CHAPITRE CINQ

 

LE DIEU DES MIRACLES

 

 

 

               

En secondes noces - 1941

 

 

            Vous savez, j'ai triché un peu sur le compte de ma femme lors de notre lune de miel.

            C'est Dieu qui m'a dit de l'épouser, au moment même (elle ne le savait pas), où j'essayais de ne pas l'épouser. Non parce que je ne l'aimais pas, mais parce que je ne pensais pas pouvoir lui donner de quoi vivre et qu'elle était brave; je ne méritais pas cela. Elle se mit à prier et ouvrit sa Bible... Elle pria: "Seigneur, je n'ai jamais fait ceci auparavant, mais donne-moi un passage de l'Écriture qui m'aidera. Si je dois l'oublier, je le ferai". Quand elle ouvrit la Bible, elle s'ouvrit à Malachie 4: Voici, je vous enverrai Élie, le prophète. C'était il y a environ vingt ans, alors qu'elle ne savait rien du ministère de ce jour.

            Et j'étais couché, là-bas, au bord de la rivière, lorsqu'une nuit, le Seigneur me réveilla. Je L'entendis là près de la porte. Il dit: Va la prendre; ton mariage aura lieu le 23 octobre prochain. C'est exactement ce que j'ai fait.

            Avec mes économies, je m'étais proposé de l'amener en lune de miel dans les Adirondack, New Hampshire, pour faire un peu de chasse, tout en passant par les chutes du Niagara.

            J'ai écrit à Monsieur Denton, un éleveur de bétail: "Monsieur Denton, je monte là-haut, je veux chasser l'ours avec vous cet automne".

            Nous allions sur le Mont Hurricane. Il me répondit: "O.K. Billy, viens, je serai là-haut à une certaine date". Ainsi ma femme, Billy et moi arrivèrent là-bas une journée d'avance et la cabine était fermée.

            Ce jour-là, alors que nous étions à attendre, la température commença à baisser. Monsieur Denton était censé venir le lendemain. Je dis: "Tu sais chérie, je pourrais nous abattre un beau chevreuil. Nous aurions ainsi notre viande pour l'hiver, si je chasse un peu aujourd'hui. Je devais chercher à épargner et nous venions tout juste de nous marier.

            Elle me répondit: "C'est bien, vas-y Billy, mais souviens-toi que je ne suis jamais venue dans ces bois, que nous avons fait environ vingt-cinq miles dans les montagnes et que je ne m'y connais en rien".

            Je lui ai dit: "Tu te souviens, il y a deux ans, quand j'ai tué ces trois ours. C'était justement là-bas derrière le sommet de la montagne. Il y a beaucoup de chevreuils par ici. Je vais en trouver un et je serai de retour dans peu de temps".

            Elle me répondit: "D'accord".

            Quand je suis parti, le temps était plutôt pesant. Vous savez ce que cela signifie lorsque cette brume commence à venir dans les montagnes, vous ne savez plus où vous êtes. Je partis donc en descendant à travers une clairière, je montai sur une butte et je vis un puma. Dans l'Ouest on l'appelle plutôt un cougar. Là-bas, on l'appelle un lion de montagne; c'est le même félin. Il traversa le chemin, je brandis rapidement ma carabine mais pas assez vite pour pouvoir le tirer.

            Je me suis donc faufilé jusqu'au sommet de la colline, poursuivant ce cougar. Je pouvais l'entendre et j'observais les feuilles pour voir où il était passé. Pendant ce temps, je ne voyais pas cette brume descendre, et je suis redescendu dans une grande vallée, toujours en poursuivant le cougar. Je pensai: "Je vais l'attraper dans peu de temps". Je voyais un emplacement élevé, je me dépêchais de monter pour aller regarder si je ne pourrais pas le voir. J'épiais, j'écoutais très attentivement, puis redescendais. Mais il devint très rusé parce qu'il se mit à sauter d'arbre en arbre. Je l'ai donc abandonné.

            En remontant le canyon, j'ai senti l'odeur d'un vieil ours mâle. Je me suis dit: "Très bien, je vais l'avoir". Je l'ai senti de nouveau et suis allé un peu plus loin, surveillant toutes sortes de signes ou traces. Je ne pouvais rien voir. J'ai fait un détour et je suis passé de l'autre côté de la montagne, et à ce moment-là, j'ai remarqué qu'il y avait un peu de brume. Mais voilà que je le sentais à nouveau, il était quelque part pas loin. Je me suis dit: "Le vent souffle de cette autre direction, je vais donc retourner où je l'ai senti la première fois".

            Puis, revenant dans le canyon, j'ai vu des broussailles bouger et quelque chose d'autre s'est déplacé. J'ai pensé: "C'est lui". Sans bouger, j'ai chargé mon arme et à ce moment-là, je me suis aperçu que c'était un beau chevreuil, un très gros. Je me suis dit: "De toute façon, c'est exactement ce que je voulais". Et je l'ai abattu".

            Pendant que je le suspendais et l'arrangeais, je pensais: "Gloire à Dieu, merci Seigneur Jésus de m'avoir donné ma provision de viande pour cet hiver". Après m'être lavé les mains et nettoyé mon couteau, je me suis aperçu qu'une tempête se préparait. Je pensai: "Il faut que je me dépêche pour m'en retourner".

            Je remontai le canyon en courant, cherchant l'endroit où tourner. Le vent soufflait déjà et les arbres se touchaient ensemble. Je savais que je me dirigeais directement sur le Mont Hurricane, mais je dus m'arrêter, j'étais en sueur. Je me raisonnai: "Que m'arrive-t-il? Cela fait plus d'une demi-heure que je marche, et je n'ai toujours pas trouvé l'endroit où il faut tourner". Je levai les yeux et je vis mon chevreuil suspendu; j'étais exactement au même endroit.

            Je repartis de nouveau pensant: "Cette fois, je vais y arriver, je n'ai pas dû faire attention". J'ai donc remarqué le moindre mouvement, cherchant, cherchant, cherchant. Ces nuages s'approchaient, je savais qu'une tempête de neige se préparait, la brume était basse. Je continuai d'avancer, marchant sans cesse. Après un moment, je me suis dit: "C'est étrange, il me semble que j'ai déjà vu cet endroit avant". En levant les yeux, voilà qu'était suspendu mon chevreuil.

