CHAPITRE DIX SEPT

 

 

A LA CHASSE EN ALASKA

 

 

             

Un souvenir de jeunesse

 

 

            Le récit qui va suivre nous provient directement d'un missionnaire de Colombie-Britannique, Eddy Byskal: (1)

 

 

            C'était en 1949, j'avais quatorze ans. Alors que ma mère et mon père déménageaient du nord de la Colombie-Britannique vers le sud, nous passâmes dans une petite ville appelée Vernon, qui avait peut-être une population de dix mille habitants. C'est alors que je sus que nous allions assister à des réunions. Quand nous arrivâmes à l'aréna civique de Vernon, je fus étonné de la grandeur de la bâtisse, mais encore plus du nombre de gens qui étaient réunis pour dix jours de convention. Il y avait environ sept mille personnes la semaine et dix mille en fin de semaine. Dans la première réunion, j'étais bien sûr intéressé surtout à me faire des amis de mon âge, et c'est alors que je rencontrai Billy Paul. Nous nous sommes, en quelque sorte, amusés avec tout ce qui se passait. Mais néanmoins, quelque chose attira mon attention. Quelqu'un vint sur l'estrade pour nous expliquer que nous allions voir un homme qui avait entendu de Dieu, qu'un Ange lui avait parlé et qu'il apporterait aux nations un ministère de guérison divine. Il ajouta qu'un Ange serait avec lui au moment même où il prierait pour les gens.

            Cela me frappa. Je pensai en moi-même: "J'aimerais bien voir quelque chose arriver". Un soir donc, je me suis assis dans la troisième rangée en avant de ce grand auditorium. Je ne peux pas vous dire tout ce qui est arrivé pendant la réunion, mais il y a une chose dont je me souviens. Une petite fille d'environ huit ans monta sur l'estrade, et je crois qu'elle était avec son père. Elle était très jolie. Dans son cas, un diagnostic n'était pas nécessaire, parce que ses grands yeux louchaient tellement qu'on ne voyait à peine qu'une toute petite partie de l'oeil de chaque côté du nez, et à cause de cela, elle était aveugle.

            Frère Branham la regarda, je pus voir que c'était un homme de compassion. Il fit approcher la petite fille, lui imposa les mains et pria. Quand il eut fini, il releva la tête et la regarda, mais son état était le même. Alors il pria à nouveau pour elle, il pria encore trois ou quatre autres fois, et chaque fois il la regardait. Je pensai: "Hum! Hum! C'est bien ce que je pensais. Voici que je suis tout proche pour voir quelque chose arriver, et rien ne se passe". Il pria pour elle six fois. Je les ai comptées, et rien ne se produisit. Alors, il pressa sa tête contre sa poitrine, et du mieux que je puisse m'en souvenir, il fit cette prière: "Satan, tu sais qu'un Ange venu de Dieu m'a dit que rien ne résisterait à mes prières, pas même le cancer, si je peux amener les gens à croire. Les gens qui sont ici croient. Et maintenant je t'adjure, au Nom du Dieu Vivant, de quitter cet enfant". Cette fois-là, il ne la regarda pas, mais la tourna vers l'auditoire; et en se tournant, cette petite fille me regarda droit dans les yeux. Ses yeux étaient aussi normaux que les miens. Frère Branham leva la petite fille, et elle se mit à regarder les lumières éblouissantes. Je pouvais voir ses yeux pleurer. La foule éclata en louanges à Dieu pour Ses oeuvres puissantes.

 

 

Une invitation

 

 

                Plusieurs années après, je devins ministre, travaillant comme missionnaire parmi les Indiens.

            Un jour, alors que j'avais un ministre des Etats-Unis de passage chez moi, mon ami Harvey Southwick, surnommé "Bud", vint me rendre visite. Il était garde-chasse et racontait que le gouvernement voulait lui confier un nouveau territoire de chasse qui avait été enlevé à une famille indienne. C'est donc dans cette circonstance que ce ministre en visite, qui connaissait frère Branham, nous suggéra de l'inviter pour une partie de chasse. Du mieux que je pus, j'écrivis donc une lettre au frère Branham, et je dus attendre plusieurs mois pour avoir la réponse.

