tellement intime avec Dieu, ce ne serait plus elle qui parlerait, ce serait le Saint-Esprit qui dirait ces choses”. A peine avais-je dis cela, que l’onction du Saint-Esprit me frappa comme jamais dans toute ma vie. Je me levai debout et j’eus très peur. Et Quelque chose me dit: Voilà, ceci est le début de ton nouveau ministère. Maintenant, demande ce que tu veux, et cela te sera accordé.

                Dieu sait que je désire être raisonnable, juste, honnête, fidèle et véridique. Je pensai: “Je ne veux pas dévier dans quelque chose”. Je me mordis le doigt et je pensai: “Je ne dors pas, je ne suis pas en train de rêver. D’habitude, lorsque l’onction vient avec force, une vision suit. Eh bien! je vais simplement attendre ici quelques minutes”. J’avais tout le visage comme engourdi.

                Puis quelque chose me dit: Demande ce que tu veux, et cela te sera accordé

                Je pensais: “Où êtes-vous, Monsieur?”.

                Et je l’entendis de nouveau: Demande ce que tu veux, et cela te sera accordé. Je suis en train de confirmer les choses que Je ferai.

                J’avais l’impression d’avoir perdu la raison. Je pensais: “A qui est-ce que je parle? Je ne vois personne. Où est cette Lumière? D’habitude, c’est à Elle que je parle, mais il n’y a pas de lumière ici. Qui êtes-vous, et que voulez-vous?”. Je pensais à ce verset Marc 11:23 “Demandez ce que vous voulez”. Je me dis: “Que pourrais-je faire? Peut-être ai-je perdu la raison”.

                Et Quelque chose me dit tout aussi distinctement que vous entendez ma voix: N’es-tu pas en train de chasser, et tu n’a pas de gibier?

                Je dis: “C’est vrai, Seigneur. Si je fais quelque chose de mal, pardonne-moi. Mais est-ce Toi? Es-Tu en train d’essayer de me faire comprendre ce verset? Est-ce cet autre marche vers laquelle nous avançons? Tu m’as donné une vision et Tu m’as dit qu’elle s’accomplirait quelque part dans une tente. Est-ce à quoi cela conduit? Si c’est le cas, Seigneur, alors je Te prendrai au mot”.

                Je regardai autour de moi et pensai: “Je vais trouver quelque chose d’impossible”. Je vis un vieux fourré de caroubiers. Je ne suis pas un tireur d’élite, mais si mon fusil ne fait pas mouche à cinquante mètres, il ne vaut rien”. Je n’ai jamais tiré un écureuil de dos ni lorsqu’il tourne la tête. Je dois le voir comme il faut et le tirer dans l’oeil. Si je n’y arrive pas, je le laisse aller. Ainsi donc je dis: “A cinquante mètres à peu près, il viendra un jeune écureuil roux qui s’assiéra sur cette grosse branche dénudée là-bas, et je le tirerai d’ici”. Et voilà l’écureuil qui arrive. Je levai mon fusil. Je levai mon fusil, tirai, et il tomba par terre. Je marchai jusque là, et le ramassai. Je pensai: “Il saigne. Une vision ne saigne pas”. C’était un véritable écureuil. J’eus vraiment peur et je me dis: “Eh bien! tu sais, c’est arrivé comme cela, c’est tout. C’est simplement arrivé ainsi”.

                Je me tins là un petit moment, puis je dis: “Seigneur, si c’était Toi, la Bible dit que deux ou trois témoins sont une confirmation. Cela ne peut pas arriver une seconde fois”. Je suis donc monté sur le flance de la colline et je me suis assis. Je dis: “Me voilà en train d’agir comme un toqué. Je vais simplement me préparer à rentrer à la maison maintenant”. Puis je pensai: “Je crois que je vais encore essayer”. Alors je dis: “Il viendra un autre écureuil et il s’assiéra là-bas dans cette vigne, juste à cet endroit-là”. Je baissai mon doigt et regardai, je ne vis pas d’écureuil. Je regardai encore et pensai: “Mais quelle est cette chose là-bas”? Je pris ma lunette et là se trouvait cet écureuil qui regardait droit vers moi à cinquante mètres. Je le tirai. Je marchai jusque là pour voir si c’était une vision, mais ce n’était pas une vision. C’était un écureuil. Je les ai mangés. Je pensai: “Oh là, là!”. Je me sentis très bizarre. Je me dis: “Deux, mais tu as dit trois”. Je dis: “Je crois bien que c’est Toi, Seigneur. Peut-être vas-Tu faire quelque chose pour les gens maintenant et que Tu vas aider Ton peuple”. J’enlevai mon chapeau et dit: Je vous remercie beaucoup, Monsieur. Il est certain que j’apprécie cela, cher Père. Maintenant je vais rentrer à la maison”