            Savez-vous ce qui m'arrivait? Les Indiens appellent cela "la marche de la mort". Vous marchez toujours en rond. Je pensais être un bien trop bon guide pour jamais me perdre. On n'avait jamais besoin de m'indiquer les alentours, je savais toujours me débrouiller.

            Je partis de nouveau me disant: "Tu ne peux pas faire cette erreur". Et je revins au même endroit.

            La neige commença à tomber partout, il faisait presque noir. Je savais que Meda mourrait ce soir-là dans les bois, elle ne savait pas comment se débrouiller. Billy avait six ans. Je pensai: "Que vont-ils faire?". En continuant, j'arrivai dans une tourbière. Je pensai: "Je suis sur un terrain plat, quelque part, dans la brume, je ne vois plus rien".

            Ordinairement je me serais arrêté dans un endroit, je me serais coupé un morceau de chevreuil et je serais resté là jusqu'à ce que la tempête soit passée et j'en serais ressorti un jour ou deux après. Mais on ne peut pas faire cela quand on a sa femme et son enfant qui sont en train de périr dans les bois.

            J'allai un peu plus loin et je réfléchis: "Bon, quand j'ai traversé cette première vallée, le vent soufflait d'en face, donc je dois être arrivé dans cette direction". Et j'avais erré partout, mais je ne savais plus où j'étais; Je commençais à devenir nerveux. Je me dis: "Attends une minute, tu ne peux pas être perdu, oh, tu t'en tireras certainement".

            Et continuant toujours, j'entendis une Voix qui me dit: "Je suis une aide toujours présente dans un temps de trouble. Je pensai en marchant: "Je dois être en train de perdre la raison. J'entends une Voix qui me parle pourtant, que m'arrive-t-il? Je ne peux pas me perdre, je suis un trop bon chasseur pour me perdre. Non, je ne suis pas perdu".

            Mais tout au fond de moi-même, il y avait quelque chose qui me disait: "Mon garçon, tu es perdu et tu le sais très bien".

            J'avançais toujours, essayant de me leurrer: "Tu n'es pas perdu, tout ira bien".

            Directement j'entendis cela à nouveau: Je suis une aide toujours présente en temps de trouble.

            Je pensai: "Que puis-je faire alors, Monsieur, je ne mérite pas de vivre, je me suis fait trop confiance. Je pensais que j'étais chasseur mais je ne le suis pas".

            Mes amis, je Lui ai toujours fait confiance. Il m'a donné de battre des records mondiaux à la chasse. Malgré que je sois un pauvre tireur, j'ai tiré des chevreuils à sept ou huit cents verges. J'ai une carabine qui a tiré trente-cinq ans sans en manquer un coup. Mais ce n'est pas moi, c'est Lui. Je Lui ai toujours fait confiance.

            La Voix s'approchait toujours plus près: "Je suis une aide toujours présente dans un temps de trouble.

            Je pensai: "Serait-ce Dieu qui me parle?". J'enlevai mon chapeau et mon manteau, posai mon fusil contre un arbre et priai: "Père Céleste, je suis en train de perdre la raison et j'entends une voix qui me parle. Est-ce Toi?". J'ajoutai: "Seigneur, je dois avouer que je ne suis pas un chasseur. Je ne peux plus retrouver mon chemin. Il faut que tu m'aides. Je ne mérite pas de vivre, me pensant trop bon pour me perdre. J'ai besoin de Toi. Ma femme et mon petit garçon sont ici dans les bois, ils vont mourir ce soir. Quand le vent fera descendre la température à 10 degrés sous zéro, ils ne sauront pas comment survivre. Ne les laisse pas mourir. O Dieu! Ramène-moi vers eux afin que je puisse les en faire réchapper. Je suis perdu! Je suis perdu! O Dieu! Aide-moi, s'il Te plaît. Pardonne mes voies égoïstes. Je ne peux rien faire sans Toi,, Tu es mon Guide. Secours-moi, Seigneur. Amen

            Je me relevai et dis: "Maintenant, je vais m'orienter dans la meilleure direction que je connaisse et je vais essayer de marcher en ligne droite, parce que je tourne en rond. J'irai selon la voie que Tu vas m'indiquer, Seigneur Dieu, mon Guide".

            Juste à ce moment-là, Quelque chose me toucha rapidement l'épaule, cela m'a semblé être comme une main d'homme; je me suis retourné pour voir, mais il n'y avait personne. Je pensai: "Que signifie cela?". Je regardai en haut, et juste derrière moi, cette brume s'était retirée, formant un tunnel de six milles de long, juste pour que je puisse voir la tour qui était au sommet du Mont Hurricane. Je réalisai alors que, même au meilleur de mon habileté de chasseur, j'étais en train de prendre exactement la direction opposée. Je me détournai aussitôt. J'enlevai mon chapeau et levai les mains en disant: "Guide-moi là, O Dieu, Tu es mon Guide".

            Je partis, il me fallait monter bien droit les pentes escarpées. La nuit  arrivait et les chevreuils sautaient devant moi, mais je ne pensais à rien d'autre que de me garder aligné vers le haut de cette montagne.

            Ce printemps-là, j'avait aidé Monsieur Denton à poser une ligne téléphonique qui avait environ trois miles et demi de la tour au camp. Ainsi je savais que si je pouvais atteindre cette tour, il y avait un sentier qui menait directement au camp. Il faisait noir, le vent soufflait la neige partout, je ne pouvais rien voir. Ma seule chance était de monter jusqu'au sommet pendant six milles.

            Il y avait cette ligne de téléphone que nous avions fixée d'arbre en arbre jusqu'au camp. J'ai levé ma main en priant: "O Dieu, laisse-moi toucher cette ligne". Je marchais et mon bras devenait si fatigué que je pouvais à peine le tenir. Alors je l'échangeais pour mon fusil, ensuite je reculais de deux pas pour être certain de ne pas la manquer et je repartais.