            Un jour, alors que j'avais presque oublié, je reçus une lettre dans laquelle frère Branham acceptait volontiers l'invitation, à la condition que j'organise deux séries de réunions: à Grande prairie, Alberta, et Dawson Creek, Colombie-Britannique. C'est ce que je fis par la grâce de Dieu.

 

 

Le jeune soldat

 

 

            En mai 1961, nous avons tenu des réunions à Dawson Creek, Colombie-Britannique. Avant que la première réunion commence, j'étais dans le vestibule et il m'arriva de voir un homme en uniforme de l'armée américaine. Je pus même voir par ses galons qu'il était sergent-chef.

            A la dernière réunion de dimanche après-midi, une femme vint dans la ligne de prières. Frère Branham la salua et se mit à lui parler quelques instants. Puis il dit: "Vous n'êtes pas ici pour vous-même, vous êtes ici pour un homme. Cet homme n'est pas de cette ville. Il vit dans une ville qui est au nord, et cette ville est Fort St-John. C'est exact. Allez, et qu'il vous soit fait selon votre foi" (ou quelque chose comme cela).

            Et alors que nous chantions des cantiques, frère Branham s'arrêta soudainement et s'écria: "Tu ne te suicideras pas, jeune soldat, c'est la diable qui te parle. Rejette cette chose. Tu vas rentrer chez toi et être un vrai homme".

            Les gens commencèrent à chercher, et j'ai immédiatement pensé à ce jeune homme en uniforme que j'avais vu à l'arrière. Je regardai mais il n'y avait pas de soldat en vue. La réunion se termina et fut dissoute.

            Nous devions partir de bonne heure le lendemain matin et prendre la grand-route de l'Alaska pour aller à la chasse. En quittant Dawson Creek, nous avons roulé pendant quarante-deux miles environ, et à un mile à droite de l'autoroute se trouve la ville de Fort St-John. Et juste avant de prendre la sortie principale pour entrer dans cette ville, il y a une grosse ferme, blanche. Et alors que nous passions devant, frère Branham se tourna vers moi et me dit: "Hier dans la ligne de prières, il y avait une femme qui priait pour un homme qui se mourait du cancer".

            Je dis: "C'est exact. Ce sont des amis intimes de mes parents. Son nom est Soeur Klunt".

            Il dit: "L'homme vit dans cette maison blanche. L'ombre de la mort est suspendue au-dessus de cet endroit". Je gardai cela dans mon esprit.

            Nous devions faire trois cent soixante-quinze miles, et ensuite quitter cette route. Au millage trois cent, je suggérai que nous nous arrêtions pour manger, il était environ midi. Ainsi, nous nous sommes arrêtés à Fort Nelson au premier endroit que nous avons trouvé, un grand hôtel assez récent.

            Frère Branham avait demandé si un ami très cher du nom de Chris Berg, pouvait nous accompagner à la chasse. Ainsi il était avec nous quand nous entrâmes dans le restaurant. La serveuse vint et prit notre commande. Pendant que nous attendions, voici qu'entra un jeune homme assez grand. En le regardant, je vis que c'était le même homme que j'avais vu en uniforme de l'armée. Etant vraiment étonné d'une telle rencontre, je le saluai par ces paroles: "Quelle coïncidence de vous rencontrer ici!". Frère Branham pensa que c'était simplement un de mes amis,. Juste à ce moment-là entra un autre homme blond-roux, court et trapu. Je ne l'avais jamais vu de ma vie et je ne l'ai jamais revu. Il se glissa entre le soldat et la table, puis tendis la main à frère Branham et dit: "Frère Branham!".

            "Oh!" répondit frère Branham, surpris. Il le regarda et dit: "Est-ce que je vous connais?".

            "Non, non, vous ne me connaissez pas" répondit l'homme, "mais vous rappelez-vous d'avoir parlé de ce jeune soldat hier?".

            Frère Branham me regarda et me demanda: "Est-ce que vous vous en souvenez, frère Eddy?".