                Il dit: Mais tu as dit que tu en voulais trois.

                “Eh bien! oui”. Je n’ai pas entendu de voix, mais seulement quelque chose à l’intérieur de moi qui disait cela. Je pensai: “Je vais faire en sorte pour que ce soit vraiment anormal cette fois-ci. Ainsi ce devra être quelque chose de surnaturel”. Je regardai vers le champ, il y avait justement une vieille souche bien lisse là-bas avec une grosse branche qui en sortait. Je dis: “Il arrivera qu’un jeune écureuil ira sur cette branche, s’assiéra à son extrémité, et regardera les fermiers couper leur maïs. Je le tuerai de cet arbre-ci. Il en sera ainsi”.

                Je me tins là une minute, pas d’écureuil. Je pensai: “Eh bien! cela suffit de toute façon. Il est temps que je m’en aille. Je ferais mieux de partir”. Et je commençais à m’éloigner lorsque Quelque chose me dit: Mais tu l’as déjà prononcé. Et l’Ecriture dit: Si tu ne doutes pas dans ton coeur, mais crois que ce que tu as dit...

                Alléluia! Je restai à attendre debout contre un arbre. Je regardai ailleurs puis regardai à nouveau, il n’y avait pas d’écureuil. J’attendis encore dix minutes, pas d’écureuil. “Eh bien! je pense que je n’ai plus qu’à m’en aller” pensais-je. “Il est l’heure de rejoindre monsieur Sothmann et les autres. Je vais donc simplement reprendre ma marche”. Je commençai à m’éloigner, et Il dit: Est-ce que tu doutes? (Dieu sait comment vous former). Mets-tu en doute ce que tu as dit?

                Je répondis: “Non, je ne doute pas”...

                Et juste au moment où je dis cela, un jeune écureuil apparut sur cette branche, s’avança jusqu’à son extrémité, s’arrêta et regarda les fermiers. Je le tirai de l’endroit même; cela faisait mes trois écureuils. “Maintenant” dis-je, “je vais voir s’il n’y a pas un autre écureuil sur ce territoire”. Je ne pus en entendre un seul. J’étais à peu près trois heures en retard lorsque j’ai rejoint monsieur Sothmann et les autres. Je rentrai chez moi et je leur racontai. Je ne savais pas ce qu’il fallait en penser.

 

 

Des écureuils créés pour la deuxième fois

 

 

                Environ deux semaines plus tard, je descendis avec des amis, Monsieur Wood et son beau-frère, dans l’état du Kentucky où c’était toujours la saison de la chasse à l’écureuil. Le matin où nous sommes partis chasser, le temps n’était pas favorable pour la chasse à l’écureuil. Bien que nous étions revêtus d’une bonne épaisseur de vêtements, je tremblais très fort. Je pensais: “Pas d’écureuil”. Il y avait une telle épaisseur de feuilles sur le sol que vous pouviez vous entendre arriver comme un troupeau d’antilopes. Et soudain, Cela me frappa à nouveau disant: Demande ce que tu veux

                Je m’arrêtai et posai mon fusil, enlevai mon chapeau.et dis: “Père Céleste, je suis ici dans ces montagnes, qjue signifient ces choses? Est-ce Toi qui me parles? Est-ce Toi, Seigneur? Où es-Tu? D’habitude je vois Ta lumière, où es-Tu? Parle-moi, Seigneur. S’il y a quelque chose que Tu veux que je fasse, je le ferai. Ai-je trouvé grâce à Tes yeux? Parle-moi”.

                Et Il dit: Demande ce que tu veux et cela te sera accordé.

                Je dis alors: “Si c’est Toi, j’aurai mes trois écureuils ce matin, des écureuils gris”. (Ils sont roux en Indiana).