            Après un certain temps, alors que j'étais sur le point d'abandonner, ma main toucha quelque chose. Oh là là! J'étais sauvé! J'ai enlevé mon chapeau, posai mon arme et dis: "O Dieu, quel sentiment cela fait d'être retrouvé quand on est perdu. Je vais suivre cette ligne jusqu'au bout, je ne la lâcherai jamais jusqu'à ce que je sois arrivé en bas. Elle me guidera exactement vers ma femme et mon enfant".

            Ainsi je tins fermement ce fil sans jamais oser le faire échapper. Je l'ai tenu jusqu'à ce qu'il me guide à l'endroit ou était tout ce que j'avais de plus précieux sur la terre.

            Ce fut une expérience horrible, une grande expérience pour retrouver mon chemin. Mais c'en est que la moitié. Un jour, j'étais perdu dans le péché, et je suis allé d'église en église, essayant de trouver quelque chose. Mais un jour, dans une petite remise à charbon, j'ai levé mes mains et j'ai touché Quelque chose. Je devrais plutôt dire Quelque chose m'a touché. C'était cette ligne de Vie, le Guide. Je ne vais pas enlever mes mains de dessus cette ligne, parce que tout ce qui m'est le plus précieux sur cette terre et dans le ciel est au bout de cette ligne. Il m'a conduit en sécurité jusqu'ici, et j'ai confiance en Lui pour le reste du chemin; Quand le Saint-Esprit viendra, Il vous guidera, vous dirigera dans toute la lumière.(1)

 

             Les événements qui vont suivre dans ce chapitre ne sont pas chronologiques. Notons que Dieu veilla jalousement à ce qu'on respecte son serviteur. En voici quelques témoignages:

 

            Peu importe qui vous êtes, chrétien ou non-chrétien, vous devez néanmoins respecter Dieu et respecter ce qu'Il fait, ou en supporter les conséquences. Je pourrais vous témoigner des heures durant de ce que j'ai vu dans ma vie et de choses qui sont arrivées ici et dans d'autres pays. En voici seulement quelques cas afin que vous puissiez comprendre ce que j'essaie de vous faire saisir.

            Il y a plusieurs années, alors que je n'étais qu'un jeune prédicateur, j'étais debout là, prêchant au coin de la rue. Une femme passa, elle était catholique comme son mari, mais non -pratiquante. Elle avait environ vingt ou vingt-deux ans; je l'avais connue étant fille, ici en ville. Et elle vint là-bas et dit: "Je ne laisserai pas ma vache favorite avoir la religion de William Branham".

            Et le soir suivant, avant que je puisse arriver à elle, elle mourut dans un hôpital et encore aujourd'hui, on ne connaît pas la cause de sa mort. Alors qu'elle se mourait là-bas à l'hôpital, son mari vint me chercher et dit: "Venez vite dire une prière pour ma femme. Elle vous a réclamé pendant toute la soirée. Elle se meurt".

            Je répondis: "J'irai". Je quittai la réunion et j'allai à l'hôpital avec lui. Et en montant les escaliers, je rencontrai une infirmière et elle dit: "Elle est déjà morte".

            Mais le mari dit: "Venez quand même faire une prière pour elle".

            Je répondis: "Elle est morte, cela ne lui fera aucun bien maintenant".

 

famile  Branham vers 1943

            Il dit: "Eh bien, venez la regarder".

            Et j'allai. Elle avait des cheveux châtains, c'était une très jolie femme, avec quelques taches de rousseur sur le visage et de grands yeux bruns. Cette infirmière me dit: "Billy, elle est morte dans une telle agonie, qu'elle criait votre nom aussi fort qu'elle pouvait, disant: "Dites-lui de me pardonner; à tel point que ses taches de rousseur apparaissaient sur son visage comme des verrues". Et ses grands yeux sortaient de ses paupières à moitié fermées. Bien sûr, vous savez que lorsqu'une personne meurt, cela fait travailler les reins et les intestins. C'est ainsi qu'une vapeur s'élevait de son corps. Elle mourut dans une telle agonie, non parce qu'elle manqua de respect envers moi, mais parce qu'elle manqua de respect envers l'Évangile que je prêchais, Dieu agissant par des signes et des miracles. (2)

            Il y a quelques temps à New Albany, je parlais à un pécheur pour le conduire à Christ, c'était un grand et gros homme aux mains rudes, un de mes amis. Son gendre dirigeait le garage, juste à côté. J'étais là prêchant à l'heure du dîner, je mangeais un sandwich et lui parlais de Dieu. Pendant le journée, je cherchais un endroit où aller à l'heure du dîner pour essayer de gagner une âme à Christ. Il dit: "Monsieur Branham" - je n'étais qu'un jeune prédicateur - "ma mère avait ce genre de religion, cette religion qui touche le coeur". Les larmes lui coulaient le long des joues.

            Je lui dis: "Depuis combien de temps est-elle partie?".

            "Des années, elle a toujours prié pour moi".

            Je lui dis: "Le Dieu qui a entendu sa prière essaie d'y répondre en ce moment-même".

            Et cet autre homme vint à cet endroit et dit: "Hello!" Il était ivre. Il dit: "Hé Billy! Ecoute, chaque fois que tu veux venir dans mon garage, tu peux venir, mais n'apporte pas cette vieille religion d'exalté".

            Je me retourne vers lui et lui dis: "Partout où Christ n'est pas le bienvenu, je n'irai pas".

            Il se retourna et dit: "Oh, reprends tes sens, mon garçon".

            J'entendis simplement dans mon coeur une voix dire: Tu récoltes ce que tu sèmes, et il vaudrait mieux pour toi qu'on suspendit à ton cou une meule de moulin et qu'on te jetât au fond de la mer...

            Et son propre beau-fils, ce même après-midi-là, lui passa dessus avec un camion Chevrolet de deux tonnes, chargé, et il fut écrasé. Voyez-vous? Vous devez respecter Dieu, vous devez le faire. (2)

            Je me souviens d'une certaine jeune fille, un soir alors que je prêchais dans une grande église baptiste dans le Tennessee. Je m'étais senti conduit ce soir-là à l'appeler à venir à Christ. C'était une des filles d'un diacre. Et se tenant près de la porte ce soir-là, elle attendit que je sorte. Lorsque je sortis, elle dit: "Je veux que vous sachiez ceci maintenant, ne m'embarrassez plus jamais comme cela".