            Je répondis: "oui, je me souviens que vous ayez dit: Tu ne commettras pas le suicide, jeune soldat; c'est le diable qui te parle ainsi".

            Cet homme aux cheveux blond-roux déclara: "C'est exact, c'est juste, c'est ce que vous avez dit". Il ajouta: "Eh bien! c'est lui. Les médecins militaires me l'ont confié pour que je l'amène à Dawson Creek et que j'essaie de l'introduire dans la ligne de prières. Il est sous surveillance médicale depuis quatorze mois. Je n'ai pu l'amener dans la ligne de prières, mais j'avais le pressentiment que je vous rencontrerais quelque part".

            Ensuite le jeune militaire parla: "C'est vrai. Cet homme croyait effectivement que nous allions vous rencontrer".

            Mes amis, de cet hôtel où nous étions, nous aurions pu faire cinq cents miles vers le sud et je doute que nous aurions rencontré une seule personne. Savez-vous que personne savait où nous allions? Frère Branham lui-même ne savait pas exactement où nous allions. Nous étions partis aux petites heures du matin, et eux, ils étaient dans un vieux "pick-up" Ford 1930. Ils nous avaient croisés sur la route et avaient essayé de nous rattraper; et quoique nous allions peut-être à quarante-cinq ou cinquante miles à l'heure, ce vieux camion ne pouvait nous rattraper parce que la route était en gravier et que le chemin était très tortueux dans les collines et les montagnes. mais voici que nous avions décidé de nous arrêter, et on peut dire que Dieu avait planifié toutes choses.

            Alors cet homme trapu demanda: "Pourriez-vous prier pour lui, frère Branham?".

            "Bien sûr" répondi-il.

            Mais juste à ce moment, la serveuse arriva avec la soupe. Il ajouta doucement: "peut-être pourrions-nous dîner d'abord et prier par la suite".

            "Oh! c'est très bien comme ça" répondirent-ils, "nous devons dîner également". ils allèrent donc s'asseoir quelques tables plus loin.

            Je remarquai alors que frère Branham était devenu solennel. Jusque-là, il s'était détendu de ces séries de réunions et du fardeau du peuple. Cela lui avait fait du bien de penser que nous allions à la chasse dans la solitude du nord. Mais voici que maintenant il devait rencontrer ce jeune homme auquel il avait parlé sous l'inspiration d'une vision: "Tu ne te suicideras pas, jeune soldat".

            Ainsi, pendant que nous mangions notre soupe, frère Branham dit: "Voyez-vous, frère Eddy, à moins que Dieu n'intervienne, il n'y a probablement pas d'espoir pour ce jeune homme".

            "Oui, je comprends" répondis-je.

            Nous étions face à face, peut-être à dix-huit pouces l'un de l'autre. Je le regardais droit dans les yeux lorsque tout à coup il entra dans une vision. "Il y avait une femme aveugle" dit-il, "qui est venue hier dans la ligne de prières".

            Je répondis: "Je ne me souviens pas". Alors frère Chris Berg dit: "Oui, je crois me souvenir d'en avoir vu une".

            Et frère Branham continua à voir davantage de la vision, son regard était devenu différent. "Oui" dit-il, "elle était conduite dans la ligne de prières par une jeune femme".

            "Oh! dis-je, "je me souviens de cela".

            Il ajouta: "Elle était aveugle. Maintenant je vois aussi que la jeune femme était malade, mais je n'ai pas prié pour elle parce qu'elle avait donné sa place pour pouvoir diriger cette vieille femme". Puis frère Branham me regarda et dit: "Voyez-vous, frère Eddy, il se pourrait qu'elle soit en train de prier en ce moment-même. Maintenant voyons. Oui, elle a des pierres dans la vésicule biliaire et des troubles cardiaques". Il nomma une autre maladie dont je ne me souviens plus, puis il ajouta: "Croyez-vous, frère Eddy?".

            J'essayais de croire de toutes mes forces. Je répondis: "Oui, je crois".

            Il poursuivit: "Pour vous aider à croire, frère Eddy, je vais Lui demander de me révéler son nom". Il fit une pause puis reprit: "C'est une jeune dame allemande et son nom: soeur Fear".