                Quelque chose me dit: De quel côté viendront-ils? Je pouvais L’entendre aussi distinctement que vous m’entendez.

                Je dis: “L’un viendra de cette direction, l’autre de celle-là, et le dernier de là-bas”. Je m’appuyai contre un petit arbre et j’attendis quelques minutes. Je ne voyais toujours pas d’écureuil. Il se faisait tard, il était presque l’heure de partir. Je regardai encore vers la colline, et tout là-haut, à cent vingt mètres, je crois, je vis quelque chose qui semblait être sur une branche. Or, l’écureuil gris est très petit. Je regardai à travers la petite lunette, mais je ne pouvais pas dire si c’était un écureuil ou non. Je continuai à observer. Il sauta de la souche et commença à descendre sur le côté de l’arbre, c’était un tir terriblement loin, mais je mis simplement un genou à terre, appuyai mon fusil sur ma main et tuai l’écureuil.

                Je dis: “Ainsi donc, le prochain devra venir de ce côté-ci”. Et juste comme je commençais à mettre en joue, le deuxième écureuil arriva. Je dis: “Gloire au Seigneur! Voilà le deuxième”. Je l’ai tué net d’une balle dans l’oeil.

                Puis cet autre écureuil accourut, sauta sur une grosse branche, en redescendit rapidement et ramassa une noix et commença à la manger. C’était un tir parfait, cinquante mètres environ. J’ai tiré et je suis arrivé dans la branche. Or, sur cent quarante-neuf écureuils cette année, j’ai manqué seulement cinq coups. Je pensais: “Comment ai-je pu manquer cet écureuil-là,”. Cela ne l’avait pas effrayé. Il sauta, courut à l’autre branche et se tint là, regardant autour de lui. Je pensais: “Je suis sûr de l’avoir cette fois-ci”. Je le mis en joue, je visai en plein dans son oeil, mais le coup arriva environ soixante centimètres en-dessous de lui. Je dis: “Oh, là, là! ce fusil est fichu. Il y a quelque chose qui ne va pas avec ce fusil”; Alors l’écureuil sauta de la branche et courut tout à fait de côté devant moi. Je dis: “Eh bien! il y a longtemps que je n’ai pas tiré un écureuil de côté, mais je vais voir si ce fusil est fichu ou pas. Je vais certainement l’avoir cette fois-ci.

                C’est peut-être que j’ai froid et que je tremble”. A pas plus de trente-cinq mètres, l’écureuil descendit la colline en courant. Je visai juste au milieu de lui. J’appuyai sur la gachette, et je ne sais pas où le coup est parti, mais j’ai manqué l’écureuil. . Et je n’avais plus de cartouche dans mon vieux fusil. L’écureuil s’en alla par-dessus la colline. Je pensai: “J’ai majqué trois tirs d’affilé, et de toute la saison, je n’en ai manqué que cinq. Comment cela se peut-il?” Puis en réfléchissant, je pensai: “Mais je ne pouvais pas atteindre cet écureuil! L’autre devait venir de ce côté-ci”. Deux étaient là, mais Sa parole est parfaite, voyez-vous.

                Alors j’ai commencé à attendre, il faisait presque sombre. Je conclus que peut-être il s’est simplement trouvé que j’attrape ces deux-là. Je suis donc allé ramasser mes écureuils et commençai à m’en aller. Quelque chose me dit: Qu’en est-il de cet autre écureuil?

                Je dis: “Eh bien! j’en ai déjà deux, et il est trop tard maintenant. Il m’est même difficilel de voir à travers ma lunette”. Je continuai à descendre et Quelque chose me dit: Fais demi-tour et va attraper l’autre écureuil, tu l’as déjà dit.

                Je retournai donc, et je n’avais pas fait dix pas que je vis l’écureuil grimper rapidement à l’arbre, à soixante ou soixante dix pieds de haut. Il faisait si sombre que s’il n’y avait pas eu un peu de lumière au sommet de la montagne, je ne l’aurais pas vu. J’épaulai, je ne pouvais pas voir l’écureuil. Je pensai: “Où est-il?”. Après quelques instants, il me sembla qu’un noeud sortait de l’arbre, et je pensai: “C’est sa tête”. Je tirais, et l’écureuil tomba rapidement de l’arbre et j’entendis quelque chose heurter les feuilles. A peu près au même moment, à environ quinze mètres de là, un autre écureuil grimpa sur un arbre. je dis: “C’est cet écureuil-là, je l’ai manqué et il a couru à cet arbre-là”.