            Je lui dis: "Dieu vous appelait".

            Elle répondit: "Quel non-sens! Je suis jeune, j'ai bien le temps. Mon père a assez de religion pour nous tous à la maison".

            Je lui dis: "Pas assez pour vous, soeur, chacun doit avoir sa propre religion".

            Elle répliqua: "Lorsque je voudrai que quelqu'un me parle à ce sujet, je choisirai quelqu'un qui a assez de bon sens, mais certainement pas quelqu'un comme vous".

            Je lui dis: "Dites ce que vous voulez, cela ne me dérange pas, mais un jour, vous le regretterez".

            Pas longtemps après cette conversation, je passai de nouveau dans la même ville. Et la voici qui descendait la rue, débraillée, avec son jupon qui pendait, une cigarette à la main, et elle m'offrit à boire du whisky. Et voici son témoignage, elle dit: "Vous souvenez-vous du soir où vous m'avez appelée là-bas? C'était la vérité. L'Esprit de Dieu essayait de me convaincre ce soir-là de venir à Lui. Depuis ce moment-là, je pourrais voir l'âme de ma mère frire en enfer comme une crêpe, et en rire". Voilà ce qui est arrivé. (2)

            Il y avait un prédicateur hollandais de l'Eglise Réformée qui alla vers un autre et lui dit: "C'est le jour où nous sommes visités. Tu devrais aller l'entendre".

            L'autre répliqua: "Il n'est rien d'autre qu'un spirite".

            Le premier lui demanda: "As-tu déjà vu un spirite guérir les malades?".

            "Non".

            Le premier dit: "Je vais aller prier pour ton âme". Il sortit dans la cour arrière, s'agenouilla sous un pêcher et commença à prier: "Seigneur, sois miséricordieux...".

            Et alors qu'il priait, l'Ange du Seigneur vint dans un tourbillon. L'Ange vint et mit sa main sur son épaule et lui dit de retourner vers son ami. Quand il retourna, il raconta ce qui lui était arrivé. Nous apprîmes le jour suivant que le deuxième ministre se retourna et vit sur la chemise du premier l'empreinte de la main de l'Ange. Alléluia! Cela fit les manchettes des plus gros journaux de l'Afrique du Sud.

            Ils m'emmenèrent là, et prirent ma main gauche et la posèrent sur cette empreinte de main gauche et cela s'ajustait parfaitement. Le premier prédicateur était là ayant une chemise parfaitement normale, et l'autre ministre l'avait vue, et trois minutes après, voici que le premier vint dire que Quelque chose l'a touché, comme du feu sur son dos, expliquant que c'était l'Ange du Seigneur qui était venu dans un tourbillon. Voilà la preuve qu'il disait et témoignait la vérité à l'autre. (3)

 

            Alors qu'il parlait dans une réunion tenue dans la rue, une dame ayant un bras estropié, dit à frère Branham: "Je sais que l'onction de Dieu est sur vous. Lorsque vous prierez, pensez s'il-vous-plaît à mon bras paralysé, il est dans cet état depuis plusieurs années".

            Il lui répondit: "Si vous croyez vraiment, étendez votre bras, car Jésus-Christ vous a guérie".

            Immédiatement, son bras se redressa et la pauvre femme, pleurant de joie, s'agenouilla et remercia Dieu".

            Une femme qui se tenait près de là dit: "Si la religion de Billy Branham est la vraie religion, je n'en veux rien". Mais comme elle se tournait pour s'en aller, il lui arriva une chose étrange: elle se heurta à une planche et tomba. Son bras se cassa en quinze endroits. Et le bras qui s'était cassé était le même que celui de la femme qui venait d'être guérie. (4)

            Au retour d'un voyage en Arizona que frère Branham fit avec quelques conseillers de son église, frère Branham raconte l'anecdote suivante:

 

            Dans sa bonté, Il nous conduisit là où il y avait du gibier, nous montrant où il se trouvait. C'était simplement merveilleux d'être là-bas, assis, le soir, autour du feu de camp, à des kilomètres et des kilomètres de la circulation, et de regarder le feu de camp qui projetait sa lumière vacillante sur les rochers des alentours, c'était extraordinaire.

            Il y avait là un frère qui avait eu des difficultés avec sa femme. Des années auparavant, dans une réunion où je tenais un service de guérison, elle avait levé la tête, alors que j'avais demandé aux gens de tenir la tête baissée. Il y avait sur la plate-forme un mauvais esprit qui ne voulait pas quitter une femme, et cette dame dans la salle, avec un manque total de respect, leva tout de même la tête. Et l'esprit quitta la femme qui était sur la plate-forme pour entrer en elle. Il y a environ quatorze ans de cela, cette dame est tombée dans un triste état, même au point de vue mental, jusqu'à faire des choses tout à fait fausses. Par exemple, elle laissa son propre mari, s'en alla, et elle se maria avec un homme, tandis qu'elle vivait encore avec son mari. Elle affirma ne pas savoir qu'elle avait fait cela.

            Ils essayèrent de l'examiner, pensant que ce pourrait être de l'amnésie. Mais ce n'était pas cela. C'était un esprit. Cette dame était une de nos meilleures amies, mais depuis ce soir-là, elle me hait (naturellement que vous en voyez la raison!).

            Mais quand son mari vint, et que nous nous mîmes à genoux dans la pièce pour prier, alors le Saint-Esprit descendit, c'était cela. Puis, il apparut à son mari cette nuit-là dans un rêve. Il revint nous raconter ce rêve, et il pensait que ce n'était qu'un rêve ordinaire. Mais nous découvrîmes que c'était la réponse au sujet de la guérison de sa femme. Combien le Saint-Esprit a agi merveilleusement! (9)

 

 

Un taureau meurtrier

 

 

            Tout mon ministère a été basé sur l'amour. Si je peux aimer ou être en communion avec quiconque est devant moi, il arrive quelque chose.