            Plus tard, de retour de cette partie de chasse, je racontai la vision à mon père qui vivait à Dawson Creek, et je lui dis: "J'aimerais que vous puissiez retrouver cette femme". Mon père la trouva. Elle vivait à environ deux cent cinquante miles au sud. Pensez-y, au moment où nous étions assis dans cet hôtel, cette femme se trouvait à cinq cent cinquante miles de distance dans un endroit appelé High Prairies, Alberta, priant pour ses besoins, et elle fut guérie. Pour moi, c'était un prophète, rien d'autre.

            Une fois notre repas terminé et notre facture réglée, et alors que nous sortions, ce jeune militaire aux yeux profonds et au teint blême, mit sa main sur l'épaule de frère Branham en lui demandant: "Frère Branham, m'accorderiez-vous deux minutes?".

            Il répondit: "Certainement, frère, allons à l'extérieur".

            On pouvait voir que le jeune homme était troublé et tendu. Il pouvait avoir environ vingt-six ou vingt-sept ans. Ainsi le frère Chris Berg, l'homme trapu et moi-même, nous nous sommes dirigés vers nos véhicules, tandis que frère Branham et le jeune homme s'éloignèrent vers l'arrière de l'édifice. Pendant que nous marchions, l'homme trapu nous raconta ceci: "Personne ne peut comprendre ce qui ne va pas avec lui. Il est depuis quatorze mois sous les soins des docteurs militaires parce qu'il a essayé par trois fois de se suicider. Il a une charmante épouse chrétienne et deux beaux enfants. Personne ne peut comprendre ce qui ne va pas".

            Et pendant qu'il parlait, je gardais un oeil sur frère Branham pour voir ce qui se passait au bout du trottoir sur lequel ils marchaient. Ils nous tournaient le dos, néanmoins, je vis frère Branham enlever son chapeau, et je sus qu'ils priaient. Puis les deux revinrent vers nous. Je vis alors que le visage du jeune soldat était complètement transformé, on pouvait voir que son angoisse était disparue. Puis levant un bras en l'air il s'écria: "Je suis libéré! Je suis libéré! Je suis libéré!". Tous surent qu'il avait été délivré. Quand ils furent arrivés à nous, ce jeune homme nous avoua: "Cet homme m'a dit quelque chose que seuls ma femme et moi connaissons au mode. Et au moment où il a dit cette chose, je me suis senti libéré".

            Après s'être salués, chacun de nous avons repris notre route. J'étais dans la familiale de frère Branham et nous venions à peine de partir lorsqu'il me demanda: "Frère Eddy, connaissez-vous ce jeune homme?".

            Je répondis: "Non, pas du tout".

            "Il n'est pas un de vos amis intimes?".

            Frère Branham dit: "Il est peu probable que vous le rencontriez à nouveau".

            Je répliquai: "Probablement jamais, parce que nous vivons à cinq cents miles l'un de l'autre".

            Il ajouta: "Frère Eddy, si vous le connaissiez, ou s'il était un de vos amis, je ne vous dirais jamais ceci. Mais pour vous aider à croire, sachez que lorsque nous sommes arrivés au bout du trottoir, Il (l'Ange) est venu à nous, et là Il lui a dit qu'il avait une charmante épouse chrétienne et deux beaux enfants". (Rappelez-vous que je venais juste d'entendre ces paroles de la bouche d'un autre homme). "Mais il a commis l'homosexualité avec d'autres jeunes hommes. Et aussitôt que ce démon fut dévoilé, le jeune homme fut délivré de son péché, délivré de son tourment, et ces démons l'ont abandonné".

            Pas étonnant qu'il ait crié: "Je suis libéré!". Et alors que j'étais assis dans cette voiture, je pensai: "C'est comme si j'étais revenu au temps de la Bible. J'ai lu ces histoires étranges, des hommes dont les sentiers se croisent. Cet homme a eu les secrets de son coeur dévoilés et il a été délivré".