                Je regardai donc très attentivement, il faisait très sombre et le vent soufflait très fort. Je tirai et j’entendis cet écureuil tomber sur le sol en faisant un bruit sourd. Je suis donc allé au pied de l’arbre et mon premier écureuil était là, exactement dans la direction que j’avais pointé. Dieu dans le ciel sait que c’est vrai. Je dis: “J’ai dit trois et j’en ai eu quatre. C’est bien”. Ainsi j’allai plus loin pour ramasser l’autre écureuil mais il n’était pas là. Pourtant je savais que j’avais tué cet écureuil-là. Et malgré l’obscurité j’ai fouillé, j’ai tâté dans les feuilles avec mes mains, j’ai ouvert une vieille souche, et ainsi de suite. Je pensais qu’il pouvait être blessé et qu’il s’était caché. Finalement, je trouvai un petit trou dans un chicot d’arbre et j’enfilai mon bâton là-dedans et commençai à fourrager. J’ai senti quelque chose qui tombait. J’ai pensé que c’était l’écureuil, mais le trou était trop petit pour que mes mains puissent y entrer. Il me fallait une hache ou quelque chose pour le couper. J’ai donc posé un gros caillou et je suis redescendu au bas de la colline.

                Ce soir-là, je leur racontai cela et nous étions tous en train de louer le Seigneur. L’un des diacres de mon église, Tony, était avec moi ce soir-là. Et avant de partir pour aller nous coucher, nous lui avons demandé de conduire la prière. Il pria devant un groupe de montagnards qui était avec nous et il dit: “Maintenant Seigneur, pour confirmer que notre frère a dit la vérité, fais-lui trouver cet écureuil-là demain dans le tronc, pour que nous sachions qu’il a dit la vérité”.

                Il me semblait que mon coeur allait tout simplement s’arrêter de battre. Pour savoir si j’avais dit la vérité! Une chose comme celle-là et j’aurais menti à ce sujet? Que Dieu me préserve d’être hypocrite à ce point. Je pensai: “Comment un homme qui m’aime, un homme dont la femme était mourante et le docteur était reparti. J’étais allé et j’avais offert une prière pour elle. Elle s’était relevée et était venue à l’église. Comment peut-il mettre ma parole en doute? Comment a-t-il pu dire cela?”. Et les autres frères avaient saisi cela.

                Le matin suivant, tôt avant le lever du jour, nous étions à table et ce frère dit: “Eh bien! frère Branham, nous allons monter chercher votre écureuil. Nous en aurons un aujourd’hui de toute façon, parce qu’il sera là”.

                Je dis: “Frère Tony, tu n’as simplement pas compris. Lorsque j’ai parlé sous l’inspiration, j’ai dit trois écureuils, ce quatrième n’avait rien à faire avec cela”.

                “Oh!” dit-il, “il est dans ce tronc de toute manière, c’est comme cela que nous saurons”.

                Je pensai: “Frère Tony, est-ce que tu douterais que je dise la vérité?”. Mais je n’ai rien dit. Les frères se regardèrent. Nous sommes donc allés dans les bois, nous avons laissé les voitures pour partir dans différentes directions. Et comme j’arrivais là-haut, quelque chose me dit: “Et si cet écureuil n’était pas là-dedans, que va-t-il se passer alors? Ton propre diacre dira que cela n’était pas vrai”’. Le Seigneur sait que ce que je dis est vrai, parfaitement, au meilleur de ma connaissance. Je continuai à marcher, et je pensai: “Eh bien! il y a une chose qui est certaine, c’est que j’espère qu’il est là”. Je n’avais rien dit au sujet de cet écureuil-là. C’était certain au sujet des trois écureuils, mais le quatrième n’avait rien à faire là-dedans. Mais le Seigneur sait comment vous former et ce qu’il faut faire. Et pendant que je montais là-haut, cette onction me frappa à nouveau et dit: S’il n’y est pas, dis qu’il y soit, et tu trouveras l’écureuil.