            Quand j'étais garde-chasse, il y a quelques années, je parcourais les bois et les champs pour mon travail. Pas loin de l'endroit où je patrouillais, il y avait un ami qui était malade et qui avait besoin de moi.

            Alors je posai mon fusil sur la banquette de la voiture, ouvris la barrière et commençai à traverser un champ clôturé, sachant que c'était le chemin le plus court pour aller à la maison de mon ami.

            Alors que j'étais à environ deux cents mètres de la barrière, je vis un grand taureau noir se dresser devant moi. Mais d'où venait-il? Alors je me souvins que c'était un taureau très meurtrier, il avait tué un homme. Mais comme il était un bon reproducteur, on l'avait vendu à cette ferme, et j'avais oublié qu'il était là.

            Il était à peine à trente mètres de moi. Je cherchais mon fusil, mais il n'était pas là; il était dans la voiture où je l'avais laissé. Oh! je suis content de l'avoir laissé, autrement j'aurais tué le taureau et puis je serais allé le payer.

            Il gratta un peu le sol et se précipita sur moi. Je savais que la barrière était trop loin, il n'y avait près de moi qu'un buisson derrière lequel il s'était couché. Oh! que pouvais-je faire? De quelque côté que je me tourne, il m'aurait tué. C'était la mort.

            Alors je pensai au Seigneur et au fond de mon coeur je dis: "J'affronterai la mort aussi bravement que je le pourrai, grâce à ma confiance en Jésus-Christ". Et immédiatement après cet élan de mon coeur (maintenant, je vous en prie, ne considérez pas cela comme un enfantillage), quelque chose arriva. C'est toujours dans ces moments-là que quelque chose arrive. Au lieu de haïr ce taureau, j'ai communiqué avec lui. Je l'ai aimé. Je n'éprouvais pas plus de crainte de cet animal que j'en éprouve devant vous, mes frères, sur cette estrade. Toute peur m'avait abandonné;

            Je pensai: "Pauvre bête, je suis sur ta propriété, tu es un animal, tu ne sais rien. Tu essaies seulement de défendre tes droits. Alors parlant à haute voix, je dis ces mots au taureau: "O créature de Dieu, je suis un serviteur de Dieu et je vais prier pour mon frère malade. Je regrette de t'avoir dérangé mais, au Nom de Jésus, retourne te coucher".

            A ces mots, il s'arrêta net. J'étais immobile devant lui, aussi calme que je le suis maintenant. Et ce grand taureau meurtrier arrêta sa charge contre moi à deux mètres de moi. Il fut si décontenancé qu'il regarda d'un côté et d'autre, puis il se détourna, et retourna se coucher. Je passai à deux mètres de lui mais il ne fit pas un seul mouvement.

            Oh! Quand l'amour est mis à l'épreuve, il repoussera tout ennemi ou toute épreuve terrestre. Le Dieu qui a fermé la bouche des lions dans la fosse est encore vivant aujourd'hui, mes frères. (6)

 

 

Un nid de guêpes

 

 

            Un après-midi très chaud, je tondais la pelouse derrière la maison. Personne ne pouvait me voir, aussi j'enlevai ma chemise et je me mis à tondre la pelouse très vite. J'avais oublié que dans un coin de la barrière, il y avait un nid de guêpes, et je poussai la tondeuse dans ce nid. Oh! mes amis, Dieu m'est témoin, en un instant, je fus complètement recouvert de guêpes. Maintenant vous savez combien la piqûre d'une guêpe est dangereuse, elle peut vous tuer.

            J'étais là, le torse nu. Alors il se produisit quelque chose. L'amour, voilà ce que c'est. Au lieu de haïr ces guêpes, je pensai: "Pauvres petites créatures de Dieu, je n'ai rien contre vous, c'est votre domaine, je vous ai dérangées". Puis je dis tout haut aux guêpes: "Je suis tellement ennuyé d'avoir oublié que votre domaine était là, et je vous ai effrayées, je vous ai dérangées. Je vous en prie, pardonnez-moi". Cela paraît enfantin, mais je pense qu'il est préférable que nous soyons des enfants de Dieu, plutôt que de toujours nous comporter en adulte en voulant tout faire par nous-mêmes.

            J'étais couvert de guêpes mais je n'en avais pas peur. Je dis: "Petites créatures, retournez dans votre nid, je ne vous ferai aucun mal". Et aussi vrai que Dieu existe, ces guêpes tournèrent autour de moi trois ou quatre fois et retournèrent directement dans leur nid. C'était l'amour. Oh! la puissance de l'amour, mes amis. (6)

 

 

 

La mère opossum

 

 

            Voici une autre occasion où l'amour s'est manifesté à moi et m'a bouleversé. L'été dernier; j'étais assis sous le porche avec mes bons amis Léo et Gene, leur enseignant la Parole de Dieu. Nous avions étudié très sérieusement une leçon sur le sujet: l'amour d'une mère.

            Et ce matin-là dans le journal, il y avait une histoire d'une belle jeune fille noire qui avait donné naissance à un enfant illégitime et qui l'avait amené sur le pont de la rivière Ohio. Elle l'avait jeté à l'eau enveloppé dans sa couverture. Un chauffeur de taxi avait signalé le fait aux autorités qui firent une enquête, laquelle confirma les faits;

            Nous avions discuté de ce drame, disant que cette femme n'avait certainement aucun amour. C'était une femelle qui avait donné le jour à un enfant, mais elle n'était certainement pas une mère.

            Et alors, nous vîmes une mère opossum remonter mon allée. Elle était passée devant d'autres cours qui n'étaient pas clôturées, et elle était venue vers la mienne qui était complètement clôturée, comme si elle connaissait le chemin. Elle n'essaya pas de passer sous la barrière, elle vint vers l'allée, s'y engagea et se dirigea directement vers le porche.

            Je dis à mes amis: "Elle doit avoir la rage, ou quelque chose comme cela, car les opossums ne se déplacent que la nuit. Ils voient à peine quand il fait jour".

            Nous descendîmes le long de l'allée à sa rencontre. Je ramassai un râteau que frère Wood avait laissé là la veille et je le posai soigneusement devant elle. Au lieu de faire le mort comme elle aurait dû le faire, elle commença à mordiller le râteau. Ceci me surprit, car au moindre signe de danger, les opossums font toujours le mort, ce qui est à l'origine d'une expression populaire.