            Nous avons donc continué notre route. Lorsque nous sommes arrivés chez le frère Southwick, j'essayais de lui raconter ces choses. Je lui racontai ce que frère Branham avait dit à la soeur Klunt. J'ajoutai: "Vous savez, frère Bud, quand nous sommes passés à Fort St-John, il m'a dit que cet homme pour lequel cette femme avait prié, vit dans cette maison blanche et l'ombre de la mort est suspendue au-dessus".

            Frère Bud répliqua: "C'est exact, je le connais depuis plusieurs années. Son nom est Ed Thomas. je sais qu'il est malade, il se meurt du cancer".

            Mes amis, quelle confirmation puissante!

 

 

Guérison d'un épileptique

 

 

            Il nous faut introduire ici le témoignage d'une guérison qui s'opéra lors de cette première excursion de chasse. Ce récit nous est donné par le frère Lee Vayle dans son livre "Le prophète du vingtième siècle". En voici les circonstances:

 

 

            Fort St-John se trouve dans l'extrême nord; en fait, il se situe tout en haut du Yukon où, de tout l'été, le soleil ne se couche pas mais ne fait juste que s'assombrir peu. Ainsi, les chasseurs avaient beaucoup de temps devant eux pour parler des choses de l'esprit. Le frère Eddy Byskal racontait au frère Bud Southwick les réunuions de frère Branham avec les visions et les guérisons. Le frère Southwick dit ensuite qu'il aimerait beaucoup que frère Branham aille voir son frère qui était épileptique, car il était certain qu'il en résulterait du bien pour lui. A maintes reprises, il dit que frère Branham devrait avoir une vision, afin, qu'il puisse prier pour la guérison complète du garçon.

            Un des jours suivants, alors que frère Branham venait d'aider ses compagnons à ramener les chevaux sur la piste qu'ils avaient parcourue, il eut une vision au sujet de ce jeune homme. Ils étaient depuis longtemps à cheval; il était à la fin de la file et il éperonna son cheval pour aller parler à Bud. Il raconta alors à M. Southwick, qu'en vision, il avait vu que son frère avait la stature d'un enfant, et il commença à décrire le jeune homme. Tout était exact. Il lui dit de faire chercher le jeune homme, de l'amener à Fort St-John et de veiller sur lui; quand la prochaine crise d'épilepsie surviendrait, il devait lui ôter la chemise qu'il porterait, la jeter dans le feu, et la crise cesserait. Il lui dit de tout faire au Nom du Seigneur et le victoire serait assurée.

            Ainsi, ils amenèrent le garçon à Fort St-John, chez les Southwick. Bud dit à son épouse qu'il avait le "AINSI DIT LE SEIGNEUR" pour lui. Aussi, tout ce qu'ils avaient à faire était de suivre les instructions. Le pauvre garçon n'avait pas moins de six crises par jour lorsqu'il était dans ses mauvais moments. L'attaque suivante se produisit en l'absence de Bud. Mais Madame Southwick était une chrétienne remplie de l'Esprit. Elle ôta sa chemise en un clin d'oeil et la jeta dans le feu au Nom du Seigneur Jésus. Les crises cessèrent pour ne plus jamais revenir".

 

 

            Maintenant, nous laisserons frère Byskal pourvuivre son témoignage.

 

 

Vision du caribou et de l'ours grizzly

 

 

            L'automne de cette même année, nous devions retourner à la chasse là-bas. Avant de partir, frère Branham m'appela et me dit: "Frère Eddy, je crois que nous ferons une bonne chasse. J'ai eu une vision ou un rêve, je ne suis pas certain. J'ai tiré un gros animal comme je n'en ai jamais vu auparavant. Si c'est une vision, cela va s'accomplir parfaitement, mais si c'est un rêve, j'ai peut-être mangé trop de tarte avant de me coucher. je vous en reparlerai quand nous nous rencontrerons à Dawson Creek".

            Environ un mois plus tard, nous nous sommes rencontrés dans un motel, et frère Branham me raconta son rêve. il dit: "Je ne suis pas certain si c'était un rêve ou une vision. j'étais avec deux ou trois frères de petite taille".

            Alors qu'il me racontait cela, je pensai: "C'est sûrement un rêve, parce qu'il n'y a que lui et moi qui allons à la chasse avec frère Southwick, le guide. En fait, il n'y a que moi qui suit de petite taille. Ainsi ce rêve n'a rien à voir avec nous".