                Je dis: “Seigneur, je Te prends au mot maintenant”. Puis j’ajoutai: “Je trouverai l’écureuil”. Je pensai: “Je n’ai plus besoin d’avoir^peur, j’ai dit et le Seigneur a dit que lorsque cette onction viendrait sur moi et que je dirais quelque chose, il en serait ainsi. Donc, j’y vais”. Je montai là-haut, j’enlevai le caillou recouvrant le trou et commençai à tâter là-dedans. J’avais un grand couteau de chasse et j’agrandis suffisamment le trou pour y passer la main. Je vis alors que j’étais en train de soulever les racines qui se trouvaient dans cette vieille souche. Je pensai: “Oh, là, là! Nous devons être là-bas à 9 heures précises”. Il y avait du blizzard ce matin-là, c’était terrible. “Eh bien!” pensai-je, “Il n’y a qu’une chose que je puisse faire pour le prouver, Seigneur, cela n’était pas de Ta faute, parce que Toi, quand Tu m’as dit de parler, j’ai parlé pour ces trois écureuils, et les trois étaient là. Mais frère Tony a simplement mal compris, c’est tout. Je vais redescendre et le prendre avec les autres frères, les faire venir ici et leur montrer où est le tronc d’arbre pour qu’ils sachent que je pensais avoir raison. J’ai dit la vérité quand j’ai dit que je savais que l’écureuil était là”. Et je descendis la colline.

                Alors Quelque chose me dit: Mais tu as dit en montant que tu trouverais l’écureuil!

                Je pensai: “Où pourrais-je le trouver? Voilà les bois, il n’y a plus une feuille sur les arbres, il n’y a qu’une chose, c’est qu’il soit caché sous cette souche”. Et j’en ai enlevé chaque petit morceau. Il n’y avait pas d’autre trou dans l’arbre nulle part, c’était le seul endroit. Mais Il dit: Mais tu as dit que tu le trouverais.

                Alors je tassai les feuilles tout autour avec mon pied, et je pensai: “Oh Billy! je crois que tu as pris la chose au tragique”. Tandis que je m’en retournais Il dit: Mais tu as dit que tu le trouverais.

                Je pensai: “C’est vrai. Cette onction était sur moi et j’ai dit que je trouverais l’écureuil. Et si c’est une confirmation de mon ministère qui commence, alors l’écureuil doit se trouver quelque part par ici. Mais je ne peux pas le trouver. Où est-il?”.

                Quelque chose dit: Regarde sous ce morceau d’écorce. Je le soulevai en me disant: “Gloire au Seigneur, il est sous cet écorce”, mais il n’y avait pas d’écureuil. Alors je pensai: “C’est bizarre? Cette même inspiration qui m’avait dit que les trois seraient là, la même inspiration était sur moi quand j’ai dit que ce serait là. Ainsi, l’écureuil doit être là”. Je regardai encore, et je vis juste quelques poils gris qui dépassaient de dessous les feuilles; mon écureuil était là. Maintenant, parlez-moi d’un petit Irlandais poussant des cris de joie! Vous auriez dû m’entendre descendre cette colline, j’étais vraiment un homme heureux.

                Je rentrai et en parlai aux miens. Tous se réjouissaient et frère Tony ajouta: “Frère Branham, je ne savais pas que j’avais prié de cette manière-là”.

                Je dis: “Mais tu l’as fait”, et frère Charlie et les autres en parlaient, disant qu’il avait effectivement prié de cette façon-là.

 

 

“Donne-lui ce qu’elle demandera”

 

 

                Le samedi après-midi, je me suis rendu dans la maison d’un homme qui a une fille infirme. Elle est liée par la polio depuis son enfance et elle a une trentaine d’années. J’ai prié plusieurs fois pour elle. J’ai vu des infirmes presque dans le même état qu’elle, être guéris alors qu’ils étaient assis juste à ses côtés. C’était une famille vraiment bien. Oh! si j’avais le temps de vous raconter l’histoire de son père. Quatre docteurs étaient passés et avaient déclaré qu’il n’y avait plus d’espoir. J’avais prié et demandé au Seigneur de le reprendre, mais en rentrant à la maison, j’eus une vision; c’était un prédicateur qui riait de lui parce qu’il croyait à la guérison divine. Il me dit: Dis à Monsieur Wright: AINSI DIT LE SEIGNEUR, il creusera la tombe de ce prédicateur qui a ri de lui. Et il l’a fait, et aujourd’hui monsieur Wright est vivant, en bonne santé et heureux.