            Je la retournai sur le dos et je découvris qu'elle était gravement blessée. Elle avait une patte cassée, un côté de sa tête avait été écrasé et c'était plein de sang coagulé. Les mouches avaient couvert la blessure,des vers s'étaient formés. Et cela sentait comme de la viande pourrie, car c'était très infecté.

            Après quelques instants sur le dos, la poche dans laquelle elle portait ses petits s'ouvrit en raison de sa faiblesse. Ses muscles étaient si fatigués et affaiblis qu'elle ne pouvait même plus tenir sa poche fermée. Il y avait là neuf petits bébés, elle les avait nourris jusqu'à l'extrême limite de ses forces. Elle nourissait encore ses petits bébés et essayait de les protéger.

            Je dis à Léo et à Gene: "Regardez, mes amis, voici une vraie mère. Elle utilise son dernier souffle pour combattre pour ses bébés, alors que cette femme de couleur a jeté le sien dans le fleuve. Voici le véritable amour d'une mère pour sa progéniture". Oh! comme j'étais touché!

            Alors l'opossum essaya de se relever, aussi je la laissai. Elle commença à remonter l'allée vers la maison; nous continuâmes à l'observer, elle alla directement jusqu'aux marches de mon perron et s'effondra et resta immobile. Nous nous dirigeâmes vers elle et à cet instant, frère et soeur Wood s'approchèrent. Soeur Wood qui est vétérinaire me dit: "Elle est trop sérieusement blessée pour vivre, aussi vous feriez mieux de la tuer, frère Branham".

            "Oh!" fis-je, "je ne peux pas".

            Elle dit: "mais elle va mourir, et les petits mourront de faim. Prenez les petits et tuez-les vite". Elle m'affirma qu'il était préférable de les tuer que de les laisser souffrir. Mais, oh! je ne pouvais pas le faire.

            Alors elle me dit: "Bon, allez chercher un révolver et tuez cette pauvre bête, frère Branham".

            Je dis: "Non, je ne crois pas, soeur Wood. Je ne peux absolument pas le faire".

            Elle dit: "Vous êtes un chasseur, n'est-ce pas?".

            Je répondis: "Oui, mais je ne suis pas un assassin".

            "Eh bien", dit-elle, "allez chercher mon mari pour qu'il le fasse alors". Mais je ne croyais pas que cela fut la bonne solution. Je répondis: "Bon, attendons un peu". Et la journée passa.

            Ce soir-là, je sortis faire une promenade avec ma famille et en revenant, je suis allé voir si l'opossum était toujours là. Elle était là, plus près de la mort que jamais. Je savais que si elle avait tant soit peu de force, elle serait partie durant la nuit, car ces animaux ne se déplacent que durant la nuit. Mais elle gisait là, et ses petits essayaient encore de téter. Oh! comme j'avais de la peine pour ce petit animal blessé, gisant là, mourant.

            Et tôt le lendemain matin, ma fille Rébecca vint vers moi, il était environ 6 heures du matin, et je venais d'aller dans mon cabinet de travail pour méditer sur notre Seigneur. Et elle dit: "Papa, je suis obsédée par cette pauvre mère opossum".

            Je répondis: "Moi aussi, Becky". Alors nous décidâmes d'aller la voir. Et comme nous l'observions, elle paraissait pire que jamais. Sa respiration était si lente qu'elle était à peine perceptible. Becky commença à pleurer. Aussi nous rentrâmes et je la renvoyai se coucher.

            Revenu à mon bureau, je m'assis en pensant: "O Dieu, comme cette pauvre mère opossum doit souffrir. Combien elle doit aimer ses petits. J'espère que je n'aurai pas à la tuer".

            Et pendant que j'étais assis là, quelque chose me dit: "Tu as prêché sur elle hier, elle a été le sujet de ta prédication".

            Je dis: "C'est vrai".

            "Tu as dit qu'elle était une vraie mère".

            Je dis: "C'est vrai".

            "Mais Je te l'ai envoyée à ta porte et elle y est restée comme une dame, vingt-quatre heures, attendant son tour pour que l'on prie pour elle, et tu n'as jamais dit un mot".

            Je dis: "Mais je... Mais à qui est-ce que je parle? Est-ce que je me parle à moi-même?". Je me dressai soudain et je pensai: "Oh! Est-ce Toi, mon Dieu?". Je baissai la tête et je m'écriai: "O Dieu de clémence, pardonne l'ignorance de Ton serviteur. Je regrette profondément, Seigneur, d'être aussi stupide et de tant manquer de sagesse. Je T'en prie, pardonne-moi, Seigneur bien-aimé". Et sur ces mots, je me suis précipité vers la vieille mère opossum. Je me suis agenouillé auprès d'elle, j'ai levé la tête vers Dieu en priant pour sa guérison. J'ai posé mes mains sur son corps presque inanimé et j'ai prié avec ferveur. Et pendant que je me relevais, la vie commença à revenir dans son corps. Elle se remit sur ses pattes et réunit ses petits. Elle me regarda comme pour me dire: "Merci, gentil monsieur". Elle traversa la pelouse, descendit l'allée puis tourna à droite, allant directement vers la route en suivant le chemin qu'elle avait pris pour venir; et elle s'enfonça dans les bois.

            Comme j'étais heureux et combien je remerciais Dieu! Il avait conduit une pauvre mère opossum à ma porte pour que je prie pour elle, et Il lui avait rendu la vie. Un animal qui n'a même pas une âme pour que le Saint-Esprit vienne y habiter; et pourtant, Dieu la conduisit de Sa main puissante. Autant que je sache, elle vit toujours, elle a élevé sa petite famille.