            Frère Branham poursuivit son récit: "Nous sommes arrivés à un endroit où nous avions une belle vue panoramique, et nous avons aperçu un gros animal avec des cornes qui remontaient vers l'arrière".

            "Oh!" dis-je, "c'est sûrement un caribou".

            "Je ne sais pas, frère Eddy, je n'ai jamais vu de caribou de ma vie. Mais je sais que c'est un animal brun foncé".

            Je dis: "Alors ce n'est pas un caribou, parce que les caribous sont gris pâle".

            "Eh bien! je ne sais pas" reprit frère Branham, "mais j'ai tiré cet animal brun foncé. Il me semblait que mon compagnon à la chemise à carreaux verts était plus loin vers le campement. Ensuite je vis dans mon rêve un gros ours, c'était un énorme grizzly aux pattes argentées. En le voyant, j'ai pensé: Il essaie peut-être d'attaquer mon compagnon! J'avais seulement cette carabine que j'appelle "Blondie", une Winchester modèle 270. Je constatai que mon arme était insuffisante, mais je me souviens que j'ai tué cet ours d'un seul coup. Ensuite, un des hommes qui nous accompagnaient sortit quelque chose de sa poche et se mit à mesurer les cornes de cet animal. A ce moment-là, je vis les mains d'un jeune homme tenant ce ruban à mesurer. Vu qu'il avait très peu de poils sur les mains, j'ai conclu qu'il pouvait avoir environ dix-huit ans. C'est alors que j'entendis une voix dire: Elles ont quanrate-deux pouces. Et le rêve s'est terminé".

            Frère Branham ajouta: "Maintenant, frère Eddy, ceci n'a peut-être rien à voir avec cette partie de chasse, peut-être est-ce pour le printemps prochain quand j'irai avec les hommes d'affaires".

            Je demandai à frère Branham à deux reprises de raconter sa vision; une fois à mon père qui était venu me rejoindre à Dawson Creek, puis chez le frère Southwick, qui demeurait au millage 441 sur la route de l'Alaska. Alors qu'il racontait la vision dans la roulotte du frère Southwick, je dis à ce dernier: "Il y a une chose qui me tracasse, frère Bud. Les caribous ne sont-ils pas tous gris?".

            Il répondit: "Vous savez, c'est une chose étrange. Tous les caribous qui sont pris au nord de la route sont gris; par contre, tous ceux qui sont pris sur le côté sud de la route sont des caribous brun foncé".

            Alors que nous faisions des préparatifs pour partir, le fils aîné du frère Bud sortit de la maison. Je dis: "Oh! Blain, tu es à la maison?".

            "Oui", répondit-il, "je viens d'arriver il y a à peine deux jours".

            Son père me dit: "Blain va probablement nous accompagner parce que nous avons besoin d'aide".

            Alors je pensai: "Ca y est, nous sommes deux ou trois maintenant".

            Lorsque j'eus un moment, je demandai tout bonnement à Blain quel âge il avait. Il avait dix-huit ans.

            Le jour suivant, nous sommes monté au sommet d'une montagne et nous avons aperçu un troupeau de caribous qui se dispersa dans toutes les directions. Quand nous sommes revenus à l'endroit où nous avions laissé les chevaux, nous avons vu un jeune caribou mâle. Je dis: "Frère Branham, tuez-le!".

            "Non, non, allez-y, frère Eddy. Voici justement la viande dont vous avez besoin".

            Ainsi j'ai tiré ce caribou, et après l'avoir préparé, nous l'avons laissé là, parce que nous devions revenir plus tard.

 

 

La vision s'accomplit

 

 

            Il nous faut introduire ici le témoignage de frère Branham lui-même (2), parce que le frère Eddy n'était pas avec frère Branham au moment où ces deux animaux furent tués. Il était un peu plus loin attendant frère Branham.

 

 

            Nous étions à une altitude où les arbres ne croissent plus, où on ne trouve plus que des moutons et des caribous. En descendant dans l'après-midi, frère Byskal était tombé dans un ruisseau et s'était mouillé.