                Mais cette jeune femme affligée, assise-là, je n’ai jamais pu comprendre pourquoi Il ne me donnait pas de vision pour elle. J’étais descendu pour prendre le vin de la communion que le frère Wright avait fait pour l’église. Alors cette fille me demanda: “Frère Branham, est-ce que vous voudriez m’apporter un lièvre avant de partir?”.

                Je répondis: “Bien sûr, Edith, frère Wood et moi irons te trouver un lièvre”. Nous nous sommes absentés quelques moments et avons tué deux lièvres, puis nous sommes revenus. Madame Wright avait préparé le dîner, et sa fille qui est veuve était venue l’aider.Elle vit tout en haut de la colline, dans une petite maison n’ayant que deux pièces. Vous ne pouvez pas savoir combien ils sont pauvres. Son mari, un alcoolique, est mort il y a deux ans, écrasé sous son propre tracteur. Elle avait deux adolescents qui étaient en train de prendre la mauvaise voie, n’ayant plus de père.

                Et cette pauvre petite femme, une chrétienne humble et tranquille, je ne l’ai jamais entendu élever la voix de sa vie. C’était si déchirant de la voir bêcher le sol pour cultiver du maïs afin de nourrir ses enfants.

                Et nous étions assis à table en train de parler. Et ils m’aiment, ils ont une chambre là-haut que j’appelle ma chambre lorsque j’y vais. J’étais auparavant pasteur de l’église baptiste de Miltown. Ainsi j’avais une chambre chez les Wright. Et en parlant des visions, je dis: “Ce sera une foi que Dieu devra me donner, parce que, lorsque cette onction vient sur moi, cela me semble être comme si une super foi se lève en moi, quelque chose qui ne laisse pas subsister l’ombre d’un doute. Je crois que c’est exactement comme avec les visions que j’ai eues. Lors que le Seigneur me dit dans une vision :”Va faire une certaine chose”, eh bien! il n’y a pas de doute dans ma pensée; je vais simplement le faire. Cela n’a jamais failli, ainsi cela doit arriver”.

                Ceci peut paraître insensé, mais si le Seigneur me disait que George Washington allait se lever demain matin de sa tombe du cimetière national, j’inviterais le monde entier à venir voir cela s’accomplir. C’est vrai, je Le crois. Il ne m’a jamais trahi. Et j’ai des visions depuis l’âge de trois ans, et pas une seule fois elles n’ont failli, et cela n’arrivera jamais parce que c’est Dieu.

                Ainsi, je leur disais: “Si le Seigneur me disait qu’une certaine chose va arriver, telle que la guérison de votre soeur infirme qui se trouve ici, la petite Edith...”. Ils étaient de pauvres gens, mais j’étais le bienvenu. On m’offrait un grand bol de haricots, accompagnés de pain de maïs et d’oignons coupés en rondelles, et j’aime tellement ça. J’ai été élevé avec cela. Je mangeais et passais un bon moment. Monsieur Wright était octogénaire et Mme Wright avait dans les soixante-dix ans, ayant cette fille affligée. C’est pourquoi je faisais tout ce que je pouvais pour ces pauvres gens.

                Nous parlions de la construction de la nouvelle église là-bas, le tabernacle, lorsque monsieur Wright me demanda: “Comment progresse le financement du tabernacle?”.

                Je répondis: “Frère Wrignt, je n’y suis pas assez souvent pour le savoir”.

                Il me dit alors: Vous savez quoi, Hattie a voulu donner une contribution de cinquante dollars pour cette église, et frère Roberson, l’un des administrateurs de l’église, ne voulut pas qu’elle les donne, disant qu’il lui fallait six mois pour ramasser cinquante dollars dans ces collines-ci. Mais elle en a donné vingt”.