            Si Dieu par son Saint-Esprit a pu conduire une pauvre opossum muette vers moi pour que je prie afin que sa vie soit épargnée, combien plus précieux qu'un opossum êtes-vous.(6)

 

 

Un infidèle devient un croyant

 

 

            C'était il y a huit ou dix ans, juste avant ma première venue à Phoenix. Il y avait une femme qui avait été soignée au sanatorium à Waverly Hills pour la tuberculose. On l'amena parce qu'elle était condamnée, les docteurs lui avaient donné entre dix et quinze jours à vivre. Elle était mère de cinq petits enfants. Je suis donc allé prier pour elle, tandis que je priais, je la vis qui serrait la main de ses enfants, des années plus tard. Ses cheveux étaient gris alors qu'ils sont actuellement brun foncé.

            Je lui dis: "Soeur, AINSI DIT LE SEIGNEUR, vous allez vivre".

            Elle se mit à pleurer et me dit: "Révérend Branham, quelque chose s'est passé dans mon coeur, je sens tout simplement que je vais vivre".

            Je dis: "Il en sera ainsi car c'est AINSI DIT LE SEIGNEUR!" Je racontai cela à l'assemblée.

            J'avais un voisin qui ne croyait pas en Dieu, c'était un total et parfait incrédule. C'était un scientiste qui travaillait pour le gouvernement. Il disait: "Quiconque croit cela est un fou".

            Quelqu'un avait répandu la nouvelle le jour suivant concernant ce que j'avais dit à cette femme. Nous n'avions pas eu de réunion et je patrouillais les montagnes, mes habits en lambeaux.

            Alors que je tournais le coin de la rue allant à l'épicerie sur ma vieille bicyclette, voici que cet incrédule descendait la rue. Je dis: "Bonjour, monsieur".

            "Hello prêcheur" dit-il; Et il ajouta: "Je veux vous parler juste une minute. N'avez-vous pas honte de vous-même?".

            "Pourquoi?" demandai-je.

            Il répondit: "D'avoir dit à cette pauvre mère mourante là-bas qu'elle allait vivre, essayant de réconforter ces gens avec de faux espoirs semblables".

            Je dis: "mais je ne réconforte jamais avec de faux espoirs".

            Il dit: "Elle est mourante, son mari qui travaille avec moi au gouvernement m'a dit que vous êtes allé là-bas avant-hier et que vous avez prié pour elle et que vous lui avez dit qu'elle guérirait et qu'elle vivrait vieille".

            "C'est exact" répondis-je. "Je n'ai jamais fait cela, Dieu l'a fait".

            Il répliqua: "C'est un non-sens! Honte à vous! Vous devriez être suffisamment gentilhomme pour ne pas nourrir d'espoir les gens avec de telles faussetés".

            "Ce n'est pas faux" dis-je.

            Il dit: "Allez-vous-en avec cela" et il partit.

            Environ deux ou trois jours après cela, ma femme m'annonça que sa femme, Madame Andrews, était très malade. Ma femme la connaissait très bien, car c'était une croyante très aimable appartenant à une église chrétienne. Elle me dit: "Tu devrais peut-être aller la voir".

            Je dis: "Bien sûr, mais je dois y aller doucement, car son mari est cet incrédule. Je vais aller lui demander si je peux lui rendre quelques services et peut-être me demandera-t-il de prier pour elle".

            J'allai donc le voir et lui dis: "Comment ça va, Monsieur Andrews?".

            "Hello prêcheur" dit-il.

            "J'ai entendu dire que votre femme est malade".

            "Oui" dit-il, "mais j'ai un bon médecin qui s'occupe d'elle".

            "Bien" dis-je "Je voulais seulement vous demander, Monsieur Andrews, étant donné que nous sommes voisins de si près, si je ne pouvais pas vous aider à rentrer du charbon ou à faire des commissions à l'épicerie ou quoi que ce soit que je puisse faire pour vous".

            "Ah, merci bien" dit-il, "mais nous avons un bon docteur pour elle et tout ira bien".

            Il me nomma un docteur de la ville et je lui répondis: "C'est un homme très bien, je l'aime beaucoup".

            "Oui, la situation est sous contrôle" dit-il. "Elle a l'appendicite et il va la geler pour l'enlever et tout ira très bien".

            Je dis: "Merci, Monsieur Andrews, je l'espère aussi. Si je peux vous être utile, je suis juste à côté, appelez-moi";

            Le jour suivant le médecin vint et déclara: "Eh bien, il va falloir l'hospitaliser et l'opérer, car elle enfle énormément".

            Lorsqu'ils firent une analyse du sang, il réalisèrent qu'elle n'avait pas l'appendicite. Ainsi on fit appel à un spécialiste de Louisville. Quand le spécialiste l'examina, il déclara: "Il ne lui reste plus que quatre à six heures à vivre. Elle a un caillot de sang tout près du coeur, c'est la raison pourquoi elle enfle; il n'y a rien à faire, c'est tout".

            Le lendemain matin, ma femme m'annonça: "Billy, Madame Andrews est mourante, je viens d'apprendre qu'elle a un caillot de sang. Une amie infirmière m'a appelée et m'a dit qu'elle était déjà inconsciente".

            Je répondis: "C'est dommage, Meda, je n'aime pas entendre de telles choses. Nous allons prier pour elle". Ainsi nous priâmes et je partis travailler.

            Il tombait de la bruine, et alors que je marchais à travers le champ, Quelque chose me dit: "Retourne en arrière".

            Je revins chez moi et me rapportai; de toute façon, je ne pouvais pas travailler pour la simple raison que la température était mauvaise. Mais je savais que le Seigneur voulait faire quelque chose. Alors je pris mon vieux fusil, et j'était en train de le défaire pour le nettoyer. Et voici qu'arriva Monsieur Andrews, le chapeau enfoncé jusqu'aux oreilles. Il frappa à la porte et demanda: "Madame Branham, est-ce que le prêcheur Branham est ici?".

            Elle répondit: "Oui, Monsieur Andrews, pourquoi n'entrez-vous pas?".Je dis: "Hello, Monsieur Andrews, prenez une chaise", et je continuai à frotter mon fusil.

            Il dit: "Prêcheur?".

            "Oui, Monsieur".

            Il dit: "Ma femme est très malade, vous l'avez su sans doute?".

            Je répondis: "Oui, j'ai appris qu'elle était mourante, Monsieur Andrews. C'est dommage. Mais bien sûr, vous avez un bon médecin là-bas. J'espère seulement qu'elle s'en tirera bien".