            Le lendemain matin, nous nous sommes levés de bonne heure et nous nous sommes mis à la poursuite des caribous que nous pensions pouvoir trouver. Après avoir dîné, frère Southwick me dit :"Si vous n'avez pas peur d'une longue marche, frère Branham, nous pourrions aller derrière cette colline; peut-être que ces caribous sont là-haut". C'était une longue marche à faire, mais dans ces régions, il fait clair très tard, quelquefois jusqu'à 10 ou 11 heures.

            J'aime beaucoup marcher. Nous étions là, nous tenant par les épaules, barbes grisonnantes, et  je dis: "Frère Bud, j'espère qu'un jour, pendant le Millénium, je pourrai me promener dans ces montagnes".

            Il me répondit: "J'espère que j'y serai avec vous, frère Branham". Nous étions là, nous réjouissant dans le Seigneur, et j'aime tellement les montagnes!

            Au loin, avec mes jumelles, je vis l'animal dont je vous ai parlé. Frère Byskal était avec nous. Je lui dis: "Voilà cet animal".

            Je dis: "Je n'en ai jamais vu; je croyais qu'ils avaient les cornes plates". Mais celui-là avait des cornes pointues, il avait l'air vieux, comme celui que j'avais vu dans ma vision. "C'est sûrement celui-là. Mais la seule chose qui' m'intrigue, c'est cette chemise à carreaux". Je regardai autour de moi, et voici que le frère Eddy avait une chemise à carreaux! Sa femme avait dû la mettre dans ses bagages, et lorsqu'il était tombé à l'eau le jour précédent, il avait été obligé de changer de chemise. (A ce moment-là, les chasseurs décidèrent de former deux équipes. Frère Byskal resta derrière avec le frère Blain).

            Plus tard, lorsque j'eus tué mon caribou, frère Bud me dit: "Frère Branham, vous m'avez bien dit que ses cornes mesureraient quarante-deux pouces?".

            "C'est bien cela".

            "Moi, je dirais qu'elles mesurent au moins quatre-vingt-douze pouces".

            "Non, elles mesurent bien quarante-deux pouces".

            Frère Bud ajouta: "Mais selon ce que vous m'avez dit, avant que nous soyons revenus vers frère Eddy, l'homme à la chemise à carreaux (que nous devions rencontrer au bas de la montagne, quelques miles plus loin) vous devez encore tuer un ours grizzly".

            Je lui dis: "Oui, car c'est AINSI DIT LE SEIGNEUR".

            "Mais alors, frère Branham, d'où viendra-t-il? Car on peut voir d'ici dans un rayon de cinquante miles".

            Je lui répondis: "Mais Il est toujours Jehovah-Jireh!Le Seigneur peut pourvoir Lui-même. Il peut créer des écureuils. S'Il peut créer un caribou, s'Il a parlé au sujet d'un ours, un ours peut-être créé".

            Nous étions maintenant sur le chemin du retour, portant le lourd trophée du caribou; nous échangions nos charges de temps en temps, l'un portant le trophée, l'autre les armes. Il faisait chaud, et en arrivant près d'un glacier, nous nous sommes arrêtés pour nous rafraîchir. Frère Bud me dit: "Vous savez, frère Branham, nous ne sommes pas à plus d'un mile de l'endroit où se trouvent Eddy et Blain, et ce serait le moment que cet ours se montre".

            Je dis: "Bud, je pense que tu doutes".

            Il me dit: "Frère Branham, mon frère a eu des crises d'épilepsie pendant tant d'années et vous m'avez dit la première fois que nous sommes venus ici, comment il était. Je ne peux pas douter".

            Je lui dis: "Bud, je ne sais pas d'où viendra cet ours. Je ne L'ai jamais vu manquer à Sa parole. Dieu me donnera ce grizzly avant que nous soyons retournés vers nos compagnons". Nous étions déjà près de la forêt.

            Un peu plus bas, presque dans la forêt, frère Bud s'assit. A ce moment-là, c'est lui qui portait le trophée, et moi le fusil. Il me dit: "Ce grizzly ferait bien de se montrer, n'est-ce pas?".