                Je pensai: “J’ai vingt dollars ici dans ma poche que Meda m’a donnés pour acheter des oeufs. Je vais simplement lui donner avant que je m’en aille. Je vais les laisser quelque part pour qu’elle les voient”.

                Quelque chose me dit: Mais ton Seigneur se tenait un jour contre un mur et vit un homme riche mettre des milliers de dollars dans un tronc. Et une petite veuve s’approcha et elle avait seulement trois sous, tout son avoir. Et qu’aurais-tu fait si tu t’étais trouvé là? Tu aurais vu cette petite veuve mettre ses trois sous, tu aurais couru et dit: “Oh non! soeur, ne faites pas cela parce que nous en avons suffisamment là-dedans”. Mais Jésus ne lui a jamais dit de ne pas le faire. Il l’a laissé faire cela, parce qu’Il savait qu’Il avait quelque chose pour elle plus tard”.

                Nous nous trouvions dans un petit appentis qu’ils avaient fermé et muré pour essayer d’en faire une pièce supplémentaire. Les murs étaient recouverts de bardeaux et la maison était percée de trous. Je leur disais que la seule explication pour ces écureuils, c’est comme en Genèse 22, lorsqu’Abraham eut besoin d’un sacrifice à la place de son fils. Et lorsque Dieu l’empêcha  de sacrifier son fils, un bélier se trouva là. D’où venait ce bélier? Ils étaient à cent soixante kilomètres de toute civilisation. En ces jours-là, la seule façon de voyager était soit à dos d’âne ou à pied, et Abraham avait marché pendant trois jours. Et en plus, ce bélier était au sommet de cette montagne où il n’y avait pas d’eau. Que faisait là ce bélier? Il aurait dû être tué par des bêtes sauvages puisqu’il était loin de toute civilisation. D’où venait ce bélier? C’est pour cette raison qu’Abraham appela l’endroit “Jéhovah-Jireh” - le Seigneur pourvoira un sacrifice pour Lui-même. Il est capable de l’appeler à l’existence.

                J'ajoutai: "Si le Seigneur confirmait là mon ministère pour me faire savoir qu'Il allait venir en aide à Son peuple par mon intermédiaire, j'avais besoin d'un écureuil de même qu'Abraham avait besoin d'un bélier, et je crois que Jehovah-Jireh le mit là par Sa Parole parlée. De toute façon, ce n'était pas moi, parce que je ne savais pas ce que je disais, Il l'a dit Lui-même".

                Et soeur Hattie était assise là tranquillement, et elle dit: "Ce n'est rien d'autre que la vérité". Elle avait dit la chose juste. Voici ma Bible et je dis ceci en tant que serviteur de Dieu, j'ai pu à peine entendre ces derniers mots. Sa mère essaya de dire quelque chose, mais je ne le compris pas. En disant cela, elle avait dit la chose juste. L'Esprit du Seigneur me dit alors: Dis-lui de demander ce qu'elle veut, et tu le lui donneras. Je ne pouvais plus parler. Dans cette pièce, chacun ressentait quelque chose d'inhabituel. Je dis: "Soeur Hattie, AINSI DIT LE SEIGNEUR, sivous voulez savoir que Dieu m'a donné ce ministère, dîtes n'impoporte quelle chose que vous désirez. AINSI DIT LE SEIGNEUR, si vous le dîtes, je le prononcerai après vous et vous l'aurez immédiatement". Huit personnes étaient là et regardaient.

                Elle répondit: "Frère Branham, que vais-je demander?".

                Je lui dis: "C'est votre affaire". On aurait dit que la pièce allait s'écrouler. La même Voix qui avait parlé des écureuils avait dit: Donne-lui ce qu'elle demandera. J'ajoutai: "Soeur Hattie, comme témoin devant Dieu, c'est cela. Si vous voulez encore L'éprouver, demandez ce que vous voudrez, et si cela ne se trouve pas devant vous, alors je suis un faux prophète". (Tout le monde pleurait).

                Elle dit: "Frère Branham, que demanderais-je".

                Je dis: "Vous êtes pauvre et vous vivez là sur la colline sans argent; vous pourriez demander cela. Vous avez ici une soeur infirme, Edith, pour laquelle nous avons prié pendant des années; vous pourriez demander sa guérison. Votre père et votre mère sont âgés et affaiblis; vous pourriez demander quelque chose pour eux. Quoi que vous demandiez, soeur Hattie, regardez si cela arrive, oui ou non, à l'instant-même. Il vient de me dire: Donne-lui ce qu'elle demandera".