            "Eh bien, nous avons fait venir un spécialiste" dit-il, "vous saviez cela?".

            "Oui, je savais, et j'ai entendu dire que c'était un caillot de sang près du coeur".

            Il dit: "Oui, c'est exact, elle est dans un état terrible".

            "Oui, Monsieur, c'est vraiment dommage" répondis-je.

            Je pensai: "Tu m'as fait pâtir, maintenant c'est à ton tour de pâtir un peu". Je continuais à nettoyer mon arme, le laissant pâtir un peu. Je regardai à travers mon canon, c'était propre mais je voulais juste le faire attendre.

            Il dit: "Prêcheur, savez-vous quoi,".

            "Qu'y a-t-il, Monsieur Andrews?" dis-je.

            "Je me demande si vous ne pourriez pas l'aider un peu".

            "Que voulez-vous dire?".

            "Vous savez" répliqua-t-il.

            Je dis: "Vous voulez dire de prier pour elle?".

            "Oui".

            "Je pensais que vous ne croyiez pas dans ces choses-là. Je pensais que vous m'aviez dit il y a moins d'une semaine, au coin de la rue que vous ne croyiez même pas en Dieu".

            "Bien..."

            Je pensai: "Mais quand le temps viendra, tu vas croire en Lui"; Alors je dis: "Je veux vous demander quelque chose, Monsieur Andrews. Que diriez-vous de vous mettre à genoux avec moi et nous prierons pour elle ici-même".

            "Bien" dit-il, "mais je ne sais pas trop comment faire".

            Je dis: "Mettez-vous à genoux ici et je vais vous montrer. Maintenant levez le mains. La première chose que vous devez dire du fond de votre coeur: "Dieu soit miséricordieux envers moi pécheur". C'est ce qu'il fit et il se mit à pleurer. Puis il se releva en essuyant ses yeux. "Eh bien, prédicateur, pensez-vous qu'elle sera secourue? Viendrez-vous prier pour elle?".

            Je répondis: "Oui, je vais aller la voir". Et je dis à Meda: "Mets ton manteau".

            Quand nous arrivâmes là-bas, elle ne nous reconnut pas, ses yeux étaient révulsés. Je m'agenouillai, lui pris la main et priai un moment. Ma femme qui se tenait là me demanda: "Vois-tu quelque chose?".

            "Non, chérie, je ne vois rien".

            Nous sommes sortis et nous sommes allés à la maternité, regardant et parlant des bébés.

            Puis je suis retourné vers Madame Andrews à nouveau. Et juste au moment où je franchissais la porte, je la vis. Oh oui! Je dis: "Chérie, elle va passer au travers parce que Dieu a entendu".

            De retour chez moi, Monsieur Andrews vint s'informer: "Qu'en pensez-vous, prêcheur?";

            Je dis: "Elle va vivre". Il commença à pleurer. Je lui dis: "Ne vous inquiétez pas, Dieu m'a donné la même vision qui m'a fait dire à Madame Reets qu'elle allait vivre, et elle est bien aujourd'hui. Votre femme va vivre aussi".

            "Oh, je suis si heureux, prêcheur" dit-il.

            Quelques moments plus tard, le téléphone sonna. On lui fit dire "Venez immédiatement, votre femme se meurt".

            Il vint me l'annoncer. Je lui demandai: "Croyez-vous ce que je vous ai dit?".

            Il répondit: "Je veux bien, prêcheur, mais on me dit qu'elle se meurt".

            Je dis: "Ce qu'ils disent ne fait aucune différence. Quand Dieu prononce quelque chose, cela doit arriver comme Il l'a dit. Vous pensez encore qu'elle va mourir, n'est-ce-pas?".

            Il dit: "Je suis tout énervé".

            Je pensai: "C'est bon pour toi en ce moment de pâtir pour le vrai".

            Le téléphone sonna à nouveau, on l'appelait de l'autre côté de la rue. Il y alla et revint nous dire qu'il devait aller à l'hôpital d'urgence.

            Meda me demanda: "Qu'est-ce que tu en penses?".

            "Ne t'en fais pas" lui répondis-je. "Dieu l'a dit, c'est tout". Si cette femme ne me fait pas une tarte aux pommes d'ici trois jours, et que je ne sois pas assis sous cette véranda pour la manger, alors je suis un faux prophète". Je savais qu'elle pouvait vraiment bien le faire. Je dis à Madame Andrews, et à ceux de l'hôpital: "Si dans trois jours, elle ne m'a pas fait une tarte aux pommes, et si cela n'arrive pas, je vais quitter le ministère parce que c'est l'absolue vérité".

            Au bout de quelques moments, voilà Monsieur Andrews qui revient à travers champ, bondissant comme un gamin: "Prêcheur, prêcheur! Devinez ce qui est arrivé! Pendant que j'allais la voir, quelque chose s'est brisé et toute l'eau est sortie d'elle. Elle était assise sur le bord de son lit, disant qu'elle avait faim. J'ai appelé une infirmière et elle lui a apporté un bouillon. Ma femme a répliqué: "Allez-vous-en avec ça, je veux de la saucisse et de la choucroute". Elle était bien et normale".

            Environ une semaine après cela, mon bon ami qui avait comme passe-temps de faire du cuir repoussé, me fit ce portefeuille. Il est fait d'une peau de chevreuil que j'avais tué. Il a dessiné mon tabernacle, un poisson et une tête de chevreuil. Je le porte sur moi depuis dix ans en souvenir, et il a fait le tour du monde. C'est la vérité. Dieu au ciel le sait. Elle est vivante aujourd'hui. Pourquoi? Parce que Jésus vit, elle vit aussi.(7)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

____________________

(1) - Un Guide, Jeffersonville, 1962.

(2) - Respect au serviteur de Dieu, Jeffersonville, 1961.

(3) - Premières expériences spirituelles, 1952.

(4) - Le Prophète du vingtième siècle, Lee Vayle.

(5) - La plus grande bataille jamais livrée, Jeffersonville1962.

(6) - Quand l'amour s'élance, Edmonton, 1957.

(7) - Croyez du fond du coeur, 1955.

 

 

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