            "Il sera là, ne t'en fais pas".

            "Mais je peux voir chaque colline!".

            "Moi je vois la promesse". Tout à coup, je dis: '"Bud, qu'est-ce qu'il y a là-bas?".

            Il regarda et dit: "C'est un gros ours grizzly argenté. C'est lui!".

            Je me souviens que, dans la vision que j'aie eue, j'avais peur à cause du fusil. Ce n'était qu'un petit 270. Frère Bud ajouta: "Vous feriez mieux de le tirer par derrière si vous n'avez jamais tué de grizzly, car ils ne savent pas ce que c'est que la mort". (C'est ce que j'appris un peu plus tard). "Ils ne s'enfuient pas lorsqu'on les a touchés. Il faut les tuer du premier coup".

            Je lui dis: "Selon la vision, je l'ai tiré dans le coeur".

            Il répliqua: "Si c'est la vision qui vous l'a montré, alors je resterai près de vous".

            Je dis donc: "Allons-y!". Nous nous approchâmes un peu, et lorsque je me redressai, l'ours m'aperçut. C'est ce qu'il voulait, afin de pouvoir me charger. Lorsque je tirai, cela ne sembla pas lui faire le moindre mal. Et le voici qui courait vers nous! Avant que j'aie eu le temps de mettre une autre balle dans mon fusil, l'ours tomba mort à environ cinquante mètres de nous.

            Bud était un peu pâle, il me dit: "Frère Branham, je n'aurais pas aimé le voir me monter sur les genoux".

            J'ai tué cet ours en le tirant d'une distance d'environ quatre-cent-cinquante mètres, comme cela avait été prédit dans la vision, que vous deviez le tuer. Si, en plus de cela, les cornes ont bien quarante-deux pouces de longueur, je crois que j'en ferai une attaque!".

            Je lui dis: "Eh bien! fais-la tout de suite, car c'est ce que tu pourras constater".

 

 

            Laissons maintenant frère Buskal poursuivre son témoignage:

 

 

            J'atais avec Blain et nous attendions frère Branham et frère Southwick depuis environ une heure. Mon ami Blain décida d'alleur à leur rencontre. Une demi-heure plus tard, j'entendis des voix, et bientôt tous les trois étaient là. Frère Southwick portait sur ses épaules cette énorme tête avec les cornes, et en arrivant, il la jeta par terre.

            J'allai à leur rencontre et je serrai la main de frère Branham et dis: "Félicitations! Je n'en ai jamais vu de pareil auparavant. il est très gros!".

            "Oui" répondit-il, "j'ai aussi tué mon ours".

            "Oh!" dis-je, "vous me faites marcher. je ne crois pas cela".

            Il dit: "Oui, je l'ai eu".

            "Non!".

            Alors Bud Southwick dit d'un ton sérieux: "Oui, il l'a eu".

            Alors je sentis cette Présence étrange. Cette tête était là par terre et frère Southwick sortit de sa poche un ruban à mesurer, en métal, et se mit à mesurer les cornes. A chaque fois qu'il faisait le tour, le ruban se déplaçait, et alors il recommençait. Après la troisième tentative, il dit à son fils: "Blain, tiens ce ruban en place".

            Alors Blain, un jeune homme de dix-huit ans, mit ses mains pour retenir le ruban. Frère Branham se tenait là, sans bouger. Et cette Présence vint: Whoooooosh! Et Bud dit: "Elles ont quarante-deux pouces!" Au son de cette voix, frère Branham me toucha le bras et dit: "Ca y est". C'était terminé.

            Voilà les mains de ce garçon de dix-huit ans, les cornes de quarante-deux pouces, je me tenais là avec ma chemise verte, j'avais attendu seul, l'ours grizzly était étendu là, tué d'un seul coup, exactement comme la vision. Elle s'était accomplie à la lettre.

 

 

 

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(1) - Tiré de son témoignage: I am a witness, Cloverdale, B.C., 1976

(2) - Dieu confirmant Sa Parole, Jeffersonville, 16 août 1964.

 

 

 

 

 

 

 

 Suite...

 

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