                Elle regarda autour d'elle et dit: "Que demanderais-je, frère Branham?".

                Je dis: "Pensez à votre plus grand désir et dites-le". 'Et les garçons se tenaient là et ricanaient).

                Elle dit: "Le plus grand désir que j'ai, c'est le salut de mes deux fils".

                Je dis: "Je vous les donne, au Nom du Seigneur Jésus-Christ". Et ces deux jeunes adolescents à l'esprit moderne qui haïssaient la cause même de Christ, se saisirent l'un et l'autre et se mirent à crier les bénédictions de Dieu. La puissance de Dieu frappa cet endroit. Banks s'affaissa sur son siège. Pendant dix minutes, je ne sais pas ce qui s'est passé.

                Mes amis, réalisez-vous ce que c'était? Jamais je n'ai ressenti une telle onction de toute de ma vie. C'est la première fois que cela est arrivé à un être humain, et c'est arrivé à une pauvre petite veuve. Dieu savait ce qu'elle demanderait. Ses deux garçons furent sauvés glorieusement à la minute même où cela a été demandé. Si elle avait demandé dix mille dollars, cela lui aurait été donné.

Hattie Wright et ses deux fils

Hattie Wright et ses deux fils

 

Quoi que ce soit qu'elle ait demandé, cela lui aurait été accordé.

                Je crois que l'église du Dieu vivant pénètre dans une sphère qui va secouer le monde entier. Cette onction frappera l'Eglise entière du Dieu vivant, et elle se lèvera debout, comme une puissante armée en marche. Les malades seront guéris par une parole, les aveugles verront, les sourds entendront, les morts seront ressuscités, et la puissance de Dieu secouera le monde à travers l'Eglise du Dieu vivant..Nous sommes dans la préparation de cela maintenant. Je crois que cela arrivera très bientôt. Je crois que ce sera exactement de cette façon, je crois que cela va bientôt frapper l'Eglise de Dieu. Cela va commencer un réveil qui secouera le monde, je le crois. Le Seigneur Dieu du ciel, qui a fait les cieux et la terre, et dont je suis le serviteur...

                Et je me tiens ici maintenant devant vous, dans le Nom du Seigneur Jésus-Christ, ces paroles sont vraies. Pensez aux hommes, aux gens que je connais. Dieu est passé à côté de toutes les célébrités et tous les autres pour donner cela à une pauvre et humble petite femme qui peut à peine signer son nom; Il savait ce qu'elle demanderait. C'était la chose la plus importante, car sa soeur est morte maintenant, sa mère et son père doivent mourir, l'argent aurait péri, mais l'âme de ses deux garçons est éternelle!

                Je ne peux simplement pas me reposer, parce que je sais que quelque chose est sur le point d'arriver. Notre Dieu va entrer en scène, aussi sûr que nous sommes ici, aussi sûr que ce qu'Il avait dit autrefois concernant le secret des coeurs. Il a promis autre chose, et le voici déjà confirmé parmi les gens. Ces personnes étaient là dimanche dernier au matin dans notre église de Jeffersonville, ou dimanche il y a une semaine. Lorsque j'ai raconté cela, la famille Wright au complet était là et en a rendu témoignage. La bénédiction n'a pas quité cette maison, disaient-ils, et cela ne semble plus être le même endroit. Cette petite femme qui n'avait jamais crié de sa vie je suppose, depuis qu'elle était bébé, vous auriez pu l'entendre crier les louanges de Dieu trois rues plus loin. Nous étions tellement saisis et comme paralysés, que je ne pouvais rien dire. J'ai dû sortir du bâtiment, oint de la puissance de Dieu.

                Il est Dieu, Il vit. Etes-vous prêts pour une telle onction? Avez-vous confessé toutes vos fautes? Oh! ministres de l'Evangile, mes précieux frères, je vous dis la vérité, ainsi que Dieu me soit en aide, Il sait que c'est la vérité.

 

 

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(1) - Parle à cette montagne, San José, Californie, 1959

 

 

 

 

 

 

 Suite...

 

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